Burundi : signature de contrat pour la construction de la ligne de transport d’énergie Kamanyola-Bujumbura et du poste de Bujumbura, financée par la…

Source: African Development Bank Group

Le ministre burundais de l’Hydraulique, de l’Énergie et des Mines, Ibrahim Uwizéyé, le responsable-pays de la Banque africaine de développement au Burundi, Daniel Ndoye, et l’ambassadeur de l’Union européenne au Burundi, Claude Bochu, ont assisté, jeudi 2 décembre à Bujumbura, à la signature du contrat permettant à l’entreprise KEC International de démarrer les travaux de construction de la ligne de transport d’énergie Kamanyola-Bujumbura et du poste de Bujumbura.

Le contrat a été signé d’une part, par le directeur général de la Régie de production et de distribution d’eau et d’électricité (REGIDESO) du Burundi, Jean Albert Manigomba et, d’autre part, par le représentant de l’entreprise KEC International, SarveshKumar Gupta.

Les travaux qui dureront dix-huit mois, permettront notamment de construire une ligne de transport d’énergie de 220 kilovolts (kV) de 80 kilomètres reliant Kamanyola et Bujumbura et un poste de 220/110/30 kV dans la capitale économique du Burundi.

Le gouvernement du Burundi a reçu un financement d’un montant total de 30,70 millions d’euros, dont 15,70 millions d’euros de la Banque africaine de développement et 15 millions d’euros de l’Union européenne, pour réaliser le Projet multinational d’interconnexion des réseaux électriques des pays des lacs équatoriaux du Nil (PMIREL-PLEN) – composante ligne électrique Kamanyola-Bujumbura et du poste associé.

Le projet vise à améliorer les conditions de vie de la population et à renforcer la qualité du cadre de développement économique et social de la région, ainsi que du pays, par un accès accru à l’électricité à un coût abordable pour la population grâce à la hausse des échanges transfrontaliers d’énergie électrique.

Les financements de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne augmenteront la quantité d’électricité disponible. Ils contribueront à réduire le coût moyen de production d’électricité et favoriseront l’accès de la population à l’énergie.

La ligne de transport d’énergie servira notamment à évacuer la production d’énergie de la future centrale hydroeléctrique régionale de Ruzizi III sur la rivière Ruzizi à la frontière entre la RD Congo et le Rwanda vers le Burundi et permettra de fournir 400 gigawattheures par an au pays. Au moins 430 000 personnes auront potentiellement accès à l’électricité grâce à ce projet.

La Banque africaine de développement et l’Union européenne ont toujours soutenu le Burundi dans les projets d’interconnexion des réseaux électriques régionaux, en permettant le renforcement de la coopération, l’intégration régionale et la réduction des coûts de l’énergie grâce aux échanges transfrontaliers d’électricité.

Le soutien de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne s’inscrit dans le cadre des priorités stratégiques du Burundi et des deux institutions.

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Conférence économique africaine 2021 : réformes et allègement de la dette devraient être au centre des initiatives pour sortir l’Afrique de la phase…

Source: African Development Bank Group in French

Les pays africains devraient mener des réformes économiques cruciales et de gouvernance pour permettre au continent de sortir de la crise historique provoquée par la pandémie de Covid-19, ont estimé, le 4 décembre dernier, des experts participant à la Conférence économique africaine 2021.

Chercheurs, spécialistes du développement et responsables politiques, réunis à la fois à Sal, au Cabo Verde, et en visioconférence, ont présenté leurs travaux de recherche sur les grands défis de l’Afrique : une dette croissante et la pandémie de Covid-19.

« Les prochaines années seront déterminantes pour notre continent, a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Finances du Cabo Verde, Olavo Correia, lors de la cérémonie de clôture de la conférence. Avec ses richesses et ses capacités, les populations africaines ne devraient pas vivre dans une telle pauvreté. Nous devons prendre les bonnes décisions pour lutter contre l’extrême pauvreté. »

Les chercheurs ont identifié trois domaines essentiels nécessitant une attention particulière : le capital humain, les institutions et les infrastructures. Ils ont souligné le rôle déterminant du secteur privé dans le développement du continent à travers les résultats de leurs dernières études sur les systèmes financiers du continent. Ils ont insisté sur la nécessité d’engager des réformes et sur une plus grande intégration monétaire et des marchés de capitaux.

