Indisponibilité temporaire de la connexion aux e-démarches fiscales entreprises

Source: Switzerland – Canton Government of Geneva in French

Les prestations en ligne nécessitant un accès via un compte “e-démarches” sont temporairement indisponibles.

Les e-démarches fiscales pour les entreprises connaissent depuis ce matin des perturbations consécutives à un dysfonctionnement technique, en particulier après la connexion.

Si vous rencontrez des difficultés, n’hésitez pas à contacter la hotline au 0840 235 235.

Nos services travaillent activement à la résolution du problème.

Nous vous prions d’accepter toutes nos excuses pour le désagrément et vous remercions de votre compréhension.

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Des cas de loque réapparaissent sur la rive gauche du canton de Genève

Source: Switzerland – Canton Government of Geneva in French

Trois foyers de loque européenne et un foyer de loque américaine ont été découverts sur le secteur de la Rive Gauche du canton depuis le début du printemps 2022. Des mesures temporaires d’interdiction de déplacement des ruchers ont notamment été prises dans un rayon de 1 à 2 km autour de ces différents foyers, touchant plus particulièrement les communes de Vandoeuvres, Cologny, Thônex, Choulex, Puplinge et Hermance. Ces deux formes de loque sont des maladies bactériennes très contagieuses qui touchent le couvain des abeilles, sans danger pour l’Homme.

La législation cantonale prévoit le contrôle de chaque rucher genevois tous les 3 ans. C’est à l’occasion de l’un de ces contrôles qu’un premier foyer de loque américaine a été diagnostiqué sur la commune de Vandoeuvres. L’enquête épidémiologique qui s’en est suivie a permis de mettre au jour, durant le mois suivant, trois foyers supplémentaires de loque européenne des communes allant de Hermance à Chênes-Bougeries.

Ces deux épizooties du couvain des abeilles, sont très contagieuses par contact direct entre les abeilles mais également via les cadres de ruches et ustensiles apicoles, et peuvent décimer des ruchers entiers. De ce fait, la réglementation fédérale prévoit la mise en place de mesures sanitaires par le service vétérinaire cantonal afin de protéger la filière apicole, à commencer par l’élimination des ruches contaminées.

Pour le canton de Genève, ces mesures restrictives concernent les ruchers présents dans un cercle de de 1 km et 2 km, respectivement autour des foyers de loque européenne et américaine, et se déclinent ainsi :

  • Il est interdit d’offrir, de déplacer et d’introduire des abeilles ou des rayons. Les ustensiles ne peuvent être transportés dans un autre rucher qu’après avoir été nettoyés et désinfectés.
  • Les déplacements et l’introduction d’abeilles à l’intérieur de la zone d’interdiction sont soumis à autorisation du vétérinaire cantonal.

Les apiculteurs concernés par ces mesures ont été informés par courrier de leur mise en place. Quant à la levée, dépendant des résultats de l’enquête, elle n’interviendra pas avant 30 jours.

Tout apiculteur, amateur ou professionnel, non enregistré a l’obligation d’annoncer ses ruchers dans les plus brefs délais auprès du service de la consommation et des affaires vétérinaires :  formulaire d’annonce

La dernière épidémie « loqueuse » de cette ampleur, observée à Genève, remonte à 2019 et concernait la région ouest du Canton.

La maladie ne présente pas de danger pour l’homme.

 
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Les gouverneurs de la Banque africaine de développement demandent instamment que les droits de tirage spéciaux du FMI soient acheminés par l’…

Source: African Development Bank Group in French

Le Royaume-Uni pourrait transférer une partie de ses droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international à l’Afrique par le biais de la Banque africaine de développement, a annoncé mercredi à Accra, Vicky Ford, ministre britannique pour l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes.

« Je vais être très claire, le Royaume-Uni aimerait transférer une partie de ses DTS à l’Afrique par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement », a déclaré Mme Ford lors des Assemblées annuelles 2022 du Groupe de la Banque africaine de développement à Accra (23-27 mai). « Nous saluons les efforts de la Banque pour développer des options pour ces DTS », a ajouté Mme Ford.

Elle s’exprimait lors d’un séminaire de réflexion organisé par la Banque africaine de développement pour promouvoir une initiative visant à habiliter les banques multilatérales de développement à servir de canaux pour les DTS réalloués.

Les DTS sont un actif de réserve international – et non une monnaie – par lequel le Fonds monétaire international complète les réserves officielles des États membres.

Le séminaire, intitulé, « Lever les barrières autour de l’utilisation des DTS pour soutenir le développement durable de l’Afrique » a permis de discuter d’une proposition visant à canaliser les DTS réalloués via les banques multilatérales de développement.

Actuellement, le Fonds pour la réduction de la pauvreté et la croissance du FMI et son Fonds pour la résilience et la durabilité, qui a été récemment approuvé, sont les seuls canaux de réallocation des DTS.

La Banque africaine de développement a travaillé avec d’autres banques multilatérales de développement pour rallier le soutien des dirigeants des pays en développement et des pays développés à sa proposition de canaliser les DTS par le biais des banques multilatérales de développement.

Ont également participé à la discussion, aux côtés de la ministre britannique, Kenneth Ofori-Atta, ministre des Finances du Ghana et président en exercice du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement, Amadou Hott, ministre de l’Économie, de la Planification et de la Coopération internationale du Sénégal, Nicolas Kazadi, ministre des Finances de la République démocratique du Congo et Admassu Tadesse, président émérite et directeur général du Groupe Trade and development Bank (TDB).

 « Nous avons aujourd’hui une occasion unique, avec ces DTS, de changer les choses, et c’est très important, car il ne s’agit plus seulement de développement ou de réduction de la pauvreté. Il s’agit également des défis climatiques, et si nous ne réussissons pas à faire bouger les choses pour l’Afrique, nous sommes tous perdus », a déclaré M. Kazadi.

