5 façons dont les partenariats de maintien de la paix de l’ONU favorisent la paix et le développement

Source: United Nations – in French 2

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Qu’il s’agisse de protéger les civils dans les zones déchirées par la guerre, de renforcer la cohésion sociale, d’assurer l’acheminement de l’aide humanitaire en toute sécurité, de reconstruire les infrastructures ou de fournir des moyens de subsistance aux communautés démunies, les Casques bleus travaillent avec des partenaires locaux et internationaux pour créer les conditions nécessaires à des solutions politiques et au développement durable.

À l’approche de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies (29 mai), qui a pour thème cette année « Ensemble pour la paix  : Le pouvoir des partenariats », voici cinq façons dont les partenariats de maintien de la paix favorisent le changement.

1. Faire avancer l’action pour le climat

MINUSS

En décembre 2021, la région de l’Unité du Soudan du Sud a connu ses pires inondations en 60 ans,

Le changement climatique exacerbe le risque de conflit et rend le relèvement plus difficile. L’augmentation de la sécheresse, de la désertification, des inondations, de l’insécurité alimentaire et de la pénurie d’eau et d’énergie dans de nombreuses régions du monde, rend plus difficile la reconstruction des communautés touchées par les conflits. Les opérations de maintien de la paix de l’ONU se trouvent en première ligne de ces crises.

La MINUSS au Soudan du Sud : Lutter contre la montée des eaux

En décembre 2021, 70% de l’Etat de l’Unité au Soudan du Sud a été submergé par les eaux, suite aux pires inondations depuis 60 ans.

La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), en partenariat avec des organisations humanitaires et les autorités locales, a pris des mesures immédiates. Des soldats du génie du Pakistan ont construit 70 kilomètres de digues pour protéger la ville de Bentiu, les camps de familles déplacées, l’aéroport et les routes qui fournissent un accès vital pour l’aide humanitaire et le commerce.

Le 4 janvier 2022, la MINUSS et ses partenaires ont célébré 100 jours consécutifs de lutte contre la montée des eaux. Dans un véritable effort collectif, les familles déplacées ont surveillé le périmètre, vérifiant les fissures dans les digues de boue. 

Réfléchissant à l’effort remarquable de tous les partenaires impliqués, le chef du bureau local de la MINUSS à Bentiu, Hiroko Hirahara, a expliqué : « Ce que je peux vous dire avec fierté, c’est que tout le monde s’est réuni. Je veux dire, c’est ce qui fait la beauté des habitants de Bentiu : nous pouvons nous disputer ici, là, partout, mais une fois que la situation se présente, tout le monde se rassemble. Nous travaillons en solidarité. Je pense que nous faisons des progrès ».

2. Sur les lignes de front de la pandémie de Covid-19

Radio Okapi

Edouard Beigbeder, représentant de l’UNICEF RDC ( à gauche ) et Christophe Boulierac ( à droite ) lors du lancement de l’émission Okapi Ecole, le 26/04/2020

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les soldats de la paix ont continué à protéger les civils de la violence et à maintenir la paix, tout en soutenant les réponses nationales à la pandémie.

La MONUSCO en République démocratique du Congo : Combattre la désinformation

Tout au long de la pandémie, la radio a été un canal essentiel pour diffuser des informations opportunes et précises sur la transmission de la Covid-19, la prévention, le traitement et les meilleures pratiques, en particulier dans les communautés locales. À une époque où la plupart des gens faisaient du télétravail en raison de l’augmentation des cas de Covid-19, l’animatrice de Radio Okapi de la MONUSCO, Jody Nkashama, était en studio, essayant d’arrêter la propagation en tenant les auditeurs informés.

« Nous avons bravé la peur pour fournir à plus de 24 millions d’auditeurs des informations fiables sur la pandémie, qui avait suscité diverses rumeurs et des pertes de vies, avec un impact négatif sur l’économie nationale », a-t-elle expliqué.

En plus de fournir des informations vitales et de combattre les fausses informations dangereuses sur le virus, Radio Okapi, qui est gérée par la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), a joué un rôle éducatif important pour les jeunes étudiants. Alors que des millions d’enfants n’ont pas pu aller à l’école en raison de l’obligation de rester à la maison, Radio Okapi est intervenue pour combler ce vide.

3. Soutenir les moyens de subsistance locaux

MINUSS

Au Soudan du Sud, le bétail est un élément vital pour de nombreuses familles, qui les aide à mettre de la nourriture sur la table, à répondre aux besoins nutritionnels et à éduquer leurs enfants.

Pour que la paix soit durable, il faut aider les communautés touchées par le conflit à reconstruire leurs moyens de subsistance. Les Casques bleus organisent et financent des ateliers et des services de formation professionnelle et d’acquisition de compétences afin d’aider les communautés locales à générer des revenus pour subvenir aux besoins de leurs familles.

La MINUSS au Soudan du Sud : Le bétail comme bouée de sauvetage

Au Soudan du Sud, un bétail en bonne santé n’est pas seulement un symbole de statut social, mais aussi une bouée de sauvetage pour de nombreuses familles, les aidant à mettre de la nourriture sur la table, à répondre aux besoins nutritionnels et à éduquer leurs enfants. 

À Malakal, la clinique vétérinaire hebdomadaire est une tradition de longue date, rendue possible grâce aux Casques bleus indiens servant au sein de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS). De 2006 à 2015, puis en 2018, après une interruption pendant l’intensification du conflit dans la région, les Casques bleus indiens ont offert des services vétérinaires gratuits et des formations aux agriculteurs locaux pour assurer la santé de leur bétail.

En l’absence d’autres vétérinaires traitant les animaux à Malakal, les services vétérinaires de la MINUSS ont sauvé des vies et des moyens de subsistance.

« Aider les gens à conserver leurs moyens de subsistance contribue grandement aux efforts de consolidation de la paix dans cette jeune nation », a déclaré le lieutenant-colonel Phillip Varghese.  

4. Renforcer la capacité nationale à maintenir la paix et la sécurité

MINUSCA/Leonel Grothe

La mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) s’efforce de réduire l’influence des groupes armés illégaux.

Les missions de maintien de la paix travaillent avec les gouvernements hôtes afin de construire et d’améliorer les capacités nationales de maintien de la sécurité, de l’ordre public et des mécanismes de police et de justice efficaces.

La MINUSCA en République centrafricaine : Faire régner la paix

En mars 2022, la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a lancé l’opération « Zia siriri ni Akomandé », (« faire régner la paix ») dans le nord-ouest du pays.

L’opération vise à réduire l’influence des groupes armés illégaux et l’impact des engins explosifs par une augmentation des patrouilles et des missions de reconnaissance aérienne.

Travaillant en étroite collaboration avec les communautés locales et l’armée nationale, les Casques bleus effectuent des patrouilles afin d’évaluer la situation en matière de sécurité et de connaître les préoccupations des communautés locales. Au cours des dernières patrouilles, les communautés ont souligné le manque de fournitures médicales et d’accès aux écoles.