La Conférence s’est tenue sur le thème : « Financement du développement de l’Afrique post-Covid-19 ». Le président du Cabo Verde, José Maria Neves, a lancé un appel pressant en faveur de l’accès universel aux vaccins, surtout après la découverte du nouveau variant Omicron.

« Nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge, a constaté Éric Ogunleye, conseiller de l’économiste en chef de la Banque africaine de développement. Il est urgent de combler l’énorme déficit de financement afin que la reconstruction post-Covid-19 soit plus ambitieuse, plus grande, meilleure et durable ».

Selon les économistes qui se sont exprimés à la clôture de la conférence, de nombreux pays africains risquent de connaître des défauts de paiement si l’initiative de suspension du service de la dette du G20 n’est pas prorogée cette année. Le risque majeur est que les pays ne puissent emprunter et rembourser leurs dettes avec un ratio d’endettement de 70 à 75 %, a alerté Falilou Fall, responsable adjoint de la Division des études nationales à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Pour Bartholomew Armah, directeur de la Division macroéconomique et gouvernance de la Commission économique pour l’Afrique, il faudrait de nouvelles stratégies de financement de la relance en Afrique du fait de la pandémie, y compris au niveau des ressources nationales, et une refonte du système de financement mondial.  « Nous devons redéfinir la cible des ressources financières » issues des droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international, a-t-il souligné.

Pour certains experts, l’autre solution réside dans la  ressource la plus précieuse de l’Afrique : sa jeunesse. Pour Ahunna Eziakonwa, administratrice assistante et directrice régionale pour l’Afrique du Programme des Nations unies pour le développement, il est important d’investir dans la nouvelle génération, qui connaît la croissance démographique la plus rapide en Afrique.

« Nous devons surfer sur la confiance des jeunes, a-t-elle suggéré. La capacité de l’Afrique à sortir de la pauvreté et des inégalités repose sur la jeunesse. L’Afrique devrait imaginer un avenir où les ressources nationales représenteraient la majorité des investissements de développement. Cela nécessiterait une action urgente et coordonnée pour mettre fin aux 90 milliards de dollars de flux financiers illicites qui quittent le continent chaque année. »

La Conférence économique africaine 2021 était organisée par la Banque africaine de développement, la Commission économique pour l’Afrique et le Programme des Nations unies pour le développement. Plusieurs hauts responsables ont pris part à cette conférence, parmi lesquels la secrétaire générale adjointe des Nations unies, Amina Mohammed, le ministre nigérian des Finances, du Budget et de la Planification nationale, Zainab Ahmad, le ministre des Finances de la République démocratique du Congo, Nicolas Kazadi, et le prix Nobel d’économie 2007, Roger Myerson.

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L’Afrique en quête d’alternatives pour une transition énergétique juste

Source: African Development Bank Group in French

L’Afrique n’est responsable que de 3,8% des émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde. Elle est presque dans une situation de neutralité carbone. Pourtant, le continent peut jouer un rôle très important dans la réalisation des objectifs de réduction des émissions à l’échelle globale et pourrait tirer meilleur profit de la dynamique de transition vers des énergies propres en optant pour des choix appropriés au contexte local. C’est la conviction de panélistes intervenant, le 10 novembre dernier, à une rencontre-débat, organisée par le Groupe de la Banque africaine de développement, en marge du 26ème sommet annuel de l’ONU sur le climat (COP26), tenu à Glasgow, du 31 octobre au 12 novembre.

Selon Gareth Phillips, responsable pôle Climat et environnement au sein de la Banque africaine de développement, l’Afrique a un énorme potentiel d’énergies vertes à exploiter. « C’est le moment pour les pays africains de trouver des pistes en vue de garantir un avenir plus propre et pourquoi pas devenir des exportateurs-nets de ces énergies vers l’Europe ».  

Rashid Ali Abdallah, directeur exécutif de la Commission africaine de l’énergie (AFREC), qui intervenait dans ce panel sur le thème, « vers une transition énergétique propre : contexte, politiques et stratégies », estime que les pays africains devraient contribuer autrement aux efforts de réduction des émissions à l’échelle internationale.