 « L’Afrique doit accélérer son développement, a ajouté le ministre Hot. Nous ne pouvons pas nous contenter de faire de petites choses chaque année et prendre 100 ans pour faire quelque chose que nous aurions dû faire il y a 10 ans, car à ce rythme, nous serons encore là dans 30 ans à parler des mêmes choses », a-t-il poursuivi avant d’ajouter : « Avec l’allocation de DTS, nous avons montré qu’il existe un instrument dont le coût est quasiment nul pour les pays développés et qui permet d’aider les pays en développement. »

Dans sa déclaration d’ouverture, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a affirmé : « Fournir ces DTS également par le biais des banques multilatérales, changera la donne pour accélérer le développement des pays. »

Le président Adesina a donné plusieurs raisons de soutenir l’option des banques multilatérales de développement.

« Nous sommes une véritable machine à produire des effets de levier. Voilà ce que sont les banques multilatérales de développement », a souligné M. Adesina. Il a déclaré que les DTS et leur effet de levier pourraient être utilisés pour fournir des capitaux et des financements supplémentaires aux banques régionales de développement africaines, et pour accorder des prêts concessionnels aux pays.

Canaliser les DTS vers les banques multilatérales de développement favoriserait également la complémentarité entre les institutions de développement et le FMI, a souligné le président de la Banque africaine de développement. « Le FMI se concentrera sur la stabilisation macroéconomique et fiscale, le domaine dans lequel il dispose d’un avantage comparatif, tandis que les banques multilatérales de développement se concentreront sur les programmes sectoriels et les politiques sectorielles, a-t-il indiqué. C’est notre raison d’être. Nous serons alors en mesure de veiller à ce que les DTS donnent des résultats probants sur le terrain. »

En août 2021, le FMI a approuvé la plus importante allocation de DTS de son histoire- 456,5 milliards de DTS, soit l’équivalent de 650 milliards de dollars – pour renforcer les réserves mondiales et favoriser la reprise économique après la pandémie de Covid-19.

La quote-part de 5 % de l’Afrique dans cette allocation s’élevait à 33 milliards de dollars. Les dirigeants africains considèrent que cette fraction de l’allocation globale est insuffisante pour répondre aux besoins de leurs pays. En effet, les réponses sanitaires et sociales à la pandémie ont fait exploser la dette dans toute l’Afrique. Dans le même temps, les mesures sanitaires mises en place pour contrer la propagation de la maladie ont ralenti l’activité économique.

En avril 2021, le Groupe des 20 (G20) s’est engagé à réallouer 100 milliards de dollars aux pays les plus vulnérables. La plupart de ces pays se trouvent en Afrique et en Amérique latine. Depuis lors, certains pays se sont engagés publiquement à réallouer leurs DTS, notamment le Royaume-Uni, la France et la Chine.

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La relance de l’Afrique reste inégale et requiert davantage de ressources, selon un rapport de la Banque africaine de développement

Source: African Development Bank Group in French

Un rapport de la Banque africaine de développement publié, jeudi, à Accra, montre que l’institution a joué un rôle essentiel en 2021, en réalisant des investissements opportuns qui aident des millions d’Africains à surmonter les défis sans précédent causés par la pandémie de Covid-19.

Publiée chaque année depuis 12 ans, la Revue annuelle de l’efficacité du développement analyse le rôle de la Banque dans le développement de l’Afrique. Elle examine les réalisations de la Banque dans le cadre des « High 5 », les priorités stratégiques de l’institution : « éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », « nourrir l’Afrique », « industrialiser l’Afrique », « intégrer l’Afrique » et « améliorer la qualité de vie des populations en Afrique ».

Intitulée « Remettre l’Afrique sur la voie du développement », l’édition 2022 du rapport note que le Groupe de la Banque africaine de développement a poursuivi ses projets en 2021 malgré les fermetures, les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et le marasme économique mondial. Sur l’ensemble du continent, les investissements de la Banque ont permis d’élargir l’accès à l’électricité, d’améliorer les conditions de transport, de stimuler la productivité agricole, de favoriser l’industrialisation et d’intégrer les régions.

Toutefois, selon le rapport, la reprise économique reste inégale et fragile, même si l’assouplissement des restrictions imposées par le Covid-19 a remis de nombreuses régions du continent sur une trajectoire de croissance. Le rapport estime que les vulnérabilités persistantes et les nouvelles mesures sanitaires ont fait basculer 30 millions d’Africains supplémentaires dans l’extrême pauvreté en 2021. À la fin de l’année, la Banque avait dépensé quatre milliards de dollars pour soutenir les efforts déployés par les pays afin d’intensifier rapidement les tests Covid, de former le personnel de santé, de fournir un soutien social aux ménages et de financer les entreprises.

Mais la pandémie, avec ses lourdes conséquences, n’est pas la seule crise à laquelle le continent est aujourd’hui confrontée. Les pays africains sont également aux prises avec la crise climatique, l’insécurité au Sahel et dans la Corne de l’Afrique, et l’impact de la guerre en Ukraine, en particulier son impact sur les prix des denrées alimentaires. Les investissements doivent s’accélérer.

Le tableau de bord du rapport présente les résultats obtenus dans chaque secteur. Dans le secteur de l’énergie, par exemple, les investissements de la Banque ont permis l’installation de 294 kilomètres de lignes de transmission électrique nouvelles ou améliorées et 456 kilomètres de lignes de distribution électrique. En conséquence, 1,3 million de personnes environ ont bénéficié de nouveaux raccordements à l’électricité.