En réponse, les Casques bleus ont fourni quotidiennement de l’eau potable, des fournitures scolaires et des équipements sportifs, ainsi qu’une assistance médicale gratuite, notamment pour les femmes et les enfants. Des routes ont également été réhabilitées pour améliorer les conditions de vie et l’accès aux services.

« Le nombre d’incidents et d’attaques dans la zone a considérablement diminué au cours des dernières semaines, preuve que les actions de nos unités ont un réel impact », a indiqué le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo.

5. Soutenir les femmes et les jeunes dans la construction d’une paix durable

Le leadership des femmes et des jeunes est crucial pour façonner les solutions qui ont un impact sur les vies et qui mènent à la paix et au développement. Les opérations de maintien de la paix de l’ONU soutiennent l’engagement significatif des femmes et des jeunes pour s’assurer que leurs priorités sont au cœur des décisions politiques et de sécurité.

L’UNFICYP à Chypre : De l’étranger à l’ami

Des décennies de conflit ont divisé les communautés chypriotes grecque et turque. En 2021, un projet facilité par la Force des Nations Unies à Chypre (UNFICYP) et parrainé par l’ambassade des Pays-Bas a contribué à rapprocher les femmes des deux communautés, grâce à une tradition séculaire : le tissage.

L’initiative des femmes de Klotho a créé des projets sur le métier à tisser qui ont permis à des femmes chypriotes grecques et turques d’âges différents d’échanger leurs connaissances en matière de tissage.

« Au début, nous nous sentions comme des étrangères, mais grâce à cette collaboration bicommunautaire, nous avons appris à savoir que nous sommes les mêmes », a expliqué Hande Toycan, une Chypriote turque. « En nous rencontrant, en apprenant à connaître la vie et les habitudes des uns et des autres, nous allons lentement ouvrir la voie à la paix ».

« Jusqu’à présent, je n’avais aucun contact avec les Chypriotes turcs », déclare la Chypriote grecque Flora Hadjigeorgiou. « La première fois que je suis entrée en contact avec un Chypriote turc, c’est grâce au projet Klotho. À l’âge de 65 ans ».

MIL OSI

Les Nations Unies rendent hommage au service et au sacrifice des Casques bleus de l’ONU

Source: United Nations – in French 2

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L’ONU a rendu hommage aux hommes et aux femmes qui servent sous son drapeau dans certains des endroits les plus dangereux du monde lors d’une cérémonie à New York jeudi pour marquer la Journée internationale des Casques bleus de l’ONU.

Le Secrétaire général António Guterres a commencé la commémoration en déposant une gerbe au Mémorial des Casques bleus au siège de l’ONU, en hommage aux plus de 4.200 soldats de la paix qui ont sacrifié leur vie au cours des sept dernières décennies.

« A jamais dans nos coeurs »

Il a également honoré les 117 Casques bleus décédés l’année dernière. « Nos collègues décédés venaient de 42 pays différents et d’horizons divers. Mais ils étaient unis par une cause commune : la paix », a-t-il déclaré. « Je présente mes plus sincères condoléances à leurs familles. Ils resteront à jamais dans nos cœurs ».

La Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies est célébrée chaque année le 29 mai pour célébrer la contribution du personnel en uniforme et du personnel civil servant dans les opérations sur le terrain.

Protéger les plus vulnérables

Le Secrétaire général a déclaré qu’il était fier du travail des Casques bleus de l’ONU dans le contexte des « défis croissants » auxquels ils sont confrontés, tels que l’augmentation des tensions politiques, la détérioration des situations de sécurité, les menaces d’attaques terroristes et la violence alimentée par la montée de la désinformation et de la mésinformation.

« Ils travaillent sans relâche dans les conditions les plus difficiles », a-t-il déclaré. « Ils s’adaptent à l’évolution rapide des situations sur le terrain. Et ils innovent constamment pour protéger les plus vulnérables – tout en représentant notre communauté mondiale diverse. Ils font avancer la plus grande mission de toutes – la paix».

Payer le prix fort

Cependant, il a noté que tragiquement, parfois, les Casques bleus ne rentrent pas chez eux, prenant pour exemple la mort du capitaine Abdelrazakh Hamit Bahar, du Tchad, qui a reçu, à titre posthume, la plus haute distinction des forces de maintien de la paix des Nations Unies.

Le capitaine Abdelrazakh, 34 ans, est mort dans une contre-attaque audacieuse contre des terroristes armés dans le nord-est du Mali en avril 2021.

Sa famille a reçu la médaille Capitaine Mbaye Diagne pour courage exceptionnel, nommée en l’honneur d’un soldat de la paix sénégalais qui a sauvé des centaines de vies alors qu’il servait au sein de l’ONU au Rwanda en 1994, avant d’être tué au combat.

« S’il vous plaît, sachez que votre fils et votre frère bien-aimés resteront toujours dans les mémoires. Il est une source d’inspiration pour la famille des Nations Unies, chez lui au Tchad et dans le monde entier », a déclaré M. Guterres.

Gratitude et félicitations

Le Secrétaire général a également exprimé sa gratitude au gouvernement tchadien pour sa contribution à la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA). Le pays a payé un lourd tribut, a-t-il dit, notant que 74 de ses soldats de la paix avaient donné leur vie au fil des ans.

Le chef de l’ONU a également décerné une lettre de recommandation au lieutenant-colonel Chahata Ali Mahamat, qui s’est tenu aux côtés du capitaine Abdelrazakh et a aidé à évacuer 16 collègues blessés.

Des lettres de recommandation ont également été décernées à deux autres Casques bleus : le sergent Cristofer Jose Citan Ramos, du Guatemala, Casque bleu au sein de la MONUSCO, la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo, et le capitaine Mohammad Mahatab Uddin, du Bangladesh, Casque bleu au sein de la Mission de l’ONU au Soudan du Sud (MINUSS).

Une défenseure de l’égalité des sexes honorée

Le major Winnet Zharare, du Zimbabwe, a également reçu le prix de défenseur militaire de l’égalité des sexes de l’année.

L’ancienne observatrice militaire, qui a terminé sa mission à la MINUSS, était une ardente championne de l’égalité des sexes et de la reconnaissance des femmes en tant que décideurs et leaders.

Le major Zharare a appelé à la parité dans ses propres rangs, ainsi qu’entre les forces militaires locales et les communautés d’accueil, a déclaré le chef de l’ONU.

« Au Soudan du Sud, sa diligence et ses talents de diplomate ont rapidement gagné la confiance des commandants militaires locaux qui lui ont demandé conseil sur les droits et la protection des femmes. Son approche a aidé la MINUSS à renforcer les liens avec les communautés locales et à remplir son mandat », a-t-il souligné.

M. Guterres a profité de l’occasion pour souligner à quel point les femmes Casques bleus font une profonde différence. Non seulement elles aident l’ONU à faire son travail de manière plus inclusive et efficace, mais elles sauvent et changent également des vies.