« Quand on dénombre 900 millions de personnes en Afrique, qui n’ont pas accès à une énergie propre pour cuisiner et 600 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’électricité, on se rend compte que le continent est déjà dans la situation de neutralité carbone ». Il faut, d’après lui, repenser le concept de transition énergétique en Afrique pour qu’il soit adapté au contexte local et juste pour tous les pays.

Cette transition vers une énergie propre veut dire moins de dépendance aux énergies fossiles, bien que la consommation du pétrole dans le continent soit estimée à seulement 9% et que seulement 3% du pétrole est utilisé dans le secteur du transport, supposé être le secteur le plus polluant sur le continent.

Les conférenciers ont aussi évoqué le gaz naturel comme énergie de transition. Déjà utilisé pour produire de l’électricité dans les pays de l’Afrique du Nord, il pourrait aider à l’accomplissement du processus de transition énergétique sur tout le continent.

« Ce gaz, mieux accepté écologiquement parlant, pourrait être une solution pour l’industrie et la cuisson propre dans les pays africains », estime Dr Arron Tchouka Singhe, en charge du secteur pétrolier au Centre africain des ressources naturelles de la Banque africaine de développement.

Dr Singhe a fait remarquer également qu’une transition juste « doit aider l’Afrique à mettre fin à la pauvreté et à atteindre les Objectifs de développement durable des Nations unies en 2030, et ceux fixés par l’Union africaine dans sa vision 2063 ». Pour lui, en Afrique, il faudrait plutôt parler “des voies de développement à bas carbone” » que de « transition énergétique », car la plupart des pays africains sont déjà dans la situation du net-zéro concernant les émissions de carbone.

Selon Maximilian Jarrett, manager du Programme-Afrique auprès de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), avant de parler de la transition énergétique en Afrique, il faut d’abord résoudre le problème d’accès à l’énergie et considérer le contexte local pour trouver le juste équilibre et orienter les investissements vers les secteurs prioritaires. « Il faut garantir que la vision 2063 soit possible et réalisable », estime -t-il.

La transition énergétique implique aussi, selon les panélistes, des approches intégrées qui offrent aux pays des options concernant l’exploitation de leurs potentiels en ressources pétrolières et minérales.

Dans ce contexte, il est possible pour les pays africains de produire de l’hydrogène à partir du gaz naturel et d’opter pour des technologies innovantes de captage, de stockage et d’utilisation du carbone afin d’exploiter leurs ressources naturelles d’une manière écologique. L’Afrique dispose, en plus du pétrole et du gaz naturel, d’importantes quantités d’autres ressources, parmi lesquelles des ressources forestières et minérales, des terres arables et des ressources hydrauliques.  

Ces ressources en l’occurrence les minéraux de batteries comme le lithium et le cobalt, devraient être exploitées pour soutenir la transition énergétique mondiale et le développement durable de l’Afrique tout en maintenant la neutralité carbone, et en assurant la sécurité alimentaire, ainsi que la sécurité en eau et en énergie aux populations.

Pour Callixte Kambanda, chef de Division des politiques énergétiques à la Banque africaine de développement, le développement à bas carbone en Afrique devrait se traduire par l’accès pour tous à une énergie propre, disponible et abordable pour les besoins domestiques, commerciaux et industriels.

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Tchad : la Banque africaine de développement accorde un prêt de 18 millions d’euros pour le projet de centrale solaire de Djermaya, un projet phare…

Source: African Development Bank Group

La Banque africaine de développement a signé, mardi les accords de financement pour un prêt de 18 millions d’euros pour le financement de la centrale solaire de Djermaya, qui constitue un projet phare de l’initiative « Desert to power ».

« La Banque africaine de développement a déployé divers instruments de financement pour ce projet, a expliqué Walé Shonibare, directeur du Département des solutions financières énergétiques à la Banque. Elle a mobilisé des financements de Proparco et du Fonds des infrastructures pour l’Afrique émergente (Emerging Africa Infrastructure Fund) ainsi que des fonds concessionnels du Fonds africain pour les énergies renouvelables (SEFA) pour soutenir la phase de développement et procurer une assistance technique à la compagnie d’électricité du Tchad pour le stockage de l’énergie. La Banque a également déployé une garantie partielle de risque afin d’attirer les investissements privés et mobiliser des acteurs tels que Power Africa afin de soutenir la phase de développement du projet. »

La centrale solaire photovoltaïque de Djermaya, dotée d’une capacité de production de 34 mégawatts et de stockage de quatre mégawattheures, sera construite à 30 kilomètres au nord de N’Djamena, la capitale du Tchad. L’infrastructure d’interconnexion comprend une ligne d’évacuation de 33 kilovolts (kV), de 18 kilomètres et deux transformateurs 33/90kV à la sous-station de Lamadji.