« On dit que dans chaque crise, se cache une opportunité », a fait remarquer Simon Mizrahi, directeur du Département impact et résultats du développement à la Banque. « L’Afrique et la Banque ont à nouveau fait preuve d’une remarquable résilience l’année dernière. Par exemple, selon les calculs de la Revue annuelle de l’efficacité du développement, nos projets ont permis à plus de 12 millions de personnes d’accéder à l’eau potable et à l’assainissement en 2021. C’est trois fois plus que notre objectif. Et nos investissements dans le secteur privé ont fourni des services financiers à plus de 130 000 micro, petites et moyennes entreprises, soit le double de notre objectif, ce qui a profité à 3,4 millions de personnes. »

« Nous sommes satisfaits des résultats, et les équipes de la Banque ont toutes les raisons d’être fières », poursuit M. Mizrahi. « Mais le rapport nous incite également à viser plus haut, en étant le plus ambitieux possible, afin que davantage d’Africains puissent prospérer. »

Dans un avant-propos au rapport, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a fait observer que malgré les progrès remarquables réalisés l’an dernier, le continent a besoin de plus de ressources que jamais.

« Les pays africains doivent gérer le changement climatique, se préparer aux futures urgences sanitaires et faire face aux perspectives d’une crise alimentaire mondiale », a déclaré M. Adesina. « Alors qu’il ne reste que huit ans pour atteindre les Objectifs de développement durable, nous avons besoin de plans plus ambitieux pour mobiliser des ressources pour le développement de l’Afrique. »

Akinwumi Adesina a appelé les partenaires de l’Afrique dans le monde à se joindre à la Banque africaine de développement pour adopter une vision plus audacieuse du financement du développement du continent.

« L’Afrique ne sera pas définie par ses défis, mais par sa capacité à les surmonter. Ensemble, nous remettrons l’Afrique sur une trajectoire saine pour une croissance et un développement résilients », a déclaré M. Adesina.

Cliquez ici pour lire le rapport dans son intégralité.


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Ghana signs grant agreement with African Development Fund, government of Switzerland, to support development of mini-grids and solar PV net metering

Source: African Development Bank Group in French

The government of Ghana has signed a grant agreement with the African Development Fund, and a financing agreement with the government of Switzerland, for the Ghana Mini Grid and Solar Photovoltaic Net Metering project. The project will benefit schools, health centres and communities across the country.

The agreements, for the development of 35 mini-grids and stand-alone solar PV systems, were signed on Wednesday 25 May at a short ceremony held on the sidelines of the African Development Bank Group’s 2022 Annual Meetings. They were signed by Ghanaian Finance Minister Ken Ofori-Atta, chairman of the board of governors of the African Development Bank Group, Ambassador Dominique Paravicini, the African Development Bank Group’s governor for Switzerland and Dr. Akinwumi A. Adesina, president of the African Development Bank.

The post Covid-19 era has highlighted the importance of reliable energy services. The project will support Ghana’s Covid-19 Alleviation and Revitalization of Enterprises Support (Ghana CARES) program, which identifies the energy sector as an enabler of economic transformation.

Minister Ofori-Atta said the agreement demonstrated his government’s commitment to enhance the economic and social viability of low carbon investments and achieving energy efficiency. Ghana’s electricity access rate is currently at 87.13% the minister revealed. The last mile was often the most expensive and difficult, he noted.

Today’s event not only marks the first stage but marks an important milestone for providing climate conscious development across the country,” Ofori-Atta said. “It is truly important and significant for us as we move toward net zero.”

Ambassador Paravicini said: “We are pleased to have reached another milestone in our cooperation with this wonderful country. We hope that, together, this project will bring sustainable and affordable electricity to over 6,000 small and medium-sized enterprises and almost 5,000 households, besides 1,100 public buildings.”

Dr. Adesina said: “The Bank supports Ghana’s efforts in building resilience to the socio-economic impacts of the COVID-19 pandemic by providing electricity to health care centers, schools and island communities, currently without access to electricity services, thus enabling refrigeration of vaccines and testing facilities in these communities “.

The government of Switzerland financing will specifically support the scale up of the existing Ghana net metering program and deploy up to 12,000 units of roof-mounted net-metered solar PV systems for Small and medium sized Enterprises (SMEs) and households. Solar cells, also called photovoltaic (PV) cells, convert sunlight directly into electricity.

The systems will power 750 small medium-sized enterprises, 400 schools, 200 health centers and the energy service systems in 100 communities in the Volta Lake region and Northern region of Ghana. The Ghana Mini Grid and Solar Photovoltaic Net Metering project is expected to have an annual electricity output of renewable energy estimated at 111,361MWh, corresponding to an installed capacity of 67.5MW. The project will mitigate greenhouse emissions of 0.7795 million tons of CO2 equivalent per year and create up to 2,865 jobs during construction, of which 30% will target women and youth

The overall project cost is estimated at $85.88 million comprising the mini grid component – $40.29million, and a $44.89 million net metering component. It will be financed through $27.39 million from the African Development Fund; Ghana government counterpart funding of $16million; and $14 million from the Swiss government. In addition, the African Development Bank Group as an implementing entity of the Climate Investment Funds, leveraged concessional financing of $28.49 million.

The African Development Bank Group’s annual meetings are taking place in Accra, Ghana, under the theme: Achieving Climate Resilience and a Just Energy Transition for Africa.

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5 façons dont les partenariats de maintien de la paix de l’ONU favorisent la paix et le développement

Source: United Nations – in French 2

Headline: 5 façons dont les partenariats de maintien de la paix de l’ONU favorisent la paix et le développement

Qu’il s’agisse de protéger les civils dans les zones déchirées par la guerre, de renforcer la cohésion sociale, d’assurer l’acheminement de l’aide humanitaire en toute sécurité, de reconstruire les infrastructures ou de fournir des moyens de subsistance aux communautés démunies, les Casques bleus travaillent avec des partenaires locaux et internationaux pour créer les conditions nécessaires à des solutions politiques et au développement durable.

À l’approche de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies (29 mai), qui a pour thème cette année « Ensemble pour la paix  : Le pouvoir des partenariats », voici cinq façons dont les partenariats de maintien de la paix favorisent le changement.