« C’est pourquoi nous nous efforçons constamment d’augmenter le nombre de femmes dans les opérations de paix – qu’elles soient militaires, policières ou civiles – et d’atteindre la parité hommes-femmes partout », a déclaré le chef de l’ONU.

MIL OSI

Les pays africains ouvrent la voie à la transformation des systèmes alimentaires, selon Guterres

Source: United Nations – in French 2

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Les pays africains sont à l’avant-garde d’une transformation vitale des systèmes alimentaires pour répondre simultanément aux défis en matière de sécurité alimentaire, de nutrition, de protection sociale et environnementale – tout en renforçant la résilience – a déclaré jeudi le chef de l’ONU.

António Guterres s’exprimait au début d’un dialogue politique de haut niveau au siège des Nations Unies à New York, dans le cadre de la série de dialogues sur l’Afrique 2022, convoquée pour renforcer la résilience de l’approvisionnement alimentaire à travers le continent, à un moment où « des décennies de progrès sur la faim sont en train de s’inverser ».

Il a déclaré que pendant trop longtemps, la nutrition, la sécurité alimentaire, les conflits, le changement climatique, les écosystèmes et la santé ont été traités comme des préoccupations distinctes, « mais ces défis mondiaux sont profondément interconnectés. Le conflit crée la faim. La crise climatique amplifie les conflits », et les problèmes systémiques ne font qu’empirer.

ONU Femmes/Ryan Brown

Une femme réfugiée centrafricaine vivant au Cameroun prépare de la nourriture pour ses clients.

Un Africain sur cinq sous-alimenté

Il a noté qu’après plus d’une décennie d’améliorations, un Africain sur cinq était sous-alimenté en 2020, tandis que 61 millions d’enfants africains sont touchés par un retard de croissance. Les femmes et les filles en paient le prix, et lorsque la nourriture se fait rare, « elles sont souvent les dernières à manger et les premières à être retirées de l’école et forcées de travailler ou de se marier ».

M. Guterres a déclaré que les humanitaires et les partenaires de l’ONU faisaient tout leur possible pour répondre aux besoins de l’Afrique en période de crise, mais que l’aide « ne peut pas rivaliser avec les moteurs systémiques de la faim ».

D’autres « chocs externes » aggravent la situation, comme une reprise inégale après la pandémie et la guerre en Ukraine, les pays africains étant parmi les plus durement touchés par les pénuries de céréales et l’augmentation de la dette.

La crise climatique

Pour renforcer la résilience, il faut aussi faire face à la crise climatique.

« Les agriculteurs africains sont en première ligne face au réchauffement de notre planète, de la hausse des températures aux sécheresses en passant par les inondations », a déclaré le chef de l’ONU.

« L’Afrique a besoin d’un soutien technique et financier massif pour s’adapter à l’impact de l’urgence climatique et fournir de l’électricité renouvelable sur tout le continent », a-t-il dit.

Il a ajouté que les pays développés doivent respecter leur engagement de financement climatique de 100 milliards de dollars envers les pays en développement, avec l’aide des institutions financières internationales, afin que les pays africains, en particulier, puissent investir dans une forte reprise après la pandémie de Covid-19.

Les systèmes alimentaires, a déclaré le Secrétaire général, « relient tous ces défis », comme l’a souligné le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires en septembre dernier.

« De nombreux États membres africains ont lancé l’appel à un changement fondamental, par le biais de voies de transformation inclusives, qui visent à aborder – simultanément – la sécurité alimentaire, la nutrition, la protection sociale, la préservation de l’environnement et la résilience aux chocs ».

Il s’est félicité de la décision de l’Union africaine (UA) de désigner 2022 comme l’Année de la nutrition – une promesse d’agir sur les engagements forts pris lors du Sommet.

La communauté internationale doit être à la hauteur

« Grâce à la coopération nationale, régionale et mondiale, nous devons nous appuyer sur les leçons apprises et exploiter l’expertise collective. Ensemble, nous devons obtenir des résultats en la matière », a ajouté M. Guterres.

« La communauté internationale doit être à la hauteur de l’occasion », a-t-il déclaré, ajoutant que réduire le soutien lorsque la demande est à un niveau record, n’est « pas une option ».

L’aide publique au développement, ou APD, basée sur un pourcentage des fonds publics disponibles, est plus nécessaire que jamais, a-t-il déclaré. « J’exhorte tous les pays à faire preuve de solidarité, à investir dans la résilience et à empêcher la crise actuelle de s’aggraver davantage ».

Le chef de l’ONU a déclaré que lors de sa récente visite au Sénégal, au Niger et au Nigéria, il avait été inspiré par la résilience et la détermination des personnes qu’il avait rencontrées.

« Les femmes et les jeunes en particulier se sont engagés dans des solutions durables qui leur permettent de vivre en paix avec leurs voisins et avec la nature », a-t-il dit. « Si nous travaillons ensemble, si nous faisons passer les gens et la planète avant les profits, nous pouvons transformer les systèmes alimentaires, atteindre les objectifs de développement durable (ODD) et ne laisser personne de côté ».

Les objectifs ambitieux de mettre fin à la faim et à la malnutrition d’ici l’échéance de 2030, qui approche à grands pas, sont réalistes et réalisables, a-t-il conclu. « Les Nations Unies se tiennent à vos côtés, à chaque étape du chemin ».

MIL OSI

A la tête de la police de la MINUSMA, la Générale Boughani espère susciter des vocations chez d’autres femmes

Source: United Nations – in French 2

Headline: A la tête de la police de la MINUSMA, la Générale Boughani espère susciter des vocations chez d’autres femmes

La Générale de division Bettina Patricia Boughani a rejoint la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) en janvier 2021 en tant que Commissaire de la Police de la mission. Les postes de commandement variés que cette Française a occupés lui ont permis de développer différentes expertises, tant dans le maintien de l’ordre, que la sécurité publique générale ou la formation.

C’est son travail en tant que chargée de mission sécurité intérieure à la représentation permanente de la France auprès des Nations Unies qui lui a donné envie de voir le terrain.

Dirigeant une composante police (UNPOL) de 1.920 personnes actuellement, elle a expliqué au micro d’ONU info combien elle est fière du travail qu’elle fait et l’immense bonheur qu’elle éprouve lorsqu’elle transmet son expertise pour la mise en œuvre du mandat de la mission. « Pour moi, c’est un immense bonheur de servir les Nations Unies et de servir le maintien de la paix et la sécurité internationale ». 

Extraits de la conversation qu’ONU Info a eue avec la Générale Boughani.

@MINUSMA-POL

Bettina Patricia Boughani (au centre) est déployée au Mali depuis 2021.

ONU Info : Vous êtes la Commissaire de la police de la MINUSMA et cela fait un peu plus d’un an que vous avez intégré la Mission. Y a-t-il une parité entre hommes et femmes au sein de la composante police ?