« Ce projet mené dans le cadre de l’initiative Desert to Power, initiée par la Banque africaine de développement, est un projet phare et pionnier à plusieurs égards, a déclaré Kevin Kariuki, vice-président de la Banque, chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte. C’est la première centrale solaire au Tchad, la première infrastructure de stockage d’électricité et aussi le premier partenariat public-privé sous forme de producteur indépendant d’électricité dans le pays. Ce modèle d’intervention pourra être reproduit dans d’autres pays du Sahel afin d’y attirer les investissements indispensables dans le secteur de l’électricité et accélérer la transition vers l’énergie propre. »

Le projet, qui est soutenu par le gouvernement tchadien, contribuera à la soutenabilité du secteur électrique au Tchad en réduisant les coûts de production et représentera 10% de l’énergie fournie au système interconnecté. Au moins 25 000 personnes seront raccordées au réseau. La société Djermaya CDEN Energy a signé un accord d’achat d’électricité, pour une durée de vingt ans, avec la Société nationale d’électricité du Tchad.

Le projet est en ligne avec les engagements du pays dans le cadre des contributions déterminées à l’échelle nationale (CDN). Il permettra la diversification du mix énergétique en introduisant des énergies renouvelables dans un système de production thermique fonctionnant avec des combustibles fossiles, réduisant ainsi les émissions carbones de 38 000 tonnes de CO2 par an.     

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Forum régional de la société civile 2021 – Afrique de l’Ouest

Source: African Development Bank Group

Quoi ?        Forum régional de la société civile – Afrique de l’Ouest

Qui ?          Division de la société civile et de l’engagement communautaire de la Banque africaine de développement

Quand ?     Mercredi 8 décembre 2021, de 9h à 13h (GMT)

Où ?            En visioconférence

La Division de la société civile et de l’engagement communautaire de la Banque africaine de développement organise, le 8 décembre prochain, en visioconférence, le premier forum de la société civile dédié à la région de l’Afrique de l’Ouest sur le thème : « Accélérer l’intégration physique régionale en Afrique de l’Ouest à travers des efforts coordonnés entre la Banque africaine de développement et la société civile ».

Cet évènement s’inscrit dans le cadre d’une série de forums régionaux organisés cette année sur le thème central : « Engager la société civile dans la construction d’économies résilientes après le Covid-19 ».  Développant chacun un sous-thème spécifique, ils remplacent, cette année, le forum annuel de la société civile, habituellement organisé par la Banque à l’échelle du continent.

Le forum réunira des organisations de la société civile et d’autres acteurs non étatiques, des représentants de gouvernements et de la communauté économique régionale d’Afrique de l’Ouest. Il permettra d’échanger sur la contribution de la société civile à l’accélération de l’intégration régionale et à la construction d’économies résilientes post-Covid-19 dans la région.

Pour rejoindre l’évènement, veuillez cliquer ici.

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Intégration régionale : les présidents de la Mauritanie et du Sénégal posent la première pierre du pont de Rosso entre les deux pays

Source: African Development Bank Group

Le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et le président du Sénégal, Macky Sall, ont lancé, ce jour, les travaux de construction du pont de Rosso qui reliera les deux pays voisins.

Le vice-président chargé du Complexe du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation de la Banque africaine de développement, Solomon Quaynor, l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal (UE), Irène Mingasson et le représentant de la Banque européenne d’investissement (BEI), Ramon Ynaraja, étaient également présents à la cérémonie.

Le pont, qui enjambera le fleuve Sénégal sur 1,5 kilomètre, assurera une circulation fluide entre le sud de la Mauritanie et le nord du Sénégal. Il devrait permettre de réduire les temps de trajet et de baisser les coûts de transport. Il fera également progresser les échanges commerciaux le long des corridors transafricains Tanger-Lagos et Alger-Dakar, renforçant ainsi l’intégration entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb.

