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Thérapie par les chats : comment leur ronronnement nous aide à surmonter le stress et la tristesse

Thérapie par les chats : comment leur ronronnement nous aide à surmonter le stress et la tristesse

Source: The Conversation – in French – By Víctor Oswaldo Gamboa Ruiz, Jefe del departamento de psicología básica y neurociencias, Universidad de La Sabana

Les chats représentent bien plus qu’une simple compagnie. Ils réduisent l’anxiété et favorisent l’empathie. (Shutterstock)

Imaginez une personne vivant seule avec une maladie mentale grave. Elle peut se sentir prisonnière de l’anxiété, de la dépression ou de l’isolement, et l’accès à une aide n’est pas toujours facile. Dans ce contexte, un chat peut faire toute la différence. Il n’a pas besoin de parler : il suffit qu’il s’approche, qu’il se blottisse ou que son ronronnement brise le silence. La science nous montre que ce simple geste peut apaiser, réconforter et soulager émotionnellement les personnes, tant dans des contextes thérapeutiques que dans la vie quotidienne.

Les thérapies assistées par les animaux ont fait l’objet de nombreuses recherches, mais les chats prennent de plus en plus d’importance. Non seulement en raison de leur mystère et de leur majesté, mais aussi en raison de leur réelle capacité à améliorer le bien-être des individus.

Qu’est-ce qui rend les chats si spéciaux ?

Vivre avec un chat peut réduire le stress, l’anxiété et la tristesse. Chez les personnes souffrant de troubles mentaux graves, leur compagnie favorise les routines d’autosoins et améliore l’humeur. Les caresses et les jeux avec les chats activent les zones du cerveau associées au plaisir et au calme : tandis que l’ocytocine augmente, le cortisol, associé au stress, diminue.

Leurs bienfaits touchent également d’autres fonctions physiologiques : ils peuvent faire baisser la tension artérielle, favoriser le sommeil et même réduire le risque d’allergies et d’asthme chez les enfants qui grandissent avec eux. Sur le plan social, ils renforcent les liens, éveillent l’empathie et s’avèrent être de grands alliés dans les thérapies avec les enfants, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.

Sérénité avec des moustaches

Contrairement à d’autres animaux de thérapie, les chats n’ont pas besoin d’une formation formelle pour être thérapeutiques. Nombre d’entre eux sont naturellement attentifs, calmes et sensibles aux émotions humaines. Ils s’approchent s’ils sentent de la tristesse, accompagnent sans envahir et apportent leur présence sans être trop exigeants. Ce mélange d’indépendance et d’affection en fait des compagnons idéaux pour ceux qui recherchent des interactions douces et moins contraignantes.

Les regarder dormir, jouer ou simplement exister peut avoir un effet presque hypnotique. Leur ronronnement a notamment été étudié pour ses effets calmants. Ce son grave et vibrant réduit le risque de maladies cardiovasculaires et la pression artérielle. L’interaction physique avec les chats renforce l’activation du cortex et du gyrus préfrontal inférieur, ce qui favorise la communication non verbale, le traitement des visages et l’empathie.

Les traits comportementaux des chats et leur capacité à se lier aux humains sont des caractéristiques qui les rendent très propices à des interactions bénéfiques.


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En fin de compte, leur capacité à provoquer des interactions, leurs caractéristiques physiques – telles que leurs ronronnements et leur fourrure douce et chaude – leur aptitude à répondre positivement au contact humain, leur autonomie, leur calme et leur douceur leur ont assuré une place dans nos foyers en tant qu’animaux de compagnie, mais il a également été démontré qu’ils avaient un impact positif sur nos vies.

Et si nous étions plutôt du genre à aimer les chiens ?

Bien que les soi-disant « amoureux des chats » aient tendance à être plus introvertis et ouverts aux nouvelles expériences, les avantages de la vie avec un félin ne se limitent pas à un seul profil de personnalité. De nombreuses personnes souffrant de dépression, d’anxiété ou de stress chronique ont trouvé un réconfort et un soulagement émotionnel dans leur proximité.

Des effets positifs ont également été observés chez les enfants autistes, qui ont tendance à préférer les interactions prévisibles et moins intenses. En général, ils peuvent être une option plus accessible pour ceux qui ont peur des chiens ou préfèrent un animal moins exigeant.

Ainsi, leur présence s’est avérée utile dans des contextes aussi variés que les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles et les prisons, où ils favorisent le bien-être émotionnel, la responsabilité et la socialisation.

Une relation qui guérit

Les thérapies assistées par les chats s’imposent comme une alternative puissante dans le domaine du bien-être émotionnel. Mais même en dehors d’un cadre clinique, vivre avec l’un de ces animaux peut apporter d’énormes avantages si nous apprenons à comprendre son langage, ses émotions et sa façon de se connecter.

En fin de compte, une relation avec un chat n’est pas seulement de la compagnie : c’est une forme de soins mutuels, une alliance calme et sereine qui nous rappelle que parfois, ce dont nous avons le plus besoin est quelque chose d’aussi simple – et d’aussi profond – qu’un ronronnement.

Víctor Oswaldo Gamboa Ruiz ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Thérapie par les chats : comment leur ronronnement nous aide à surmonter le stress et la tristesse – https://theconversation.com/therapie-par-les-chats-comment-leur-ronronnement-nous-aide-a-surmonter-le-stress-et-la-tristesse-256653

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