Source: People’s Republic of China – State Council News in French
French.china.org.cn | Mis à jour le 14. 05. 2026 | Mots clés : relations sino-américaine
french.china.org.cn | 14. 05. 2026
Alors que le président américain Donald Trump a entamé mercredi sa visite en Chine – sa deuxième visite d’État dans le pays après celle de novembre 2017 et sa première depuis le début de son second mandat présidentiel –, des responsables politiques et économiques européens suivent de près les relations bilatérales entre les deux plus grandes puissances mondiales.
La rencontre entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain intervient dans un contexte d’incertitude mondiale accrue, marqué par des tensions géopolitiques, une fragmentation économique, des perturbations des chaînes d’approvisionnement et un ralentissement de la croissance dans les principales économies mondiales. Certains observateurs européens ont indiqué estimer que des relations sino-américaines stables étaient de plus en plus perçues non seulement comme une nécessité bilatérale, mais aussi comme une condition essentielle à la prévisibilité économique mondiale et à la stabilité internationale.
Ondrej Dostal, député européen tchèque, a décrit la visite de M. Trump comme « une reconnaissance de l’importance mondiale de la Chine et des limites des politiques fondées sur la confrontation ».
M. Dostal a affirmé que « les pressions unilatérales et la coercition économique ont sapé la confiance internationale et nui au commerce mondial. Le monde a besoin d’un commerce stable, du respect mutuel, de la diplomatie, d’infrastructures, de développement et de la coexistence des civilisations ».
Selon lui, la rencontre entre les deux dirigeants pourrait également inciter les gouvernements européens à réévaluer leur approche vis-à-vis de la Chine. « Si même Washington reconnaît désormais la nécessité de négocier avec Beijing, les gouvernements européens devraient enfin cesser de prétendre que la confrontation avec la Chine sert les intérêts européens », a-t-il soutenu.
Michael Borchmann, ancien directeur général des affaires internationales du Land allemand de la Hesse, a souligné que cette rencontre revêtait une importance qui dépassait largement le cadre des relations bilatérales.
Un institut de recherche américain a décrit la rencontre comme « Gérer la relation la plus importante au monde ». Évoquant cette expression, M. Borchmann a noté qu’elle « correspondait parfaitement » au contexte géopolitique actuel.
Renforcer la communication
« À l’heure où le monde est confronté à une incertitude et une fragmentation croissantes, renforcer la communication, gérer les différends et maintenir des relations sino-américaines stables sont également bénéfiques pour le monde entier », a-t-il déclaré.
M. Borchmann a rappelé que cette rencontre faisait suite à la trêve commerciale temporaire conclue l’an dernier à Busan, en Corée du Sud, où les deux parties avaient tenté de mettre un terme à l’escalade des représailles tarifaires. Il a exprimé l’espoir que la rencontre permettrait d’approfondir le consensus sur le commerce et sur des questions telles que le Moyen-Orient et le développement mondial.
Il a également fait référence à l’importance que M. Xi accorde depuis longtemps à la stabilité des relations bilatérales. « Il y a mille raisons de faire de la relation sino-américaine un succès, mais aucune de la rompre », a indiqué M. Borchmann, citant des propos de M. Xi.
Du côté des milieux d’affaires européens, Bernard Dewit, président de la Chambre de commerce belgo-chinoise, a souligné l’importance d’un dialogue constructif entre les deux plus grandes économies mondiales.
S’exprimant d’un point de vue européen, M. Dewit a qualifié la stabilité des relations sino-américaines de « cruciale » pour la stabilité économique et géopolitique mondiale.
Il a noté que de nombreux pays européens étaient confrontés à des défis de reprise économique, à des pressions inflationnistes et à des préoccupations sécuritaires, et a affirmé que l’amélioration des relations sino-américaines pourrait contribuer à réduire les tensions, à restaurer la confiance des investisseurs et à renforcer la coopération internationale.
M. Dewit a également insisté sur la préférence de l’Europe pour le dialogue plutôt que pour la confrontation entre blocs. « L’Europe ne souhaite pas voir le monde divisé en camps opposés et privilégie le multilatéralisme, la prévisibilité et l’autonomie stratégique », a-t-il déclaré.
Alors que la réunion des deux dirigeants se déroule à Beijing, nombreux sont ceux qui, en Europe, observeront attentivement les signes indiquant que les deux plus grandes puissances mondiales peuvent stabiliser leurs relations et apporter une certaine stabilité à un monde de plus en plus fragmenté.