« Intégrer, développer et faire la différence dans le quotidien des populations, ce sont trois ambitions que nous voulons réaliser avec le pont de Rosso, pour en faire un véritable trait d’union entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb, a affirmé, dans son allocution, le vice-président de la Banque africaine de développement, Solomon Quaynor. 41 millions d’euros ont ainsi été mobilisés par la Banque africaine de développement pour réduire de plus de 80% la durée du trajet, tripler environ le commerce transfrontalier et baisser considérablement le coût de transport. Avec le pont Sénégambie que nous avons financé, le pont de Rosso vient compléter le seul maillon manquant des corridors Tanger-Lagos et Alger-Dakar. C’est un bel exemple de coopération avec nos partenaires, l’UE et la BEI ».

Mme Irene Mingasson a déclaré : « Forte de son expérience, l’Union européenne est convaincue de la nécessité d’appuyer l’intégration régionale ouest-africaine et continentale. Le pont de Rosso est un emblème de cette ambition portée par deux pays mais attendue aussi par leurs voisins, dans la région et au Maghreb, et au-delà en Europe. Construire un pont, c’est un acte fort, une projection vers demain, presque un rêve, d’optimisme et de résolution à renforcer toutes les facettes d’une relation, économique, commerciale, sociale et humaine. Participer à la réalisation de cette ambition est une évidence pour la Team Europe, qui s’investit profondément tant au niveau politique qu’au niveau des investissements qui faciliteront la circulation des personnes et des biens, le développement des entreprises, la mobilité et le dynamisme économique. A l’instar de ce pont de Rosso, la reconstruction de la route Nouakchott-Bombri, à quelques kilomètres d’ici, fait progresser l’axe Nouakchott-Dakar, au bénéfice des populations. »

« Le renforcement des transports transfrontaliers est essentiel pour le commerce, l’activité économique et la cohésion sociale. La Banque européenne d’investissement est heureuse de soutenir cette liaison de transport prioritaire, en partenariat avec le Sénégal, la Mauritanie, la Banque africaine de développement et l’Union européenne. Le projet du pont de Rosso facilite la coopération internationale et renforce le commerce transafricain. En promouvant le développement du secteur privé (notamment agricole), le projet favorise le maintien et la création d’emplois, et de ce fait contribue à lutter contre la pauvreté », a ajouté Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI.

Le coût total du projet est d’environ 88 millions d’euros. Il est composé d’un don de 20 millions d’euros de l’UE et deux prêts d’environ 41 millions d’euros de la Banque africaine de développement en faveur des deux pays et de 22 millions d’euros de la BEI. Une enveloppe qui couvre également les aménagements et équipements sociaux-économiques ainsi que les mesures de facilitation du commerce. Le restant des financements est assuré par des fonds de contrepartie engagés par les deux Etats.

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Esther Duflo, lauréate du prix Nobel d’économie 2019, donnera une conférence au Kofi Annan Eminent Speakers, édition 2021

Source: African Development Bank Group in French

Quoi ?        Conférence 2021 des Eminent Speakers Kofi Annan

Qui ?           Institut africain de développement, Groupe de la Banque africaine de développement

Quand ?      Lundi 13 décembre 2021, de 14h à 16h (GMT)

Où ?             En visioconférence

Esther Duflo, lauréate du prix Nobel d’économie en 2019 et professeure au Massachusetts Institute of Technology, prononcera, le 13 décembre prochain, une conférence dans le cadre de la série de conférences Kofi Annan Eminent Speakers 2021, organisée par l’Institut africain de développement, le centre de recherche du Groupe de la Banque africaine de développement.

Le thème de cette conférence est le suivant : « Économie utile pour des temps plus chauds : comment relever nos défis liés au changement climatique. »

La conférence se déroulera en présence du président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina, et du professeur Kevin Urama, vice-président de l’institution,  chargé de la Gouvernance économique et de la Gestion des connaissances.

Esther Duflo est titulaire de la chaire Abdul Latif Jameel de lutte contre la pauvreté et professeure d’économie du développement au département d’économie du Massachusetts Institute of Technology. Cofondatrice et codirectrice du Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab, elle s’intéresse dans ses recherches à la vie économique des personnes pauvres pour aider à concevoir et à évaluer les politiques sociales. Elle a également travaillé sur la santé, l’éducation, l’inclusion financière, l’environnement et la gouvernance.