1. Faire avancer l’action pour le climat

MINUSS

En décembre 2021, la région de l’Unité du Soudan du Sud a connu ses pires inondations en 60 ans,

Le changement climatique exacerbe le risque de conflit et rend le relèvement plus difficile. L’augmentation de la sécheresse, de la désertification, des inondations, de l’insécurité alimentaire et de la pénurie d’eau et d’énergie dans de nombreuses régions du monde, rend plus difficile la reconstruction des communautés touchées par les conflits. Les opérations de maintien de la paix de l’ONU se trouvent en première ligne de ces crises.

La MINUSS au Soudan du Sud : Lutter contre la montée des eaux

En décembre 2021, 70% de l’Etat de l’Unité au Soudan du Sud a été submergé par les eaux, suite aux pires inondations depuis 60 ans.

La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), en partenariat avec des organisations humanitaires et les autorités locales, a pris des mesures immédiates. Des soldats du génie du Pakistan ont construit 70 kilomètres de digues pour protéger la ville de Bentiu, les camps de familles déplacées, l’aéroport et les routes qui fournissent un accès vital pour l’aide humanitaire et le commerce.

Le 4 janvier 2022, la MINUSS et ses partenaires ont célébré 100 jours consécutifs de lutte contre la montée des eaux. Dans un véritable effort collectif, les familles déplacées ont surveillé le périmètre, vérifiant les fissures dans les digues de boue. 

Réfléchissant à l’effort remarquable de tous les partenaires impliqués, le chef du bureau local de la MINUSS à Bentiu, Hiroko Hirahara, a expliqué : « Ce que je peux vous dire avec fierté, c’est que tout le monde s’est réuni. Je veux dire, c’est ce qui fait la beauté des habitants de Bentiu : nous pouvons nous disputer ici, là, partout, mais une fois que la situation se présente, tout le monde se rassemble. Nous travaillons en solidarité. Je pense que nous faisons des progrès ».

2. Sur les lignes de front de la pandémie de Covid-19

Radio Okapi

Edouard Beigbeder, représentant de l’UNICEF RDC ( à gauche ) et Christophe Boulierac ( à droite ) lors du lancement de l’émission Okapi Ecole, le 26/04/2020

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les soldats de la paix ont continué à protéger les civils de la violence et à maintenir la paix, tout en soutenant les réponses nationales à la pandémie.

La MONUSCO en République démocratique du Congo : Combattre la désinformation

Tout au long de la pandémie, la radio a été un canal essentiel pour diffuser des informations opportunes et précises sur la transmission de la Covid-19, la prévention, le traitement et les meilleures pratiques, en particulier dans les communautés locales. À une époque où la plupart des gens faisaient du télétravail en raison de l’augmentation des cas de Covid-19, l’animatrice de Radio Okapi de la MONUSCO, Jody Nkashama, était en studio, essayant d’arrêter la propagation en tenant les auditeurs informés.

« Nous avons bravé la peur pour fournir à plus de 24 millions d’auditeurs des informations fiables sur la pandémie, qui avait suscité diverses rumeurs et des pertes de vies, avec un impact négatif sur l’économie nationale », a-t-elle expliqué.

En plus de fournir des informations vitales et de combattre les fausses informations dangereuses sur le virus, Radio Okapi, qui est gérée par la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), a joué un rôle éducatif important pour les jeunes étudiants. Alors que des millions d’enfants n’ont pas pu aller à l’école en raison de l’obligation de rester à la maison, Radio Okapi est intervenue pour combler ce vide.

3. Soutenir les moyens de subsistance locaux

MINUSS

Au Soudan du Sud, le bétail est un élément vital pour de nombreuses familles, qui les aide à mettre de la nourriture sur la table, à répondre aux besoins nutritionnels et à éduquer leurs enfants.

Pour que la paix soit durable, il faut aider les communautés touchées par le conflit à reconstruire leurs moyens de subsistance. Les Casques bleus organisent et financent des ateliers et des services de formation professionnelle et d’acquisition de compétences afin d’aider les communautés locales à générer des revenus pour subvenir aux besoins de leurs familles.

La MINUSS au Soudan du Sud : Le bétail comme bouée de sauvetage

Au Soudan du Sud, un bétail en bonne santé n’est pas seulement un symbole de statut social, mais aussi une bouée de sauvetage pour de nombreuses familles, les aidant à mettre de la nourriture sur la table, à répondre aux besoins nutritionnels et à éduquer leurs enfants. 

À Malakal, la clinique vétérinaire hebdomadaire est une tradition de longue date, rendue possible grâce aux Casques bleus indiens servant au sein de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS). De 2006 à 2015, puis en 2018, après une interruption pendant l’intensification du conflit dans la région, les Casques bleus indiens ont offert des services vétérinaires gratuits et des formations aux agriculteurs locaux pour assurer la santé de leur bétail.

En l’absence d’autres vétérinaires traitant les animaux à Malakal, les services vétérinaires de la MINUSS ont sauvé des vies et des moyens de subsistance.

« Aider les gens à conserver leurs moyens de subsistance contribue grandement aux efforts de consolidation de la paix dans cette jeune nation », a déclaré le lieutenant-colonel Phillip Varghese.  

4. Renforcer la capacité nationale à maintenir la paix et la sécurité

MINUSCA/Leonel Grothe

La mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) s’efforce de réduire l’influence des groupes armés illégaux.

Les missions de maintien de la paix travaillent avec les gouvernements hôtes afin de construire et d’améliorer les capacités nationales de maintien de la sécurité, de l’ordre public et des mécanismes de police et de justice efficaces.

La MINUSCA en République centrafricaine : Faire régner la paix

En mars 2022, la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a lancé l’opération « Zia siriri ni Akomandé », (« faire régner la paix ») dans le nord-ouest du pays.

