Source: Government of Canada – in French 1
Le 7 mars 2024 – Ottawa (Ontario) – Agriculture et Agroalimentaire Canada
Le gouvernement du Canada s’est engagé à protéger la résilience des communautés rurales du Canada et du secteur porcin canadien en soutenant les efforts de prévention et en se préparant à intervenir en cas d’éclosion de peste porcine africaine (PPA). Aujourd’hui, l’honorable Lawrence MacAulay, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, a annoncé un engagement maximal de 567,16 millions de dollars pour soutenir les éleveurs de porcs en cas de fermeture des principaux marchés d’exportation des produits de porc et de porcs vivants canadiens en raison d’une éclosion de PPA au Canada ou aux États-Unis.
Bien que le Canada soit exempt de PPA, une seule détection de la maladie au Canada entraînerait la fermeture des marchés d’exportation en raison des réglementations commerciales internationales et des restrictions à l’importation imposées par les partenaires commerciaux. Le Canada dépend fortement des exportations de porc et de porcs vivants, et la fermeture de marchés d’exportation clés serait dévastatrice pour le secteur porcin. Il en résulterait des coûts extraordinaires pour les éleveurs de porcs, qui seraient contraints de prendre des décisions difficiles concernant l’abattage de leurs troupeaux.
Agriculture et Agroalimentaire Canada travaillera en collaboration avec les provinces et les territoires pour élaborer des ententes. Une fois les ententes signées, l’engagement global pourrait augmenter pour se traduire par un financement à frais partagés de 60/40 avec les partenaires provinciaux et territoriaux.
Le financement annoncé aujourd’hui s’inscrit dans le cadre d’un effort global plus important. Voici d’autres mesures visant à prévenir une éclosion de peste porcine africaine, à s’y préparer et à en atténuer les effets :
- Le Programme de préparation de l’industrie à la peste porcine africaine (PPIPPA) a fourni 15,5 millions de dollars à 28 bénéficiaires pour 44 projets visant à financer les efforts de détection précoce et une réponse d’urgence efficace en cas d’éclosion de la PPA.
- Aux points d’entrée, des mesures supplémentaires ont été mises en place pour empêcher la PPA d’atteindre le Canada, notamment le déploiement d’un plus grand nombre d’équipes de chiens détecteurs et l’affectation stratégique d’agents de l’Agence des services frontaliers du Canada pour examiner les marchandises en provenance des pays touchés. On a également renforcé les mesures de contrôle des importations afin d’empêcher l’entrée au Canada d’ingrédients contaminés d’aliments pour animaux d’origine végétale provenant de pays touchés par la PPA. Il a également déclaré des zones de contrôle secondaires pour les ingrédients d’aliments pour animaux d’origine végétale aux points d’entrée maritimes.
- Des campagnes de sensibilisation sont actuellement menées pour sensibiliser les voyageurs et les petits producteurs.
- Le Canada travaille en étroite collaboration avec ses partenaires et homologues nord-américains afin d’harmoniser les protocoles d’analyse, d’échanger des renseignements et de prendre des mesures collectives d’un point de vue nord-américain.
- Le Canada participe activement à la recherche sur la PPA. En effet, le Centre national des maladies animales exotiques de l’Agence canadienne d’inspection des aliments du Canada (ACIA) collabore avec les pays où la PPA est endémique afin d’étudier de nouvelles souches du virus, tout en collaborant avec l’organisation VIDO-InterVac, le département de l’Agriculture des États-Unis et des entreprises privées pour mettre au point et tester des vaccins candidats et des antiviraux contre la PPA.
- L’ACIA a conclu des ententes de zonage avec les États-Unis, l’Union européenne, Hong Kong, Singapour et le Vietnam, et l’Agence cherche à en conclure d’autres avec d’autres partenaires commerciaux.
- Le gouvernement du Canada et les provinces et territoires continuent de collaborer avec le secteur pour répondre aux besoins qui pourraient survenir en cas d’épidémie de PPA.