Bettina Patricia Boughani : Conformément au mandat de la MINUSMA, UNPOL MINUSMA est composé de 1.920 personnels, 345 policiers individuels et 11 unités de police constituées, communément appelé FPU. Donc cela m’amène à un total de 1920. Et nous sommes souvent aux environs de 1800. 

Concernant les effectifs de femmes, nous sommes à un tout petit peu moins de 25% de personnel féminin au niveau des policiers individuels et nous sommes à environ 13% au niveau des personnels féminins qui servent au sein des unités de police constituée. Nous avons un projet actuellement qui s’appelle l’initiative Elsie pour développer le nombre de femmes au sein des unités de police constituée à travers la logistique, donc en améliorant ou en soutenant l’hébergement des femmes. L’idée est d’amener et de déployer davantage de personnels féminins.

ONU Info : Comment voyez-vous l’impact des femmes sur l’efficacité de la MINUSMA ? Est-ce que vous pensez que la mission a besoin de plus de femmes ? 

Bettina Patricia Boughani : Je pense que la présence des femmes Casques bleus permet d’approcher un peu plus facilement la population et je pense aux femmes et aux jeunes au regard du contexte culturel, au regard de certains échanges. Ça c’est vraiment le premier point. Le 2e point, c’est également à travers les femmes policières, gendarmes, militaires également, qui sont Casques bleus, cela permet, à mon sens, de démontrer que la femme peut assurer une mission de sécurité et permettre peut-être à des jeunes filles qui rêvent peut-être d’être policière ou gendarme ou militaire, de démontrer que c’est possible. Je pense que ça c’est vraiment important.

J’ai de la chance également au sein d’UNPOL d’avoir un certain nombre de policiers, gendarmes, hommes ou femmes, qui viennent de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest). Ils sont francophones et parlent également différentes langues et c’est vraiment une source de richesse pour approcher les populations. La MINUSMA continue à travailler inlassablement sur l’augmentation du nombre de femmes. La femme c’est aussi 50% de la population et donc la MINUSMA prend en compte cela et nous par exemple à UNPOL, on travaille sur le projet de l’initiative Elsie pour augmenter le nombre de femmes.

@MINUSMA-POL

Bettina Patricia Boughani dirige la composante police (UNPOL) de la MINUSMA.

ONU Info : Et vous personnellement en étant Commissaire de police femme au sein de la mission, qu’apportez-vous à vos collègues, aussi bien hommes et femmes ? 

Bettina Patricia Boughani : Pour moi c’est toujours une question difficile parce que j’estime que le commandement n’est pas genré. Je pense qu’il faut avoir une bonne expérience professionnelle. Il faut être disponible, il faut avoir de la volonté et je pense qu’il faut avoir du bon sens. Mais en tout cas pour moi, si j’ai pu susciter des vocations féminines, j’en serais ravie. 

ONU Info : Si certains jeunes ou certaines femmes veulent ou songent à devenir Casques Bleus, ou travailler au sein de différentes missions, quelles seraient vos suggestions ?

Bettina Patricia Boughani :  Si des femmes souhaitent rejoindre les Casques Bleus ou rejoindre les forces de l’ordre dans leur pays, je leur dirais : tout simplement osez. C’est vraiment très important. Qu’elles se préparent physiquement, qu’elles se préparent intellectuellement aux épreuves, s’il y a des épreuves, et puis tout simplement foncez. Il faut croire en soi et donc je leur dis, croyez et croyez en vous. 

@MINUSMA-POL

La Générale de division Bettina Patricia Boughani a rejoint la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) en janvier 2021.

ONU Info : Est-ce que c’est difficile pour vous d’être loin de la France ? Est-ce éprouvant d’être en mission quand il y a des moments difficiles ?

Bettina Patricia Boughani : Je dirais que je suis fière de démontrer qu’on peut être femme, on peut être policière ou gendarme et on peut être à l’étranger et tout ça, ce n’est pas antinomique. Ça, c’est vraiment quelque chose d’important. Aujourd’hui, il existe toutes sortes de moyens, de communication pour interagir avec sa famille. Je dirais surtout que peu importe le niveau de responsabilité auquel on se situe, on éprouve toujours un immense bonheur lorsqu’on peut transmettre son expertise pour la mise en œuvre de mandat ou autre chose. Donc pour moi, c’est un immense bonheur de servir les Nations Unies et de servir le maintien de la paix et la sécurité internationale. 

ONU Info : Ce n’est que récemment que vous avez rejoint le maintien de la paix ?

Bettina Patricia Boughani : Je suis arrivée en janvier 2021. J’ai eu un parcours riche au sein de l’institution de la gendarmerie française. J’ai eu des commandants opérationnelles, j’ai fait de la formation, j’ai fait de l’international  et puis j’ai également travaillé en cabinet, donc la partie état-major. J’ai eu de la chance, j’ai été chargée de mission sécurité intérieure à la représentation permanente de la France auprès des Nations unies, ce qui m’a permis de suivre les travaux notamment de la division police. Et ce qui m’intéressait c’est, je voyais la doctrine, je voyais les débats et j’avais envie de voir le terrain. Donc c’était également une autre facette. Et de mettre en œuvre la doctrine, et c’est toujours difficile de mettre en œuvre la doctrine, la stratégie. Mais je voulais vivre ce commandement terrain et je suis ravie d’avoir été sélectionnée et de le vivre et de vivre ce commandement actuellement. 

ONU Info : En cette Journée des Casques Bleus, est-ce que vous avez un message ? 

Bettina Patricia Boughani : Je pense aux Casques bleus en leur disant de vivre intensément leur mission. C’est une expérience inoubliable et un enrichissement personnel. Donc vivez votre mission et apportez votre expertise pour la réussite, l’accomplissement du mandat et pour notre mission première, la protection des civils pour nous ici au Mali. 

MIL OSI

Afghanistan : un expert de l’ONU fustige la politique des Talibans fondée sur « une société régie par la peur »

Source: United Nations – in French 2

Headline: Afghanistan : un expert de l’ONU fustige la politique des Talibans fondée sur « une société régie par la peur »

Confronté à de graves problèmes de droits humains, l’Afghanistan est à la croisée des chemins, a alerté jeudi à Kaboul un expert indépendant des Nations Unies, fustigeant la politique des Talibans à l’égard des femmes, notamment les restrictions d’accès à l’éducation, à l’emploi et aux libertés.

Selon le nouveau Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans ce pays, Richard Bennett, Kaboul est confronté à de graves défis en matière de droits de l’homme.

Il s’est ainsi dit alarmé par le fait que de nombreuses politiques des autorités de facto et leur volonté de contrôle absolu ont un effet cumulatif sur un large éventail de droits humains et créent « une société régie par la peur ». 

« L’effacement progressif des femmes de la vie publique est particulièrement inquiétant », s’est ému l’expert onusien, au terme d’une visite de 11 jours en Afghanistan – la première mission depuis la création du mandat par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Des mesures correspondant au « modèle de ségrégation absolue des sexes »

Il a dénoncé toutes ces mesures qui visent à rendre « les femmes invisibles dans la société ». Il s’agit notamment de la suspension de l’enseignement secondaire pour les filles, des obstacles sévères à l’emploi, l’absence de possibilités de participer à la vie politique et publique.