L’opération vise à réduire l’influence des groupes armés illégaux et l’impact des engins explosifs par une augmentation des patrouilles et des missions de reconnaissance aérienne.

Travaillant en étroite collaboration avec les communautés locales et l’armée nationale, les Casques bleus effectuent des patrouilles afin d’évaluer la situation en matière de sécurité et de connaître les préoccupations des communautés locales. Au cours des dernières patrouilles, les communautés ont souligné le manque de fournitures médicales et d’accès aux écoles.

En réponse, les Casques bleus ont fourni quotidiennement de l’eau potable, des fournitures scolaires et des équipements sportifs, ainsi qu’une assistance médicale gratuite, notamment pour les femmes et les enfants. Des routes ont également été réhabilitées pour améliorer les conditions de vie et l’accès aux services.

« Le nombre d’incidents et d’attaques dans la zone a considérablement diminué au cours des dernières semaines, preuve que les actions de nos unités ont un réel impact », a indiqué le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo.

5. Soutenir les femmes et les jeunes dans la construction d’une paix durable

Le leadership des femmes et des jeunes est crucial pour façonner les solutions qui ont un impact sur les vies et qui mènent à la paix et au développement. Les opérations de maintien de la paix de l’ONU soutiennent l’engagement significatif des femmes et des jeunes pour s’assurer que leurs priorités sont au cœur des décisions politiques et de sécurité.

L’UNFICYP à Chypre : De l’étranger à l’ami

Des décennies de conflit ont divisé les communautés chypriotes grecque et turque. En 2021, un projet facilité par la Force des Nations Unies à Chypre (UNFICYP) et parrainé par l’ambassade des Pays-Bas a contribué à rapprocher les femmes des deux communautés, grâce à une tradition séculaire : le tissage.

L’initiative des femmes de Klotho a créé des projets sur le métier à tisser qui ont permis à des femmes chypriotes grecques et turques d’âges différents d’échanger leurs connaissances en matière de tissage.

« Au début, nous nous sentions comme des étrangères, mais grâce à cette collaboration bicommunautaire, nous avons appris à savoir que nous sommes les mêmes », a expliqué Hande Toycan, une Chypriote turque. « En nous rencontrant, en apprenant à connaître la vie et les habitudes des uns et des autres, nous allons lentement ouvrir la voie à la paix ».

« Jusqu’à présent, je n’avais aucun contact avec les Chypriotes turcs », déclare la Chypriote grecque Flora Hadjigeorgiou. « La première fois que je suis entrée en contact avec un Chypriote turc, c’est grâce au projet Klotho. À l’âge de 65 ans ».

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Les Nations Unies rendent hommage au service et au sacrifice des Casques bleus de l’ONU

Source: United Nations – in French 2

Headline: Les Nations Unies rendent hommage au service et au sacrifice des Casques bleus de l’ONU

L’ONU a rendu hommage aux hommes et aux femmes qui servent sous son drapeau dans certains des endroits les plus dangereux du monde lors d’une cérémonie à New York jeudi pour marquer la Journée internationale des Casques bleus de l’ONU.

Le Secrétaire général António Guterres a commencé la commémoration en déposant une gerbe au Mémorial des Casques bleus au siège de l’ONU, en hommage aux plus de 4.200 soldats de la paix qui ont sacrifié leur vie au cours des sept dernières décennies.

« A jamais dans nos coeurs »

Il a également honoré les 117 Casques bleus décédés l’année dernière. « Nos collègues décédés venaient de 42 pays différents et d’horizons divers. Mais ils étaient unis par une cause commune : la paix », a-t-il déclaré. « Je présente mes plus sincères condoléances à leurs familles. Ils resteront à jamais dans nos cœurs ».

La Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies est célébrée chaque année le 29 mai pour célébrer la contribution du personnel en uniforme et du personnel civil servant dans les opérations sur le terrain.

Protéger les plus vulnérables

Le Secrétaire général a déclaré qu’il était fier du travail des Casques bleus de l’ONU dans le contexte des « défis croissants » auxquels ils sont confrontés, tels que l’augmentation des tensions politiques, la détérioration des situations de sécurité, les menaces d’attaques terroristes et la violence alimentée par la montée de la désinformation et de la mésinformation.

« Ils travaillent sans relâche dans les conditions les plus difficiles », a-t-il déclaré. « Ils s’adaptent à l’évolution rapide des situations sur le terrain. Et ils innovent constamment pour protéger les plus vulnérables – tout en représentant notre communauté mondiale diverse. Ils font avancer la plus grande mission de toutes – la paix».

Payer le prix fort

Cependant, il a noté que tragiquement, parfois, les Casques bleus ne rentrent pas chez eux, prenant pour exemple la mort du capitaine Abdelrazakh Hamit Bahar, du Tchad, qui a reçu, à titre posthume, la plus haute distinction des forces de maintien de la paix des Nations Unies.

Le capitaine Abdelrazakh, 34 ans, est mort dans une contre-attaque audacieuse contre des terroristes armés dans le nord-est du Mali en avril 2021.

Sa famille a reçu la médaille Capitaine Mbaye Diagne pour courage exceptionnel, nommée en l’honneur d’un soldat de la paix sénégalais qui a sauvé des centaines de vies alors qu’il servait au sein de l’ONU au Rwanda en 1994, avant d’être tué au combat.

« S’il vous plaît, sachez que votre fils et votre frère bien-aimés resteront toujours dans les mémoires. Il est une source d’inspiration pour la famille des Nations Unies, chez lui au Tchad et dans le monde entier », a déclaré M. Guterres.

Gratitude et félicitations

Le Secrétaire général a également exprimé sa gratitude au gouvernement tchadien pour sa contribution à la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA). Le pays a payé un lourd tribut, a-t-il dit, notant que 74 de ses soldats de la paix avaient donné leur vie au fil des ans.

