Source: Royal Canadian Mounted Police (RMCP) – in French
Communiqué de presse
14 avril 2026 – Groupe de lutte contre les crimes haineux de la Colombie-Britannique (Colombie-Britannique)
De : GRC en Colombie-Britannique
Contenu
Le mois de février 2026 constitue un jalon important pour le Groupe de lutte contre les crimes haineux de la Colombie-Britannique (GLCH), puisqu’il marque le premier anniversaire de son équipe élargie, qui est passée de deux membres à un groupe provincial de huit personnes offrant un appui aux collectivités et aux services de police à l’échelle de la province.
Désormais doté d’un effectif complet de sept policiers et d’un spécialiste en analyse criminelle tactique, le GLCH constate l’incidence positive de son expansion, puisqu’elle lui a permis d’intensifier son soutien et ses séances de formation à l’intention des enquêteurs.
Au cours de la dernière année, le Groupe a pu passer en revue à peu près 140 dossiers par semaine, au lieu de 140 dossiers par mois. Cette augmentation est en grande partie attribuable à l’amélioration des recherches proactives dans les bases de données des dossiers de la police dans toute la Colombie-Britannique qui peuvent comporter des éléments de haine, des préjugés ou un parti pris. Les demandes directes de soutien et de ressources en matière d’enquête adressées par des policiers au GLCH se sont également multipliées, notamment en raison de l’élargissement de la formation sur les crimes haineux, ce qui a permis aux policiers sur le terrain de mieux décoder les situations.
« Grâce à une équipe plus vaste, nous avons pu être plus stratégiques et plus proactifs que jamais en ce qui concerne les crimes haineux et les incidents motivés par la haine », a déclaré le surintendant Sanjaya Wijayakoon, du Groupe des crimes majeurs de la GRC en Colombie-Britannique. « Grâce à une capacité étendue et à l’ajout d’un analyste, il est possible de porter un regard plus attentif sur les dossiers qui peuvent nécessiter une surveillance accrue, un angle d’analyse spécialisé ou un encadrement supplémentaire au cours des enquêtes. Cette croissance a permis à notre équipe de devenir un chef de file national des services de police en matière de crimes haineux. »
Le GLCH, qui est la seule équipe provinciale spécialisée dans les crimes haineux au Canada, constitue une ressource pour tous les corps de police de la Colombie-Britannique et mène aussi ses propres enquêtes sur des incidents qui se produisent en personne et en ligne. L’expansion récente de l’équipe créée en 1996 a été rendue possible grâce à un investissement de la province.
Un aspect important du travail de l’équipe a été de bonifier les initiatives de formation et de sensibilisation auprès des policiers et des organismes communautaires et confessionnels. Au cours de la dernière année, on estime que 1 550 personnes ont pris part aux activités du GLCH, dont les membres ont offert plus de 60 séances d’information et près de 40 consultations aux services de police et aux partenaires communautaires.
En 2025, le GLCH a formulé des recommandations aux enquêteurs dans 171 dossiers quant à la possibilité de considérer la haine, les préjugés ou le parti pris comme un facteur aggravant au moment de la détermination de la peine de personnes déclarées coupables d’une infraction matérielle, par exemple des menaces, des voies de fait ou des méfaits.
« Ces types d’enquêtes peuvent être nuancées et complexes pour la police, mais nous comprenons qu’elles ont des effets profonds sur les victimes et les collectivités, a déclaré le sergent Elvis Musinovic, qui dirige le GLCH. Je suis très fier du travail que nous accomplissons, y compris les relations que nous avons nouées avec les groupes communautaires et les partenaires policiers au cours de la dernière année. En parlant avec les membres de notre milieu, nous avons également pu élaborer des pratiques exemplaires et mieux comprendre les répercussions des interventions policières sur les victimes. »
Selon les données annuelles les plus récentes de Statistique Canada, le nombre de crimes haineux signalés à la police au Canada a légèrement grimpé de 2023 à 2024, les victimes ayant le plus souvent déclaré qu’elles étaient ciblées en raison de leur race, de leur origine ethnique, de leur religion ou de leur orientation sexuelle.
« La haine peut se propager rapidement par l’intermédiaire de personnes et de groupes organisés, d’un pays à l’autre et sur les plateformes en ligne. Nous constatons encore que les troubles géopolitiques à l’étranger peuvent se manifester rapidement dans les incidents qui se produisent chez nous, a expliqué le sergent Musinovic. Grâce à notre unité élargie, nous sommes mieux placés pour repérer et surveiller les tendances émergentes liées à la haine et aux préjugés puis y répondre. Il faut entre autres disposer d’une capacité d’enquête accrue, coordonner le renseignement et privilégier des mesures d’éducation et de sensibilisation proactives. Les signalements par la population restent cruciaux, car chacun d’entre eux nous aide à évaluer les risques, à bien affecter les ressources et à protéger nos collectivités. »
