Source: Republic of France in French
La République française a publié la déclaration suivante:
À tout âge, écouter les signaux de son corps, ne pas banaliser les douleurs, la fatigue ou les troubles du sommeil, c’est déjà se protéger.
Entre 15 et 25 ans : poser les bases
Le cancer du testicule, bien que rare, est le cancer le plus fréquent chez les jeunes hommes entre 15 et 25 ans. C’est la raison pour laquelle, dès l’adolescence, une attention particulière doit être portée à cette partie du corps. Une bosse, une gêne, une douleur ou une sensation de lourdeur inhabituelle doivent être signalées sans attendre à un professionnel de santé.
Les moins de 26 ans peuvent également demander le dépistage de quatre infections sexuellement transmissibles (IST), en plus du VIH, en laboratoire de biologie médicale sans ordonnance et avec une prise en charge à 100 %.
Santé sexuelle : pas de tabou
Contraception, IST, troubles de l’érection ou baisse de désir : tous ces sujets peuvent être abordés sans gêne avec un professionnel. Le préservatif reste le seul moyen qui protège à la fois des infections et des grossesses non désirées. La contraception est une responsabilité partagée, à discuter avec sa partenaire. À tout âge, un médecin peut orienter vers un urologue ou un andrologue, spécialistes de la santé sexuelle et reproductive masculine.
Entre 26 et 39 ans : adopter les bons réflexes santé
L’entrée à l’âge adulte et la vie active est une période pendant laquelle les contraintes professionnelles et familiales s’intensifient. Il est alors important de conserver un suivi médical régulier, même en l’absence de symptômes. Tension artérielle, poids, sommeil, stress, santé mentale… Une consultation annuelle est essentielle.
À partir de 11 ans
Il est recommandé de réaliser le vaccin contre le papillomavirus.
À partir de 25 ans
Les jeunes hommes doivent organiser une surveillance testiculaire (notamment par l’autopalpation) de manière régulière pour détecter d’éventuelles anomalies et prévenir le cancer des testicules.
À partir de 40 ans
Un bilan lipidique pour surveiller le taux de cholestérol et autres graisses dans le sang est préconnisé tous les 3 à 5 ans.
Entre 45 et 50 ans
Un test de dépistage colorectal est à prévoir : un test simple, rapide et 100 % remboursé est à réaliser tous les deux ans.
À partir de 50 ans
C’est le début du dépistage du cancer de la prostate qui est proposé tous les 2 à 4 ans selon le risque, ainsi que l’évaluation du risque d’ostéoporose (surtout en cas d’antécédants familiaux ou de traitements prolongés par corticoïdes) .
À partir de 60 ans
Un bilan cardiologique annuel proposé pour un suivi médical du coeur et de la tension. Le dépistage des maladies neurodégénératives est recommandé, comme Alzheimer ou Parkinson, avec un suivi de la mémoire et des fonctions cognitives si des symptômes apparaissent.
Prévention tout au long de la vie avec Mon bilan prévention
Pris en charge à 100 % par l’Assurnce maladie, ce dispositif permet à chacun, homme comme femme, de bénéficier de bilans de santé à tous les âges clés de la vie. Il aide à prévenir l’apparition de maladies telles quele diabète, les maladies cardiovasculaires, ou certains cancers.
Entre 40 et 50 ans : prévenir les risques invisibles
Entre 40 et 50 ans, les problèmes de santé peuvent apparaître de façon silencieuse. Il est alors recommandé de réaliser un bilan cardiovasculaire (cholestérol, glycémie, tension), notamment en cas d’antécédents familiaux. Ces examens sont à renouveler tous les un à trois ans selon l’état de santé.
De 50 à 65 ans : faire les dépistages clés
Les cancers masculins, tels que ceux de la prostate, du testicule et de la verge, sont souvent diagnostiqués tardivement et restent entourés de nombreux tabous. En 2023, on estime à plus de 245 000 le nombre de nouveaux cas de cancer chez les hommes en France, le cancer de la prostate représentant à lui seul 24 % de ces cas. Aujourd’hui, en cas d’antécédents familiaux, il est possible de réaliser un dépistage du cancer de la prostate via un toucher rectal et une prise de sang.
À partir de 60 ans, pensez aussi à réaliser des bilans de santé auditifs, remboursés à 70 % par la Sécurité sociale (hors dépassements d’honoraires).
À partir de 70 ans : préserver sa qualité de vie
Vous pourrez ainsi prévenir l’apparition ou les complications de certaines maladies, mais aussi aborder des thématiques qui vous préoccupent tels que le maintien à domicile ou la pratique d’une activité physique adapté pour vieillir en bonne forme.
Comment suivre sa santé quand on est une femme ?
La Journée internationale d’action pour la santé des femmes du 28 mai est l’occasion de rappeler aux femmes l’importance de prendre soin d’elles tout au long de leur vie. Revue des…
Actualité · Santé publique
Publié le 03/06/2024