Le chef de l’ONU a également décerné une lettre de recommandation au lieutenant-colonel Chahata Ali Mahamat, qui s’est tenu aux côtés du capitaine Abdelrazakh et a aidé à évacuer 16 collègues blessés.

Des lettres de recommandation ont également été décernées à deux autres Casques bleus : le sergent Cristofer Jose Citan Ramos, du Guatemala, Casque bleu au sein de la MONUSCO, la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo, et le capitaine Mohammad Mahatab Uddin, du Bangladesh, Casque bleu au sein de la Mission de l’ONU au Soudan du Sud (MINUSS).

Une défenseure de l’égalité des sexes honorée

Le major Winnet Zharare, du Zimbabwe, a également reçu le prix de défenseur militaire de l’égalité des sexes de l’année.

L’ancienne observatrice militaire, qui a terminé sa mission à la MINUSS, était une ardente championne de l’égalité des sexes et de la reconnaissance des femmes en tant que décideurs et leaders.

Le major Zharare a appelé à la parité dans ses propres rangs, ainsi qu’entre les forces militaires locales et les communautés d’accueil, a déclaré le chef de l’ONU.

« Au Soudan du Sud, sa diligence et ses talents de diplomate ont rapidement gagné la confiance des commandants militaires locaux qui lui ont demandé conseil sur les droits et la protection des femmes. Son approche a aidé la MINUSS à renforcer les liens avec les communautés locales et à remplir son mandat », a-t-il souligné.

M. Guterres a profité de l’occasion pour souligner à quel point les femmes Casques bleus font une profonde différence. Non seulement elles aident l’ONU à faire son travail de manière plus inclusive et efficace, mais elles sauvent et changent également des vies.

« C’est pourquoi nous nous efforçons constamment d’augmenter le nombre de femmes dans les opérations de paix – qu’elles soient militaires, policières ou civiles – et d’atteindre la parité hommes-femmes partout », a déclaré le chef de l’ONU.

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Les pays africains ouvrent la voie à la transformation des systèmes alimentaires, selon Guterres

Source: United Nations – in French 2

Headline: Les pays africains ouvrent la voie à la transformation des systèmes alimentaires, selon Guterres

Les pays africains sont à l’avant-garde d’une transformation vitale des systèmes alimentaires pour répondre simultanément aux défis en matière de sécurité alimentaire, de nutrition, de protection sociale et environnementale – tout en renforçant la résilience – a déclaré jeudi le chef de l’ONU.

António Guterres s’exprimait au début d’un dialogue politique de haut niveau au siège des Nations Unies à New York, dans le cadre de la série de dialogues sur l’Afrique 2022, convoquée pour renforcer la résilience de l’approvisionnement alimentaire à travers le continent, à un moment où « des décennies de progrès sur la faim sont en train de s’inverser ».

Il a déclaré que pendant trop longtemps, la nutrition, la sécurité alimentaire, les conflits, le changement climatique, les écosystèmes et la santé ont été traités comme des préoccupations distinctes, « mais ces défis mondiaux sont profondément interconnectés. Le conflit crée la faim. La crise climatique amplifie les conflits », et les problèmes systémiques ne font qu’empirer.

ONU Femmes/Ryan Brown

Une femme réfugiée centrafricaine vivant au Cameroun prépare de la nourriture pour ses clients.

Un Africain sur cinq sous-alimenté

Il a noté qu’après plus d’une décennie d’améliorations, un Africain sur cinq était sous-alimenté en 2020, tandis que 61 millions d’enfants africains sont touchés par un retard de croissance. Les femmes et les filles en paient le prix, et lorsque la nourriture se fait rare, « elles sont souvent les dernières à manger et les premières à être retirées de l’école et forcées de travailler ou de se marier ».

M. Guterres a déclaré que les humanitaires et les partenaires de l’ONU faisaient tout leur possible pour répondre aux besoins de l’Afrique en période de crise, mais que l’aide « ne peut pas rivaliser avec les moteurs systémiques de la faim ».

D’autres « chocs externes » aggravent la situation, comme une reprise inégale après la pandémie et la guerre en Ukraine, les pays africains étant parmi les plus durement touchés par les pénuries de céréales et l’augmentation de la dette.

La crise climatique

Pour renforcer la résilience, il faut aussi faire face à la crise climatique.

« Les agriculteurs africains sont en première ligne face au réchauffement de notre planète, de la hausse des températures aux sécheresses en passant par les inondations », a déclaré le chef de l’ONU.

« L’Afrique a besoin d’un soutien technique et financier massif pour s’adapter à l’impact de l’urgence climatique et fournir de l’électricité renouvelable sur tout le continent », a-t-il dit.

Il a ajouté que les pays développés doivent respecter leur engagement de financement climatique de 100 milliards de dollars envers les pays en développement, avec l’aide des institutions financières internationales, afin que les pays africains, en particulier, puissent investir dans une forte reprise après la pandémie de Covid-19.

Les systèmes alimentaires, a déclaré le Secrétaire général, « relient tous ces défis », comme l’a souligné le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires en septembre dernier.

« De nombreux États membres africains ont lancé l’appel à un changement fondamental, par le biais de voies de transformation inclusives, qui visent à aborder – simultanément – la sécurité alimentaire, la nutrition, la protection sociale, la préservation de l’environnement et la résilience aux chocs ».

Il s’est félicité de la décision de l’Union africaine (UA) de désigner 2022 comme l’Année de la nutrition – une promesse d’agir sur les engagements forts pris lors du Sommet.

La communauté internationale doit être à la hauteur

« Grâce à la coopération nationale, régionale et mondiale, nous devons nous appuyer sur les leçons apprises et exploiter l’expertise collective. Ensemble, nous devons obtenir des résultats en la matière », a ajouté M. Guterres.

« La communauté internationale doit être à la hauteur de l’occasion », a-t-il déclaré, ajoutant que réduire le soutien lorsque la demande est à un niveau record, n’est « pas une option ».