Il a également critiqué ces limites aux libertés de mouvement, d’association et d’expression, des directives sur le « mahram » (tuteur masculin de la famille), l’imposition d’une forme stricte de hijab et des conseils fermes pour rester à la maison. Toutes ces mesures « correspondent au modèle de ségrégation absolue des sexes », a affirmé M. Bennett. 

« Les Talibans sont à la croisée des chemins. Soit la société devient plus stable et un endroit où chaque Afghan jouit de la liberté et des droits de l’homme, soit elle devient de plus en plus restrictive », a-t-il fait valoir.

Pour éviter les risques d’une « instabilité et de souffrances supplémentaires en Afghanistan », il préconise de changer certaines mesures restrictives relatives à « l’ouverture urgente d’écoles secondaires pour les filles et la mise en place d’une administration inclusive qui représente véritablement chaque segment de la société afghane ».

Par ailleurs, l’expert indépendant s’est également préoccupé par les allégations, devant être vérifiées, selon lesquelles des civils ont été exposés à des violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Il s’agit notamment des arrestations arbitraires, des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des déplacements forcés dans le Panjshir et d’autres provinces du nord, qui ont récemment été le théâtre d’affrontements entre les forces de sécurité de facto et les combattants affiliés au Front de résistance nationale.

Photo ONU/Manuel Elias

Richard Bennett, s’exprime lors d’un événement spécial sur les droits de l’homme aux Nations unies en 2016. (archives)

Combler le fossé entre leurs paroles et leurs actes des Talibans

L’expert a ainsi fait état d’un nombre élevé de rapports faisant état d’intimidation, de harcèlement, d’attaques, d’arrestations. Dans certains cas, des informations font état de meurtres ou de disparitions de journalistes, de procureurs et de juges pour avoir exercé leurs fonctions, ainsi que de membres de la société civile pour avoir exercé leurs droits de réunion et d’association pacifiques, est très préoccupant, a fait remarquer M. Bennett.

Plus largement, « l’Afghanistan est confronté à une pléthore de défis en matière de droits de l’homme qui ont un impact sévère sur la population ». Or « les autorités de facto n’ont pas reconnu l’ampleur et la gravité des abus commis – dont beaucoup en leur nom – et leur responsabilité pour y remédier et protéger l’ensemble de la population ».

Face à ce sombre constaté lors de sa mission dans le pays, M. Bennett a exhorté les autorités à reconnaître les défis en matière de droits de l’homme auxquels elles sont confrontées et à combler le fossé entre leurs paroles et leurs actes.

Richard Bennett (Nouvelle-Zélande) a été nommé Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Afghanistan par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 1er avril dernier. Il a officiellement pris ses fonctions le 1er mai 2022. Son premier rapport sera présenté à la session de septembre du Conseil des droits de l’homme.

NOTE

Les Experts indépendants font partie de ce qui est désigné sous le nom des “procédures spéciales” du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, l’organe le plus important d’experts indépendants du Système des droits de l’homme de l’ONU, est le terme général appliqué aux mécanismes d’enquête et de suivi indépendants du Conseil qui s’adressent aux situations spécifiques des pays ou aux questions thématiques partout dans le monde. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole ; ils ne font pas partie du personnel de l’ONU et ils ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants des gouvernements et des organisations et ils exercent leurs fonctions à titre indépendant.

MIL OSI

Syrie : la Commission d’enquête de l’ONU réclame la poursuite des opérations humanitaires via le seul poste frontière autorisé

Source: United Nations – in French 2

Headline: Syrie : la Commission d’enquête de l’ONU réclame la poursuite des opérations humanitaires via le seul poste frontière autorisé

C’est actuellement le seul poste frontière par lequel l’ONU et les autres organismes humanitaires peuvent acheminer de l’aide dans le nord-ouest de la Syrie : Bab al-Hawa offre un lien entre la province d’Idlib et la Turquie. Mais la résolution onusienne permettant son utilisation par les agences onusiennes arrive à expiration ce 10 juillet.

La Commission d’enquête des Nations Unies sur la Syrie a averti ce jeudi que ce serait un échec de premier ordre si le Conseil de sécurité n’étendait pas l’aide transfrontalière actuelle à la Syrie.

« Il est inadmissible d’envisager la fermeture du dernier poste frontalier alors que les besoins sont les plus importants », ont alerté dans un communiqué les enquêteurs onusiens.

La semaine dernière, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé de manière inquiétante des points de vue opposés sur la nécessité de prolonger cette autorisation, qui garantit l’accès à une aide désespérément nécessaire à des millions de Syriens depuis 2014. Une situation qui intervient alors que le pays est confronté à sa « pire crise économique et humanitaire » depuis le début du conflit.

Trois passages frontaliers exclus du champ d’application de la résolution depuis 2020

Pour la Commission, la communauté internationale doit préserver l’aide transfrontalière existante, qui permet de sauver des vies.

« C’est une abomination morale qu’une résolution du Conseil de sécurité ait été en soi jugée nécessaire pour faciliter l’aide transfrontalière face à des violations constantes – par le gouvernement syrien et d’autres parties – de leurs obligations en vertu du droit international d’autoriser et de faciliter l’aide humanitaire pour les civils dans le besoin », a déclaré dans un communiqué, Paulo Pinheiro, Président de la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie.

Les enquêteurs onusiens ont également souligné la « trajectoire alarmante du rétrécissement constant de l’acheminement transfrontalier de l’aide humanitaire ». Le Conseil de sécurité a d’abord adopté une résolution en 2014, autorisant l’acheminement de l’aide dans le nord de la Syrie par quatre points de passage frontaliers, même sans le consentement du gouvernement syrien.

Depuis 2020, trois passages ont été exclus du champ d’application de la résolution, laissant Bab al-Hawa comme seul passage frontalier autorisé restant. « Il est inadmissible que la discussion semble se concentrer sur la question de savoir s’il faut fermer le dernier point de passage autorisé pour l’aide, plutôt que sur la manière d’élargir l’accès à l’aide vitale à travers le pays et par toutes les voies appropriées », a fait valoir l’un des membres de la Commission, Hanny Megally.

OCHA

Des responsables humanitaires de l’ONU arrivent de Turquie dans la province syrienne d’Idlib pour évaluer les besoins des communautés déplacées (photo d’archives).

12 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë

« Tous les obstacles à l’aide humanitaire doivent être levés. Cela inclut ceux causés par les sanctions, même si ce n’est pas intentionnel », a plaidé pour sa part Lynn Welchman.

Le vote du Conseil de sécurité intervient alors que les besoins humanitaires dans toute la Syrie sont à leur plus haut niveau depuis le début du conflit dévastateur qui dure depuis 11 ans. Selon l’ONU, 14,6 millions de Syriens dépendent désormais de l’aide humanitaire, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré. Dans toute la Syrie, 12 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë – une augmentation stupéfiante de 51% depuis 2019.

