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Environnement et Changement climatique Canada fait un survol de la météo attendue cet hiver et présente l’expansion du système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes

Environnement et Changement climatique Canada fait un survol de la météo attendue cet hiver et présente l’expansion du système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes

Source: Government of Canada – in French

Le 11 décembre 2025 – Ottawa (Ontario)

Pour s’adapter et se préparer aux conditions météorologiques que nous réserve notre climat en évolution, la population canadienne a besoin de renseignements précis et fondés sur des preuves. Les scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada ont publié les prévisions saisonnières hivernales 2025-2026 et ont lancé l’expansion du système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes pour montrer comment les changements climatiques attribuables aux activités humaines affectent les épisodes de précipitations extrêmes.

Cette saison, les météorologues prédisent :

  • des températures plus chaudes que la normale dans l’est de l’Arctique et dans les communautés autour de la baie d’Hudson, soit dans le nord du Manitoba, de l’Ontario et du Québec;
  • des températures plus chaudes au Labrador, tandis que celles de Terre-Neuve devraient rester proches de la normale;
  • des températures plus froides dans certaines parties du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et de l’ouest de la Nouvelle-Écosse, alors que les températures de l’est de la Nouvelle-Écosse et de la côte sud-ouest de la Colombie-Britannique seront proches de la normale;
  • davantage de précipitations près des Rocheuses et une saison plus dynamique dans l’est du pays.

Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, et encore plus rapidement dans le Nord. Alors que les changements climatiques modifient les conditions hivernales partout au Canada, les prévisions de cette année subissent aussi l’influence d’un épisode relativement faible de La Niña – c’est la cinquième fois que La Niña est présente au Canada en six ans; seul un épisode d’El Niño durant l’hiver 2023-2024 a brisé la séquence. La Niña survient lorsque de forts vents poussent l’eau chaude de l’océan vers l’ouest dans l’océan Pacifique, ce qui provoque une remontée des eaux froides le long de l’Amérique du Sud et peut entraîner une baisse des températures de la mer dans le Pacifique central et oriental.

Pour mieux comprendre les changements climatiques, nos scientifiques ont mis au point un outil pour analyser les épisodes de précipitations extrêmes, comme les fortes pluies, et déterminer rapidement si le réchauffement climatique les a rendus plus probables de se produire, et dans l’affirmative, dans quelle mesure. En moyenne, les taux de précipitations au Canada sont en hausse, mais la quantité de précipitations varie considérablement aux quatre coins du pays. Certains endroits de la côte ouest reçoivent en moyenne 3 000 millimètres de précipitations par année, alors que des secteurs des Prairies et du Grand Nord peuvent en recevoir environ 300 millimètres.

En analysant 42 des épisodes de précipitations les plus extrêmes partout au Canada depuis juin 2025, les chercheurs ont déterminé que 39 d’entre eux avaient été rendus plus probables de survenir en raison de l’influence humaine sur le climat. Trois autres épisodes ont été rendus beaucoup plus probables.

Les plus récentes prévisions et les derniers avertissements de temps violent se trouvent sur le site Web consacré à la météo d’Environnement et Changement climatique Canada et sur l’application MétéoCAN (destinée aux appareils Android et iOS).

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