L’aide publique au développement, ou APD, basée sur un pourcentage des fonds publics disponibles, est plus nécessaire que jamais, a-t-il déclaré. « J’exhorte tous les pays à faire preuve de solidarité, à investir dans la résilience et à empêcher la crise actuelle de s’aggraver davantage ».

Le chef de l’ONU a déclaré que lors de sa récente visite au Sénégal, au Niger et au Nigéria, il avait été inspiré par la résilience et la détermination des personnes qu’il avait rencontrées.

« Les femmes et les jeunes en particulier se sont engagés dans des solutions durables qui leur permettent de vivre en paix avec leurs voisins et avec la nature », a-t-il dit. « Si nous travaillons ensemble, si nous faisons passer les gens et la planète avant les profits, nous pouvons transformer les systèmes alimentaires, atteindre les objectifs de développement durable (ODD) et ne laisser personne de côté ».

Les objectifs ambitieux de mettre fin à la faim et à la malnutrition d’ici l’échéance de 2030, qui approche à grands pas, sont réalistes et réalisables, a-t-il conclu. « Les Nations Unies se tiennent à vos côtés, à chaque étape du chemin ».

MIL OSI

Rapport hebdomadaire des données sur la COVID-19, le 26 mai 2022

Source: Government of Canada regional news

La Nouvelle-Écosse signale 1 584 nouveaux cas confirmés en laboratoire, 40 hospitalisations et 13 décès liés à la COVID-19 au cours de la période de sept jours se terminant le 23 mai. Le nombre de nouveaux cas, y compris les cas liés aux établissements de soins de longue durée, et le nombre d’hospitalisations continuent de diminuer.

« La pandémie n’est pas terminée, mais alors que nous arrivons à la fin de cette vague Omicron, je suis optimiste pour l’été en Nouvelle-Écosse, affirme le Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse. Je sais que nous avons tous hâte de retrouver nos amis, nos familles et nos proches. Il y a des façons de se rassembler tout en protégeant les personnes les plus à risque, soit se rassembler à l’extérieur dans la mesure du possible, se faire vacciner contre la COVID-19 et rester à la maison en cas de maladie. »

L’âge continue d’être le facteur le plus étroitement lié à des complications graves découlant de la COVID-19 :

  • Depuis le début des vagues Omicron le 8 décembre 2021, l’âge médian des personnes dont le cas de COVID-19 a été confirmé par un test PCR est de 43 ans, alors que l’âge médian des personnes hospitalisées et décédées est de 71 et 81 ans respectivement.
  • Le risque d’hospitalisation est plus de 10 fois plus élevé et le risque de décès est plus de 110 fois plus élevé chez les personnes de 70 ans ou plus comparativement aux personnes de moins de 50 ans.
  • Parmi les 13 décès signalés cette semaine, 11 personnes (85 %) étaient âgées de 70 ans ou plus et 7 personnes (54 %) vivaient dans un établissement de soins de longue durée.

La vaccination contre la COVID-19 offrir la meilleure protection contre les complications graves. La plupart des gens de 12 à 69 ans sont bien protégés par une série primaire de deux doses plus une dose de rappel. L’immunité offerte par le vaccin décroît plus rapidement chez les personnes âgées de 70 ans ou plus. Les gens de ce groupe d’âge sont plus susceptibles d’être hospitalisés ou de mourir de la COVID-19, et c’est pourquoi une deuxième dose de rappel est recommandée pour ces personnes.

Jusqu’à présent, 65,6 % des gens de 18 ans ou plus ont reçu une dose de rappel, et 59 631 personnes ont reçu une deuxième dose de rappel.

Le sommaire épidémiologique hebdomadaire sur la COVID-19 est préparé pour le médecin-hygiéniste en chef et son équipe afin d’éclairer les mesures de la Santé publique pour lutter contre la pandémie. Le rapport suit les tendances hebdomadaires et surveille de près les complications graves chez certaines populations clés. Le rapport complet se trouve ici : https://novascotia.ca/coronavirus/alerts-notices/fr/#epidemiologic-summaries (rapport en anglais seulement)

Faits en bref

  • La sixième vague de la pandémie a débuté le 1er mars.
  • Le tableau de bord sur la COVID-19 sera mis à jour chaque semaine jusqu’à la fin juin.

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MIL OSI

A la tête de la police de la MINUSMA, la Générale Boughani espère susciter des vocations chez d’autres femmes

Source: United Nations – in French 2

Headline: A la tête de la police de la MINUSMA, la Générale Boughani espère susciter des vocations chez d’autres femmes

La Générale de division Bettina Patricia Boughani a rejoint la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) en janvier 2021 en tant que Commissaire de la Police de la mission. Les postes de commandement variés que cette Française a occupés lui ont permis de développer différentes expertises, tant dans le maintien de l’ordre, que la sécurité publique générale ou la formation.

C’est son travail en tant que chargée de mission sécurité intérieure à la représentation permanente de la France auprès des Nations Unies qui lui a donné envie de voir le terrain.

Dirigeant une composante police (UNPOL) de 1.920 personnes actuellement, elle a expliqué au micro d’ONU info combien elle est fière du travail qu’elle fait et l’immense bonheur qu’elle éprouve lorsqu’elle transmet son expertise pour la mise en œuvre du mandat de la mission. « Pour moi, c’est un immense bonheur de servir les Nations Unies et de servir le maintien de la paix et la sécurité internationale ». 

Extraits de la conversation qu’ONU Info a eue avec la Générale Boughani.

@MINUSMA-POL

Bettina Patricia Boughani (au centre) est déployée au Mali depuis 2021.

ONU Info : Vous êtes la Commissaire de la police de la MINUSMA et cela fait un peu plus d’un an que vous avez intégré la Mission. Y a-t-il une parité entre hommes et femmes au sein de la composante police ?