Dans le nord-ouest de la Syrie, dans ces zones encore contrôlées par les groupes d’opposition, les conditions humanitaires se détériorent en raison des hostilités en cours et d’une crise économique qui s’aggrave. Plus de 4 millions de personnes dont 80 % d’entre elles sont des femmes et des enfants, y dépendent de l’aide.

L’impact diplomatique et socio-économique du conflit ukrainien

Grâce aux opérations transfrontalières autorisées par le Conseil de sécurité, l’aide parvient à environ 2,4 millions d’entre elles chaque mois. Selon les enquêteurs onusiens, cette ligne de vie est vitale pour la population du nord-ouest de la Syrie.

Sur un autre plan, Paulo Pinheiro et son équipe s’inquiètent de l’impact du conflit ukrainien en Syrie. Tout en portant atteinte aux « relations diplomatiques et aux canaux de communication sur la Syrie au sein du Conseil de sécurité », il est également à l’origine de difficultés économiques sans précédent pour la Syrie et son peuple.

Les enquêteurs onusiens font ainsi état d’une montée en flèche des prix, mais aussi des pénuries de blé et d’autres produits de base. « La hausse rapide du chômage plonge des pans de plus en plus importants de la population dans une pauvreté abjecte », ont-ils fait valoir, regrettant par ailleurs le déficit de financement des opérations humanitaires en Syrie.

« La communauté internationale ne peut pas maintenant abandonner le peuple syrien. Ils ont enduré 11 ans d’un conflit dévastateur qui leur a infligé des souffrances indicibles. Ils n’ont jamais été aussi appauvris et ont besoin de notre aide », a conclu M. Pinheiro.

MIL OSI

Conseil de sécurité : l’ONU appelle à protéger les civils en modifiant les opérations militaires

Source: United Nations – in French 2

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Lors d’une réunion du Conseil de sécurité mercredi, un haut responsable humanitaire de l’ONU a appelé à modifier les opérations militaires pour protéger les civils alors que les conflits continuent de faire un nombre important de victimes civiles en raison notamment de bombardements dans les zones densément peuplées.

Le Directeur de la Coordination du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), Ramesh Rajasingham, a précisé que les conflits ont endommagé des infrastructures essentielles, perturbant les services essentiels d’eau, d’assainissement, d’électricité et de santé et entraînant des privations, la faim et des déplacements.

Il a également relevé que l’utilisation abusive des technologies numériques a facilité la désinformation et la diffusion de fausses informations, de discours de haine, alimentant ainsi les conflits et accroissant les risques de préjudice pour les civils et les acteurs humanitaires. 

M. Rajasingham a dénoncé la prise pour cible constante des écoles ainsi que les enlèvements et meurtres d’enseignants. Il a indiqué que plus de 900 écoles ont été détruites, endommagées ou fermées en Afghanistan, au cours des neuf premiers mois de 2021, et que leur réhabilitation a été entravée par la présence d’explosifs. 

Des milliers d’écoles ont également été entièrement ou partiellement endommagées en Éthiopie et plus de 30.000 enseignantes et enseignants déplacés.

Il s’est également préoccupé de l’impact des opérations militaires sur l’environnement, notant que les dommages causés aux infrastructures industrielles en Syrie ont produit des millions de tonnes de gravats et de poussières contenant des matières dangereuses telles que l’amiante, des métaux lourds, des produits chimiques et des produits de combustion, avec un effet potentiellement grave sur la santé.

Photo ONU/Manuel Elias

Robert Mardini, Directeur général du CICR, devant le Conseil de sécurité.

Corrélation entre faim et conflits armés

Le haut responsable de l’OCHA a ensuite mis l’accent sur la corrélation entre conflits armés et faim. Il a noté que fin 2021, plus de 140 millions de personnes étaient confrontées à des crises d’insécurité alimentaire aiguë, voire à des niveaux d’insécurité alimentaire encore plus graves.

Il a appelé à protéger les civils en modifiant les opérations militaires et à tenir compte de l’empreinte environnementale des conflits en intégrant la protection juridique de l’environnement dans la formation et la doctrine militaires ainsi que dans les cadres politique et juridique nationaux.

De son côté, le Directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Robert Mardini, a considéré que si certains progrès ont été accomplis sur le plan normatif et politique en matière de protection des civils, la réalité sur le terrain continue de raconter une « histoire très différente ».

« Nous assistons à des attaques délibérées contre des civils et des biens civils, causant des souffrances indicibles. Nous voyons, bien trop souvent, des attaques aveugles et disproportionnées. Nous voyons la politisation flagrante de l’action humanitaire, alors que les solutions politiques pour mettre fin aux conflits restent insaisissables. Et nous voyons les États, qui ont la responsabilité première de respecter –et de faire respecter– le droit international humanitaire, manquer à leurs obligations », a-t-il dit.

Coût humain effroyable des guerres urbaines

M. Mardini a notamment attiré l’attention sur le coût humain « effroyable » des guerres urbaines, en particulier lorsque des armes explosives sont utilisées, soulevant de sérieuses questions sur la façon dont les parties à ces conflits interprètent et appliquent les règles pertinentes du droit international humanitaire. En fait, le concept de « nécessité militaire » est le plus souvent utilisé de manière abusive – comme une excuse pour le recours à la force plutôt que comme une raison de le limiter.

M. Mardini a exhorté les États et les parties à des conflits armés à éviter l’utilisation d’armes explosives lourdes dans des zones peuplées, en raison du risque élevé d’impacts indiscriminés.

« Nous les exhortons à prendre des mesures de prévention et d’atténuation à tous les niveaux à cet effet, afin de renforcer la protection des civils et de faciliter le respect du droit international humanitaire. Plus largement, nous demandons aux États de faire de la protection des civils une priorité stratégique dans la planification et la conduite de toutes les opérations militaires et de sécurité dans les zones peuplées », a-t-il ajouté. Il s’agit notamment de permettre aux civils de recevoir une aide humanitaire, de les épargner des attaques et de faciliter leur passage en toute sécurité pour obtenir un répit de la violence. Les infrastructures civiles permettant de fournir des services essentiels à la population civile doivent être protégées.

Echec à protéger les civils

Pour sa part, le Président du Comité international de secours, David Miliband, a exhorté le Conseil de sécurité à honorer ses engagements en ce qui concerne la protection des civils.

Il a indiqué que 56 conflits font rage dans le monde aujourd’hui, les civils représentant 87% des victimes. Selon lui, le système diplomatique, juridique, politique et humanitaire de protection des civils a échoué.

Si le Conseil n’est pas responsable des agissements de ceux ciblant des civils ou des travailleurs humanitaires, il est responsable des échecs pour les tenir pour responsables, a dit M. Miliban. « C’est cela qu’il faut changer », a-t-il ajouté. 

