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Perspectives de prospérité partagée

Perspectives de prospérité partagée

Source: People’s Republic of China – State Council News in French

French.china.org.cn | Mis à jour le 02. 04. 2026 | Mots clés :

Chinafrique | 02. 04. 2026

Les décisions prises lors des Deux sessions sur les politiques et l’accès au marché auront des répercussions positives sur le développement de l’Afrique 

Un événement majeur du calendrier politique chinois s’est déroulé début mars à Beijing et, comme toujours, son importance dépassait le simple cadre de l’image. La 4e session de la XIVe Assemblée populaire nationale (APN) et celle du XIVe Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), les plus hautes instances législatives et consultatives du pays, ont pour mission de définir les orientations de la Chine pour l’année à venir et au-delà. 

Communément appelées les Deux sessions et organisées chaque année, ces réunions constituent l’expression institutionnelle du processus politique consultatif et inclusif de la Chine et reflètent concrètement sa démocratie populaire intégrale, où les procédures institutionnelles sont intrinsèquement liées à une mise en œuvre substantielle, se traduisant par des résultats tangibles et opérationnels.  

Un rendez-vous annuel attendu 

L’APN et la CCPPC ont d’importantes responsabilités : examiner en détail les politiques et les inscrire dans le cadre plus large de la feuille de route économique du pays pour les cinq prochaines années, tout en assurant un suivi régulier de leur mise en œuvre. 

La force du processus politique consultatif et inclusif de la Chine réside dans son rôle de dispositif central de la vie politique nationale. Il s’appuie sur le vaste vivier d’expertise et d’expérience du pays, garantissant ainsi que la diversité des points de vue et des perspectives contribue à forger un consensus sur la gouvernance et le développement. 

Lors de la réunion d’ouverture de la 4e session de la XIVe APN le 5 mars, Li Qiang, Premier ministre, a présenté le Rapport d’activité du gouvernement au nom du Conseil des affaires d’État. Parmi les nombreuses priorités économiques et de développement exposées figuraient l’objectif de croissance du PIB pour 2026 et les mesures politiques destinées à soutenir les objectifs économiques du pays. Il a projeté une croissance de 4,5 % à 5 %, « avec la volonté de faire le meilleur résultat possible ». Si certains peuvent y voir un fléchissement des ambitions, cela reflète en réalité une approche plus nuancée et stratégique de la gestion macroéconomique. 

Le choix d’une fourchette plutôt que d’un objectif de croissance fixe témoigne de la reconnaissance par la Chine des difficultés externes croissantes, et non d’une tentative de les dissimuler. Face aux frictions commerciales persistantes avec les États-Unis, à l’imprévisibilité de la politique de l’administration américaine et à l’incertitude de la demande mondiale, fixer un objectif chiffré unique risquerait d’envoyer un mauvais signal en cas d’aggravation de la situation.  

Opportunités pour l’Afrique 

Deuxième économie mondiale, contribuant à hauteur d’environ 30 % à la croissance mondiale et à près de 70 % à la réduction de la pauvreté dans le monde, la Chine voit ses décisions politiques susciter un intérêt considérable bien au-delà de ses frontières. 

Dans un monde de plus en plus incertain, la Chine offre stabilité et perspectives de prospérité partagée, grâce à un ensemble de mesures politiques. 

L’un des principaux points à l’ordre du jour des Deux sessions de cette année est l’approbation du programme du XVe Plan quinquennal (2026-2030) pour le développement économique et social national, visant à consolider le marché national unifié du pays et offrant ainsi la perspective d’un marché unique d’une ampleur sans précédent. L’ouverture de haut niveau du marché chinois sera complétée par des politiques ciblées de stimulation de la consommation intérieure, notamment des mesures destinées à accroître sensiblement les revenus des ménages. 

La Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique depuis 16 années consécutives. Les échanges bilatéraux entre la Chine et le continent africain ont atteint un niveau record de 348 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 17,7 % par rapport à 2024. Les exportations africaines vers la Chine ont progressé de 5,4 %, pour atteindre 123 milliards de dollars. 

Le XVe Plan quinquennal chinois offre de nombreuses opportunités à l’Afrique, notamment grâce à un accès préférentiel au marché. Si les pays africains les exploitent judicieusement, ce plan pourrait soutenir les efforts de transformation structurelle en diversifiant et en enrichissant la gamme des exportations. 

Avec la hausse des revenus des ménages en Chine et les efforts du gouvernement pour réorienter la demande intérieure, moteur essentiel de l’économie, les produits africains de haute qualité pourraient se tailler une place de choix sur le plus grand marché unique du monde, ce qui aurait des retombées importantes sur l’accélération de l’industrialisation du continent. 

L’Afrique est de plus en plus perçue comme la prochaine frontière industrielle et un atelier potentiel pour le monde. Mais rien de tout cela ne se fera automatiquement. De même que la Chine a, au fil du temps, calibré sa trajectoire économique grâce à des mesures politiques délibérées, obtenant des résultats qui ont continuellement renforcé son influence mondiale, ce n’est que par des choix et des instruments politiques tout aussi réfléchis que l’Afrique pourra réaliser son potentiel économique dans le contexte international actuel.  

CHARLES ONUNAIJU, directeur du Centre d’études chinoises, Abuja, Nigeria 

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