Source: International Atomic Energy Agency
Après sa découverte par Marie Skłodowska-Curie et Pierre Curie au début du XXe siècle, le radium a été utilisé pendant des décennies dans des applications comme la radiothérapie et la curiethérapie, mais il est aujourd’hui largement abandonné au profit de radio-isotopes plus sûrs et plus efficaces.
Des sources de radium retirées du service sont entreposées en toute sûreté, mais restent inutilisées, dans des dizaines de pays à travers le monde. Les quelque 80 pays qui participent à l’initiative en tant que détenteurs de ces sources anciennes travaillent avec des organismes qui peuvent convertir le radium 226 en actinium 225, radio-isotope extrêmement rare utilisé dans l’alphathérapie ciblée du cancer.
Le mois dernier, au Brésil, une équipe composée de membres du personnel du Centre de développement de la technologie nucléaire du pays et d’une société radiopharmaceutique américaine a conditionné 397 sources de radium 226 en vue de leur expédition vers les États‑Unis, prévue au mois d’août. Parmi ces sources figurent trois sources de radium dont Marie Skłodowska-Curie avait fait don à un hôpital universitaire à des fins de recherche, lors d’une visite effectuée il y a plus de 80 ans. Une fois transférées aux États-Unis, ces sources contribueront largement à la production d’actinium 225 qui permettra d’améliorer le traitement du cancer dans le monde entier.
« Je félicite le Centre de développement de la technologie nucléaire pour son professionnalisme et son rôle pilote dans cette entreprise cruciale. Comme pour les opérations précédentes menées en Amérique latine et dans les Caraïbes, notre équipe compétente a apporté une contribution essentielle à la lutte contre l’héritage radioactif des sources émettrices de gaz à longue période, dont les “reliques” léguées par Mme Curie », a déclaré Francisco Rondinelli, directeur général de la Commission nationale brésilienne de l’énergie nucléaire. « En outre, l’action menée met à disposition des matières premières précieuses pour la production de nouveaux outils de traitement du cancer, illustrant parfaitement ce qu’est l’économie circulaire dans les applications nucléaires. »