La Directrice pour la République démocratique du Congo (RDC) de Women for Women International, Rachel Boketa a indiqué que son organisation aide localement les femmes survivantes de la guerre à reconstruire leur vie.

Pour assurer un meilleur accès humanitaire et mieux protéger les civils, les approches transformatrices genrées et les organisations locales de femmes doivent faire partie de la stratégie dès le départ, a-t-elle affirmé, rappelant qu’en RDC, pays classé 163e sur 170 à l’indice « femmes, paix et sécurité », les femmes sont touchées de manière disproportionnée par les cycles de pauvreté et de déplacement.

Outre le contexte d’insécurité et de conflit, les femmes de RDC sont confrontées à des normes et des croyances sociales patriarcales qui entravent leur accès aux services sociaux de base et aux aides tout en les empêchant de changer ces conditions. Ces défis, a-t-elle souligné, font que les femmes et les groupes marginalisés sont les plus susceptibles de passer à travers les dispositifs de protection, de développement et de consolidation de la paix.

MIL OSI

Si l’on veut un avenir durable, il est crucial de prévenir les catastrophes et réduire les risques, selon l’ONU

Source: United Nations – in French 2

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Le monde connaîtra 1,5 catastrophe de moyenne à grande ampleur chaque jour jusqu’à la fin de la décennie, à moins que les pays n’intensifient leurs mesures de prévention et de réduction des risques, a déclaré mercredi la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, à Bali, en Indonésie.

Mme Mohammed s’exprimait à l’ouverture de la septième Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe – le premier forum international sur la question depuis le début de la pandémie de Covid-19 – réunissant des gouvernements, l’ONU et les principales parties prenantes.

Au cours de la réunion de trois jours, les participants feront le point sur la mise en œuvre d’un accord de 2015 connu sous le nom de Cadre de Sendai, qui vise à protéger les acquis du développement contre les risques de catastrophe.

Avenir résilient

La numéro deux de l’ONU a déclaré aux participants que le monde comptait sur le leadership, la sagesse et l’expertise du forum.

« Les décisions que vous prenez peuvent jouer un rôle important dans la prévention d’une autre calamité comme la pandémie de COVID-19 », a-t-elle déclaré. « Nous pouvons – et nous devons – concentrer nos efforts sur la prévention et la réduction des risques, et construire un avenir sûr, durable, résilient et équitable pour tous.

Les catastrophes entravent déjà les efforts mondiaux pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) ».

Soulignant la nécessité de l’urgence, Mme Mohammed a décrit quatre domaines d’action, à commencer par tirer les leçons de la pandémie.

« Nous devons garantir une meilleure cohérence et mise en œuvre du lien entre l’aide humanitaire et le développement. Cela signifie améliorer la gouvernance des risques. Parce que malgré nos efforts, la création de risques dépasse la réduction des risques », a-t-elle déclaré.

Mme Mohammed a noté qu’actuellement il n’y a pas de cadres de gouvernance en place pour gérer les risques et atténuer leur impact. Elle a déclaré que le rapport d’évaluation mondial 2022 de l’ONU, publié le mois dernier, décrit les moyens par lesquels les systèmes de gouvernance peuvent évoluer pour mieux faire face aux risques systémiques.

Le rapport « indique clairement que dans un monde d’incertitude, la compréhension et la réduction des risques sont fondamentales pour parvenir à un développement durable », a-t-elle ajouté.

© UNDRR

La Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed (3e à gauche) visite le stand de l’Indonésie au forum sur la réduction des risques de catastrophe à Bali.

Investir dans les données

Pour son deuxième point, Mme Mohammed a souligné l’importance d’investir dans des capacités de données plus solides.

Elle a évoqué les « nouveaux instruments multilatéraux » dans ce domaine, tels que le Fonds d’analyse des risques complexes des Nations Unies, qui soutient des « écosystèmes de données » capables de mieux anticiper, prévenir et répondre aux menaces complexes, avant qu’elles ne se transforment en catastrophes à grande échelle.

« Cela comprend le développement conjoint d’une analyse des risques et l’investissement dans une infrastructure de coordination et de données qui permet le partage des connaissances et une action anticipative conjointe. De tels investissements nous aideront à gérer les risques complexes plus tôt, plus rapidement et de manière plus ciblée et efficace », a-t-elle déclaré.

Alors que les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement souffrent de manière disproportionnée lors des catastrophes, son troisième point était centré sur le fait de leur accorder une plus grande attention.

Les catastrophes dans ces pays peuvent anéantir des décennies de progrès en matière de développement et de croissance économique, a-t-elle déclaré, avec de très graves conséquences économiques et sociales à long terme.

« Nous devons de toute urgence intensifier la coopération internationale pour la prévention et la réduction des risques de catastrophe dans les pays les plus vulnérables et pour les communautés les plus vulnérables, y compris les femmes et les filles, les personnes handicapées, les pauvres, les marginalisés et les isolés », a-t-elle déclaré.

L’alerte précoce sauve des vies

Mme Mohammed a cité la fourniture de systèmes d’alerte précoce comme un exemple de mesure efficace qui offre un retour sur investissement considérable.

Elle a déclaré que le Secrétaire général de l’ONU avait demandé à l’Organisation météorologique mondiale (OMM) de présenter un plan d’action lors de la prochaine Conférence des Nations Unies sur le climat (COP27), qui se tiendra en Égypte en novembre, visant à garantir que chaque personne sur Terre soit couverte par un système d’alerte précoce d’ici cinq ans.

Pour son dernier point, Mme Mohammed a appelé à ce que les secteurs public et financier soient « à l’épreuve des risques », déclarant que « nous devons penser résilience» , tenir compte du coût réel des catastrophes et inciter à la réduction des risques, pour arrêter la spirale des pertes dues aux catastrophes.

Les gouvernements doivent également tenir compte de la réduction des risques de catastrophe dans les cadres financiers, tandis que « des mesures alternatives, au-delà du produit intérieur brut, devraient tenir compte des risques de catastrophe et de la résilience ».

La résilience « doit être notre mantra », selon Abdulla Shahid

Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Abdulla Shahid, a déclaré de son côté qu’une leçon primordiale de la Covid-19 et de la crise climatique était que ceux qui sont le plus en retard et qui souffrent le plus sont « trop souvent, anéantis par la crise qui se présente à eux ».

« Notre rétablissement après la pandémie doit refléter cette connaissance. La résilience doit être notre mantra », a-t-il déclaré.

« Chaque nouveau bâtiment, chaque nouveau programme social, chaque budget et chaque initiative doit être conçu et exécuté de manière à réduire les risques. Cela doit être intégré à tout ce que nous faisons, dès le début, et vérifié à chaque étape du processus », a-t-il ajouté.

M. Shahid a déclaré que l’exigence actuelle était une « reprise transformatrice » qui comble les lacunes des politiques économiques, sociales et environnementales, ainsi que la surproduction et la consommation.

La septième plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe est organisée par le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) et est accueillie par le gouvernement indonésien.