Pour vous inscrire cliquez ici, ou suivez la cérémonie en direct via les liens ci-dessous

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Africa Investment Forum : l’édition 2021 est reportée jusqu’à nouvel ordre

Source: African Development Bank Group in French

À l’issue des consultations menées avec le gouvernement de la Côte d’Ivoire et le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement, l’édition 2021 de l’Africa Investment Forum, prévue du 1er au 3 décembre à Abidjan, est reportée jusqu’à nouvel ordre.

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi A. Adesina, a déclaré : « L’Africa Investment Forum est le premier marché de l’investissement en Afrique. Plusieurs milliards de dollars de projets d’investissement étaient programmés lors des boardrooms (salles de transactions) avec les promoteurs de projets et les investisseurs à l’occasion de cette édition de l’Africa Investment Forum. Malheureusement, avec l’augmentation des restrictions de voyage à l’échelle mondiale en raison de la variante Covid-19 appelée Omicron, et les inquiétudes accrues en matière de santé et de sécurité, il est nécessaire, à regret, de reporter l’événement. La santé et la sécurité de chacun passe avant toute autre considération. »

Le Groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement de la Côte d’Ivoire souhaitent remercier les participants et les délégations qui étaient attendus sur place, et se réjouissent à l’idée d’accueillir l’événement à une date ultérieure.

Nous regrettons sincèrement tous les désagréments subis par nos estimés et attendus chefs d’État et de gouvernement, participants, sponsors de projets, investisseurs et délégations gouvernementales. Nous tenons à remercier tous les participants, investisseurs et promoteurs de projets pour l’excellent travail préparatoire qu’ils ont accompli.

Le Groupe de la Banque africaine de développement et les partenaires de l’Africa Investment Forum sont redevables au président de la République, S.E.M Alassane Ouattara, et au gouvernement de la Côte d’Ivoire pour leur soutien exceptionnel et gracieux.

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Sénégal : la Banque africaine de développement accorde plus de 108 millions d’euros au Programme d’appui à l’accélération industrielle, à la…

Source: African Development Bank Group

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi à Abidjan, l’octroi d’un prêt de 108,36 millions d’euros au Sénégal pour contribuer au financement du Programme d’appui à l’accélération industrielle, à la compétitivité et à l’emploi (PAAICE).

Le soutien financier se compose de deux prêts : le premier de 96,1 millions d’euros de la Banque africaine de développement, et le second de 12,26 millions d’euros issus du Fonds africain de développement, son guichet de financement concessionnel.

Le programme, dont l’exécution est prévue jusqu’en 2025, bénéficiera également d’une contribution de cinq millions d’euros du gouvernement du Sénégal.

L’objectif du PAAICE est de soutenir la relance économique, l’accélération de l’industrialisation et la création d’emplois au Sénégal en améliorant la compétitivité des chaînes de valeur, la productivité et l’adoption de technologies matérielles et organisationnelles, l’accès au financement et le développement du secteur privé.

Le programme est structuré autour des quatre piliers : renforcer la compétitivité du secteur privé ; améliorer l’accès au financement pour les micro, petites et moyennes entreprises ; stimuler les gains de productivité et d’accès à la technologie ; et promouvoir l’investissement privé.

Selon la directrice générale de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest, Mme Marie-Laure Akin-Olugbade, « il s’agit d’un programme focalisé sur des résultats forts qui accélèrent le développement du secteur privé et des dimensions clés de la compétitivité ».

Le programme s’inscrit dans le cadre global de la relance post-Covid-19 de l’économie sénégalaise, tout en œuvrant pour l’accélération de la transformation structurelle impulsée par le Plan Sénégal Émergent (PSE).

Le programme bénéficiera aux porteurs de projets, aux très petites et moyennes entreprises, aux auto-entrepreneurs, y compris les acteurs du secteur informel, qui représentent plus de 90% du tissu économique sénégalais, et dont une grande partie sont des jeunes et des femmes.

