Source: Government of Canada – in French 1
Sackville (Nouveau-Brunswick), le 20 mars 2025 — Les gouvernements du Canada, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse vont collectivement de l’avant pour protéger l’isthme de Chignecto des effets de plus en plus dévastateurs du changement climatique. Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse s’engagent à verser 162,5 millions de dollars chacun, soit un total de 325 millions de dollars pour soutenir le projet (évalué à 650 millions de dollars). Il s’agit d’une étape cruciale pour veiller à ce que ce lien important soit sécuritaire.
Cette annonce a été faite par le ministre Dominic LeBlanc, le ministre Kody Blois, la première ministre Susan Holt, et le ministre Fred Tilley.
Le système de digues de l’isthme de Chignecto, situé entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, sera rehaussé afin de réduire le risque d’inondation et de protéger l’agriculture de la région et les collectivités environnantes, notamment Sackville (Nouveau-Brunswick) et Amherst (Nouvelle-Écosse), contre l’élévation du niveau de la mer et les ondes de tempête.
L’isthme est également un corridor de transport, avec notamment la route transcanadienne et la voie ferrée du Canadien National qui relient le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. On estime à 100 millions de dollars les marchandises et les services qui empruntent chaque jour le corridor. De plus, le corridor contient également des lignes de transmission électrique de 138 kV et 345 kV ainsi que des câbles à fibres optiques, essentiels pour fournir de l’électricité et des capacités de télécommunication à la fois dans les collectivités et entre elles.
Un réseau de digues et d’aboiteaux installé à la fin des années 1600 protège actuellement les biens situés dans la région contre l’élévation du niveau de la mer et les ondes de tempête, entre autres un parc éolien voisin, des sites culturels, une station d’épuration, des terres agricoles et des propriétés privées avec des bâtiments, des puits et des fosses septiques. Selon les prévisions, l’élévation croissante du niveau de la mer et l’affaissement du littoral menaceront les digues actuelles – ainsi que les infrastructures et les communautés qu’elles protègent – avant 2100.
Le projet consistera à rehausser la hauteur du système de digues existant afin d’atténuer le risque que de l’eau de mer vienne inonder l’isthme de Chignecto. Le projet comprendra deux volets principaux : un système de digues d’au moins 13 km et trois à cinq grands aboiteaux, ainsi que le remplacement de petits aboiteaux ou l’ajout de nouveaux. Les aboiteaux sont des ponceaux munis de vannes qui empêchent l’eau de mer de s’écouler vers l’intérieur des terres au-delà des digues, tout en permettant à l’eau située derrière les digues de s’écouler vers la mer.
L’ensemble du projet devrait prendre environ 10 ans : les études techniques préliminaires, la conception et l’acquisition des terrains se déroulant pendant la première moitié de la période et la majeure partie de la construction se déroulant pendant la dernière moitié.