Bettina Patricia Boughani : Conformément au mandat de la MINUSMA, UNPOL MINUSMA est composé de 1.920 personnels, 345 policiers individuels et 11 unités de police constituées, communément appelé FPU. Donc cela m’amène à un total de 1920. Et nous sommes souvent aux environs de 1800. 

Concernant les effectifs de femmes, nous sommes à un tout petit peu moins de 25% de personnel féminin au niveau des policiers individuels et nous sommes à environ 13% au niveau des personnels féminins qui servent au sein des unités de police constituée. Nous avons un projet actuellement qui s’appelle l’initiative Elsie pour développer le nombre de femmes au sein des unités de police constituée à travers la logistique, donc en améliorant ou en soutenant l’hébergement des femmes. L’idée est d’amener et de déployer davantage de personnels féminins.

ONU Info : Comment voyez-vous l’impact des femmes sur l’efficacité de la MINUSMA ? Est-ce que vous pensez que la mission a besoin de plus de femmes ? 

Bettina Patricia Boughani : Je pense que la présence des femmes Casques bleus permet d’approcher un peu plus facilement la population et je pense aux femmes et aux jeunes au regard du contexte culturel, au regard de certains échanges. Ça c’est vraiment le premier point. Le 2e point, c’est également à travers les femmes policières, gendarmes, militaires également, qui sont Casques bleus, cela permet, à mon sens, de démontrer que la femme peut assurer une mission de sécurité et permettre peut-être à des jeunes filles qui rêvent peut-être d’être policière ou gendarme ou militaire, de démontrer que c’est possible. Je pense que ça c’est vraiment important.

J’ai de la chance également au sein d’UNPOL d’avoir un certain nombre de policiers, gendarmes, hommes ou femmes, qui viennent de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest). Ils sont francophones et parlent également différentes langues et c’est vraiment une source de richesse pour approcher les populations. La MINUSMA continue à travailler inlassablement sur l’augmentation du nombre de femmes. La femme c’est aussi 50% de la population et donc la MINUSMA prend en compte cela et nous par exemple à UNPOL, on travaille sur le projet de l’initiative Elsie pour augmenter le nombre de femmes.

@MINUSMA-POL

Bettina Patricia Boughani dirige la composante police (UNPOL) de la MINUSMA.

ONU Info : Et vous personnellement en étant Commissaire de police femme au sein de la mission, qu’apportez-vous à vos collègues, aussi bien hommes et femmes ? 

Bettina Patricia Boughani : Pour moi c’est toujours une question difficile parce que j’estime que le commandement n’est pas genré. Je pense qu’il faut avoir une bonne expérience professionnelle. Il faut être disponible, il faut avoir de la volonté et je pense qu’il faut avoir du bon sens. Mais en tout cas pour moi, si j’ai pu susciter des vocations féminines, j’en serais ravie. 

ONU Info : Si certains jeunes ou certaines femmes veulent ou songent à devenir Casques Bleus, ou travailler au sein de différentes missions, quelles seraient vos suggestions ?

Bettina Patricia Boughani :  Si des femmes souhaitent rejoindre les Casques Bleus ou rejoindre les forces de l’ordre dans leur pays, je leur dirais : tout simplement osez. C’est vraiment très important. Qu’elles se préparent physiquement, qu’elles se préparent intellectuellement aux épreuves, s’il y a des épreuves, et puis tout simplement foncez. Il faut croire en soi et donc je leur dis, croyez et croyez en vous. 

@MINUSMA-POL

La Générale de division Bettina Patricia Boughani a rejoint la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) en janvier 2021.

ONU Info : Est-ce que c’est difficile pour vous d’être loin de la France ? Est-ce éprouvant d’être en mission quand il y a des moments difficiles ?

Bettina Patricia Boughani : Je dirais que je suis fière de démontrer qu’on peut être femme, on peut être policière ou gendarme et on peut être à l’étranger et tout ça, ce n’est pas antinomique. Ça, c’est vraiment quelque chose d’important. Aujourd’hui, il existe toutes sortes de moyens, de communication pour interagir avec sa famille. Je dirais surtout que peu importe le niveau de responsabilité auquel on se situe, on éprouve toujours un immense bonheur lorsqu’on peut transmettre son expertise pour la mise en œuvre de mandat ou autre chose. Donc pour moi, c’est un immense bonheur de servir les Nations Unies et de servir le maintien de la paix et la sécurité internationale. 

ONU Info : Ce n’est que récemment que vous avez rejoint le maintien de la paix ?

Bettina Patricia Boughani : Je suis arrivée en janvier 2021. J’ai eu un parcours riche au sein de l’institution de la gendarmerie française. J’ai eu des commandants opérationnelles, j’ai fait de la formation, j’ai fait de l’international  et puis j’ai également travaillé en cabinet, donc la partie état-major. J’ai eu de la chance, j’ai été chargée de mission sécurité intérieure à la représentation permanente de la France auprès des Nations unies, ce qui m’a permis de suivre les travaux notamment de la division police. Et ce qui m’intéressait c’est, je voyais la doctrine, je voyais les débats et j’avais envie de voir le terrain. Donc c’était également une autre facette. Et de mettre en œuvre la doctrine, et c’est toujours difficile de mettre en œuvre la doctrine, la stratégie. Mais je voulais vivre ce commandement terrain et je suis ravie d’avoir été sélectionnée et de le vivre et de vivre ce commandement actuellement. 

ONU Info : En cette Journée des Casques Bleus, est-ce que vous avez un message ? 

Bettina Patricia Boughani : Je pense aux Casques bleus en leur disant de vivre intensément leur mission. C’est une expérience inoubliable et un enrichissement personnel. Donc vivez votre mission et apportez votre expertise pour la réussite, l’accomplissement du mandat et pour notre mission première, la protection des civils pour nous ici au Mali. 

MIL OSI