« Ce programme témoigne de l’engagement de la Banque africaine de développement à accompagner le Sénégal dans son industrialisation et la création d’emplois. Il est en parfaite cohérence avec les projets d’infrastructures financés par la Banque pour soutenir la compétitivité et l’intégration régionale du Sénégal », a déclaré le représentant de la Banque africaine de développement au Sénégal, M. Mohamed Cherif.

Le Programme d’appui à l’accélération industrielle, à la compétitivité et à l’emploi est aligné sur le Document de stratégie pays (DSP 2021-2025) de la Banque pour le Sénégal, qui est lui-même aligné sur le Plan Sénégal Émergent (PSE), dont la composante n°2 vise « l’accroissement de la résilience de l’économie à travers la transformation agricole et le développement industriel ». Il est également aligné sur les « High 5 » de la Banque africaine de développement, en particulier la priorité stratégique qui vise à « industrialiser l’Afrique ».

Le 31 octobre 2021, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement au Sénégal comprenait 29 opérations pour un engagement total de 1,5 milliard d’Unités de compte (environ 1238 milliards de francs CFA). Le portefeuille du secteur public comprend 23 opérations évaluées à 1,38 milliards d’Unités de compte (87% du total des engagements).

Les financements couvrent les secteurs suivants : transport (32%), finance (30%), agriculture (13%), eau et assainissement (9%), gouvernance (5%), social (5%), TIC (3,8%) et énergie (2,2%).

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RD Congo : la Banque africaine de développement accorde 99 millions de dollars pour l’aménagement de la route Bukavu-Goma

Source: African Development Bank Group

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi à Abidjan, l’octroi de 99,39 millions de dollars américains à la République démocratique du Congo pour la réalisation de la phase I, entre Bukavu et Nyamukubi, du Projet d’aménagement de la route Bukavu-Goma.

L’appui financier se compose d’un don de 52,07 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque, et d’un prêt de 47,32 millions de dollars, issu de la Facilité d’appui à la transition.

Le projet a un double objectif de désenclavement des provinces du Nord et du Sud–Kivu et de réduction de la pauvreté dans ces provinces. Il vise notamment à améliorer le niveau de services de la chaîne logistique de transport sur l’axe routier entre Bukavu et Goma ainsi que les conditions de vie des populations de la zone d’intervention du projet.

Les travaux à réaliser comprennent l’aménagement de la section Bukavu-Nyamukubi sur l’axe routier Bukavu-Goma et de quelques voiries structurantes et bretelles de la route nationale n°2 (RN2) dans la ville de Bukavu pour un total de 117 kilomètres, ainsi que la réhabilitation des infrastructures connexes dans la province du Sud-Kivu. Cette province est fortement enclavée en raison de l’état de dégradation de son réseau routier.

Le secteur primaire, qui comprend l’agriculture, l’élevage et les mines, constitue les principales activités de cette province. L’agriculture demeure la branche dominante tandis que l’activité extractive représente 12,4%. Les infrastructures rurales connectées à la RN2 favoriseront le développement local et faciliteront les échanges commerciaux et le déplacement des personnes et des biens dans des conditions acceptables.

Le projet devrait bénéficier, de façon directe ou indirecte, à quelque 40% des ménages ruraux de la province du Sud–Kivu, soit 400 000 familles au total. En bénéficieront également les promoteurs des services d’appui à la production (artisans, associations de services, transporteurs, collecteurs, etc.), les cadres techniques des ministères dans le territoire ainsi que les organisations non gouvernementales actives dans la zone d’intervention du projet. Ainsi, en plus de l’importante population féminine et des jeunes de moins de 20 ans, les collectivités locales et les opérateurs économiques tireront aussi profit de la construction des infrastructures de base et de la relance des activités économiques.

La zone d’intervention du projet inclut également la route d’accès au Centre de recherche agronomique ultramoderne appelé « Campus de recherche de l’IITA Président Olusegun Obasanjo ». L’objectif de contribuer à la lutte contre la faim et la malnutrition passe par l’accès de la population à une alimentation saine basée sur la biodiversité, notamment les aliments frais. Ce centre permettra d’assurer l’autonomie alimentaire aux populations de la région, voire au-delà, en tant que plus grand centre international de recherche agricole en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs.

Le 30 septembre 2021, le portefeuille actif de la Banque africaine de développement en République démocratique du Congo comptait 32 opérations pour un montant total de 1,57 milliard de dollars.

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