Le Président Joko Widodo a déclaré que son pays était très exposé aux catastrophes.

« En 2022, au 23 mai, 1.300 catastrophes ont eu lieu, et en un mois, en moyenne, 500 tremblements de terre se sont produits », a-t-il déclaré.

« Par conséquent, lors de la Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe, aujourd’hui, le gouvernement indonésien propose au monde le concept de résilience comme solution pour atténuer toutes les formes de catastrophes, y compris les pandémies », a-t-il ajouté.

Le Président Widodo a également appelé toutes les nations à « s’engager et à être sérieuses » dans la mise en œuvre du cadre de Sendai.

MIL OSI

L’Afrique est un « berceau de l’espoir » malgré de nouveaux défis – Guterres

Source: United Nations – in French 2

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La Journée de l’Afrique est l’occasion pour le monde de célébrer « l’énorme potentiel » de ce continent si divers et dynamique, a déclaré le chef de l’ONU dans un message optimiste pour marquer la journée ce mercredi. 

« L’Afrique est un berceau de l’espoir », a déclaré le Secrétaire général António Guterres, citant « le nombre croissant de jeunes » africains et « leur dynamisme ». 

Et avec des initiatives telles que la Zone de libre-échange continentale africaine, la Décennie de l’inclusion financière et économique des femmes et les propositions audacieuses de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA), « de belles perspectives s’ouvrent pour l’Afrique », a-t-il déclaré. 

La guerre en Ukraine exacerbe les défis

Cependant, le haut responsable de l’ONU a rappelé qu’il existe « de multiples difficultés qui empêchent l’Afrique de réaliser pleinement son potentiel ». Il a cité la pandémie de Covid-19 et ses effets dévastateurs sur les économies africaines ainsi que les changements climatiques, les conflits qui perdurent et une grave crise alimentaire.

Et la guerre en Ukraine exacerbe les défis, « créant une ‘super-tempête’ pour les pays en développement, en particulier en Afrique ». 

« Cette crise entraîne une flambée des prix des denrées alimentaires, de l’énergie et des engrais, ce qui a des conséquences terribles sur la nutrition et les systèmes alimentaires, et il est aujourd’hui encore plus difficile pour les pays du continent de mobiliser les ressources financières dont ils ont besoin pour investir dans leur population », a souligné le Secrétaire général. 

La Journée de l’Afrique marque la fondation en 1963 de l’Organisation de l’Unité africaine, désormais connue sous le nom d’UA, et offre une occasion annuelle de réfléchir aux défis et aux réalisations du continent. 

Parmi les nations africaines, les entités des Nations Unies ont longtemps joué un rôle clé dans la promulgation des valeurs fondamentales de la Charte et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. 

©UNDP/Julie Pudlowski

Une femme travaille sur son ordinateur portable au Rwanda.

2022, année de la nutrition

De la paix et de la sécurité au développement social et économique et à l’intégration régionale, l’ONU s’est révélée être un partenaire indispensable. 

Alors que 2022 a été désignée Année de la nutrition par l’Union africaine, le Secrétaire général a exhorté le monde à « se montrer solidaire avec tous les Africaines et Africains et unir ses forces pour améliorer la sécurité alimentaire et mettre la nutrition à la portée de toutes et tous ». 

« Nous devons également redoubler d’efforts pour mettre fin à la pandémie, réformer le système financier mondial, porter un coup d’arrêt aux changements climatiques et faire taire les armes dans tous les conflits», a-t-il ajouté. 

Le chef de l’ONU a conclu en promettant que l’Organisation continuera de « se tenir fièrement aux côtés des Africaines et des Africains et s’efforcera, comme elle l’a promis, de construire une Afrique prospère et pacifique pour toutes et tous ». 

MIL OSI

RDC : des milliers de personnes fuient les affrontements dans le Nyiragongo et le Rutshuru dans l’Est du pays (OCHA)

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La poursuite des affrontements, qui ont éclaté le 22 mai dernier entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 à Jomba dans le territoire de Rutshuru et à Kibumba dans le territoire de Nyiragongo, ont entraîné le déplacement de milliers de civils, a annoncé mercredi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). 

Selon l’agence onusienne, les combats à Kikumba, situé à 25 km au nord de Goma, auraient forcé environ 10.000 personnes à fuir vers Rugari dans le Territoire de Rutshuru et Kibati, à environ 8 km de Goma.

« A en croire les partenaires de protection, environ 26.000 personnes ont été déplacées depuis la reprise des violences le 22 mai à Rutshuru », a détaillé l’OCHA, dans son dernier rapport de situation sur l’Est de la RDC. 

Les 24.000 restants sont répartis dans les villages de la zone de santé de Rwanguba, où ils vivent dans des sites improvisés, notamment des églises et des écoles, et ont un besoin urgent de nourriture et d’articles non alimentaires. 

D’autres civils ont décidé de franchir les frontières internationales congolaises. Plus de 1.500 personnes ont ainsi fui vers l’Ouganda, rejoignant environ 19.000 autres qui s’y trouvaient déjà lorsque les affrontements ont éclaté en mars dernier.  

Les humanitaires examinent un plan de contingence/préparation aux urgences

Cette nouvelle confrontation est la cinquième entre l’armée congolaise et des « présumés combattants du M23 » depuis mars 2022 dans le territoire de Rutshuru.

Les précédents affrontements avaient occasionné le déplacement de quelque 65.000 personnes. Celles-ci n’ont pu retourner chez elles suite à la récurrence d’affrontements et restent cantonnés soit dans des écoles, des églises et d’autres centres collectifs, soit en familles d’accueil dans la Zone de Santé de Rutshuru.

Dans la région, les activités socio-économiques de base sont paralysées autour de Jomba depuis le début des combats. « Selon des sources humanitaires, au moins 19.000 personnes ont été privées d’aide vitale suite à la suspension des activités humanitaires dans les localités proches de Bunagana, où des combats ont été signalés le 23 mai », a indiqué l’OCHA. 

Cependant, les activités humanitaires se poursuivent dans certaines zones non combattues de Rwanguba. Les acteurs humanitaires craignent l’extension des affrontements à ces zones avec la poursuite des combats.

Face à ces derniers développements, la communauté humanitaire s’est réunie à Goma cet en début de semaine pour discuter du plan de contingence/préparation aux urgences incluant ces derniers développements. L’OCHA prévoit une mission à Rutshuru d’ici la fin de la semaine pour soutenir les efforts de coordination sur le terrain.

Une réponse humanitaire était déjà en cours dans les secteurs de sécurité alimentaire, santé, protection, abris, articles ménagers essentiels, nutrition et eau, hygiène et assainissement. Mais selon l’ONU, cette aide pourrait ne pas être suffisante en raison des nouveaux besoins que ces nouveaux affrontements pourraient créer. « La poursuite des combats risque également d’affecter les interventions humanitaires en cours, et entraîner la suspension de l’aide », a alerté l’OCHA.

MIL OSI