Source: United Nations – in French 2
Headline: ECOSOC: débat consacré aux questions de coordination
(Le compte rendu de la réunion sera disponible ultérieurement.)
L’ECOSOC en tant que point d’entrée de toutes les parties prenantes
Cette table ronde a mis en lumière l’un des principaux atouts du Conseil économique et social: son caractère inclusif. Les échanges ont porté sur les moyens de renforcer l’engagement des parties prenantes au sein de l’ECOSOC et de son écosystème d’organes afin de répondre efficacement aux défis actuels avec la participation précoce et coordonné des parties prenantes tout en préservant son caractère intergouvernemental.
Dans un contexte marqué par l’aggravation des crises climatiques, économiques et sociales, les intervenants ont souligné que ces défis interdépendants exigeaient une action plus inclusive et mieux coordonnée. Ils ont également insisté sur la nécessité d’ancrer les politiques mondiales dans les réalités du terrain.
Les crises de notre temps exigent un changement de rythme et d’approche, a insisté le Président de l’ECOSOC, avertissant que les objectifs de développement durable (ODD) restaient largement hors de portée, en raison notamment de la fragmentation des efforts, de la raréfaction des ressources et de l’endettement croissant. Les partenariats multipartites comme des leviers indispensables pour accélérer la mise en œuvre des ODD, en particulier les objectifs 6, 7, 9, 11 et 17, a-t-il estimé.
Faire de l’ECOSOC un véritable « port d’attache »
Insistant sur le rôle structurant du secteur privé, Mme Norine Kennedy, Directrice exécutive de la Fondation du Conseil des entreprises internationales des États-Unis, a salué les innovations du Conseil en matière d’ouverture aux parties prenantes, tout en invitant l’ECOSOC à gagner en efficacité, en ciblage et en prévisibilité, pour devenir un véritable « port d’attache » pour l’ensemble des acteurs.
Parmi les bonnes pratiques d’inclusions, le réseau GenJust Youth Network, relevant de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), s’est réjoui que par le biais du mentorat et l’accès direct aux processus décisionnels, les jeunes ont pu contribuer aux politiques de prévention du crime et de la justice pénale. Souvent ignorés, les jeunes sont pourtant les premiers à identifier les tendances négatives dans leurs communautés, a fait valoir son représentant.
Il faut encourager l’implication des jeunes, a soutenu la Présidente de la Peaceland Foundation qui œuvre dans le domaine humanitaire. Elle a présenté le projet organisé autour de Pinglan, premier navire chinois de secours médical hauturier, qui incarne, selon elle, une coopération pragmatique et inclusive, fondée sur le partage des ressources et la confiance. L’ECOSOC doit continuer à offrir ces ponts à travers un partage de l’information, la promotion de la coopération Sud-Sud et des petites organisations locales, a-t-elle encouragé.
L’équité et les limites de l’inclusion
La participation de la société civile est un autre thème qui a largement dominé le débat, panéliste et certains États Membres insistant sur la nécessité d’un accès plus précoce et équitable. L’occasion pour la Directrice des politiques et du plaidoyer de l’International Center for Research on Women (ICRW) de dénoncer une participation souvent tardive et inégale, au détriment des organisations féministes et de terrain, notamment du Sud.
La Fédération de Russie, qui a rappelé que l’ONU demeurait une organisation intergouvernementale, a toutefois estimé que la participation des ONG devait rester consultative, appelant à prévenir toute instrumentalisation politique.
D’autres délégations, telles que l’Allemagne, le Mexique, le Canada ou encore la République dominicaine, ont plaidé, au contraire, pour des consultations larges, structurées et hybrides, garantissant une inclusion fonctionnelle et non symbolique, notamment des peuples autochtones et des acteurs des pays en développement.
(À suivre…)
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