Source: African Press Organisation in French
Source: Africa Press Organisation – French
S.E. Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine, a convoqué une réunion d’urgence de haut niveau réunissant des Chefs d’État et de Gouvernement africains, la Commission de l’Union africaine, Africa CDC (https://AfricaCDC.org/), l’Organisation mondiale de la Santé, les Communautés économiques régionales, les partenaires et les donateurs afin d’accélérer la riposte à l’épidémie d’Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo et en Ouganda.
La réunion a permis de mobiliser 910 millions de dollars américains de promesses de financement pour la riposte à Ebola Bundibugyo, dont 80 millions de dollars américains engagés par les États membres africains. Africa CDC a salué ces engagements africains comme un signal fort de solidarité continentale, de responsabilité partagée et de leadership africain en matière de sécurité sanitaire.
Les dirigeants ont endossé une action urgente pour mobiliser et décaisser, dans les quatre prochaines semaines, l’intégralité des 518 millions de dollars américains requis pour le Plan continental conjoint de préparation et de riposte. Ce plan couvre la riposte immédiate dans les zones touchées et la préparation des pays à risque, notamment la surveillance, le suivi des contacts, les capacités de laboratoire, la prise en charge des cas, la prévention et le contrôle des infections, la communication sur les risques, l’engagement communautaire, la logistique, les contre-mesures médicales et la coordination transfrontalière.
« Nos populations ne nous jugeront pas sur nos déclarations, mais sur notre capacité à interrompre la transmission, à protéger les agents de santé, à rétablir la confiance des communautés et à garantir des soins dignes aux familles touchées », a déclaré S.E. Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine.
« L’épidémie d’Ebola nous rappelle avec force que la sécurité sanitaire est une responsabilité continentale partagée, qui exige une action urgente, coordonnée et soutenue. Nous devons renforcer les plans de riposte nationaux et régionaux, intensifier la coordination transfrontalière, et accroître les capacités de préparation, de surveillance et de confinement afin de prévenir toute nouvelle transmission. J’adresse mes plus sincères condoléances aux familles et aux communautés qui ont perdu des êtres chers, et je salue les États membres touchés, les agents de santé en première ligne et les équipes d’intervention d’urgence pour leur dévouement et leur professionnalisme face à cette crise. Je tiens également à exprimer ma gratitude aux États membres de l’Union africaine, aux partenaires au développement et aux organisations humanitaires pour leur solidarité et leur appui. L’Union africaine demeure pleinement engagée à travailler en étroite collaboration avec l’ensemble des parties prenantes afin de renforcer la résilience, faire progresser des réponses de santé publique coordonnées et veiller à ce qu’aucun État membre ne soit laissé pour compte face à ce défi commun », a déclaré S.E. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine.
« Les pays africains se sont mobilisés avec 80 millions de dollars américains d’engagements. C’est important. Cela montre que l’Afrique prend la responsabilité de sa propre sécurité sanitaire tout en appelant les partenaires à s’aligner derrière un plan, un budget et une équipe », a déclaré S.E. Dr Jean Kaseya, Directeur général d’Africa CDC. « La priorité maintenant, c’est la rapidité. Chaque promesse doit se traduire en financements, fournitures, ressources humaines et appui concret pour les communautés et les intervenants sur le terrain. »
L’OMS a réaffirmé son plein appui aux pays touchés et à la riposte continentale menée par Africa CDC, notamment en matière de surveillance, de suivi des contacts, d’appui aux laboratoires, de prise en charge des cas, de prévention et de contrôle des infections, de communication sur les risques, d’engagement communautaire et de coordination avec les partenaires.
« Sous la direction du gouvernement de la RDC et des pays voisins, et avec un soutien régional et international soutenu, nous pouvons vaincre cette flambée d’Ebola, comme nous l’avons fait lors de précédentes épidémies. Une forte coopération transfrontalière entre les pays touchés et leurs voisins sera essentielle, tant pour la riposte à Ebola que pour répondre aux besoins humanitaires plus larges », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Même en répondant à cette épidémie, nous devons également renforcer les services de santé essentiels dont les populations dépendent pour d’autres besoins urgents, notamment le paludisme, la rougeole, la malnutrition et les accouchements en toute sécurité. »
La réunion intervient alors que l’épidémie continue d’exercer une forte pression sur les communautés touchées et les équipes de riposte. Les lacunes les plus urgentes concernent le suivi des contacts, la disponibilité des fournitures, la protection des agents de santé, les enterrements dignes et sécurisés, les capacités de traitement et d’isolement, l’engagement communautaire, ainsi que l’accès aux zones affectées par l’insécurité et les mouvements de population.
Africa CDC a averti que tout retard augmenterait le coût humain et financier de la riposte. Si la transmission n’est pas rapidement contenue, les besoins projetés pourraient passer de 518 millions à 1,5 milliard de dollars américains.
La réunion a identifié le suivi des contacts comme une priorité centrale pour contenir l’épidémie. Africa CDC et l’OMS appuieront les pays touchés et à risque afin d’atteindre un suivi de 90 à 95 pour cent de tous les contacts pendant toute la période d’incubation de 21 jours. Les données actuelles de la riposte montrent que les lacunes persistantes dans le suivi des contacts, la disponibilité des fournitures et l’accès opérationnel continuent de freiner les efforts de contrôle.
La réunion a appelé à un appui renforcé à la République démocratique du Congo et à l’Ouganda afin de maintenir et d’étendre les mesures nationales de riposte, notamment la recherche active des cas, le suivi des contacts, la prévention et le contrôle des infections, les enterrements dignes et sécurisés, le traitement, l’isolement et l’engagement communautaire. Les pays à risque et les pays voisins ont été exhortés à finaliser et mettre en œuvre leurs plans nationaux de préparation et de riposte à Ebola, à renforcer le dépistage à l’entrée et à la sortie, et à partager les données épidémiologiques en temps réel à travers les frontières.
Les pays et partenaires ont également été appelés à éviter les restrictions inutiles aux voyages ou au commerce lorsqu’elles ne reposent pas sur des données de santé publique et le Règlement sanitaire international, et à garantir la circulation continue des biens essentiels, des échantillons, des fournitures et des intervenants de santé.
Africa CDC a salué l’engagement de CEPI de plus de 60 millions de dollars américains pour accélérer le développement clinique de vaccins candidats contre la souche Bundibugyo. La réunion a appelé à ce que les scientifiques, fabricants, régulateurs et institutions africains soient pleinement associés à la recherche, au développement, aux voies réglementaires, au transfert de technologie et aux futurs dispositifs d’accès.
La réunion a également appelé les États membres de l’Union africaine à rejoindre et à opérationnaliser le Mécanisme africain d’achat groupé, et à soutenir l’Agence africaine du médicament comme plateformes essentielles pour accélérer l’accès aux contre-mesures médicales et renforcer la souveraineté sanitaire africaine.
Africa CDC dirigera un mécanisme hebdomadaire de suivi des engagements afin de suivre les promesses, les décaissements, les contre-mesures médicales, l’assistance technique, le personnel déployé, les fournitures livrées et les lacunes opérationnelles restantes. Ce mécanisme soutiendra la transparence, la redevabilité et une livraison plus rapide dans le cadre du Plan continental conjoint de préparation et de riposte.
La réunion de haut niveau s’est conclue par un appel clair aux gouvernements, partenaires, donateurs, institutions financières, fondations philanthropiques et au secteur privé : passer des promesses aux décaissements, des engagements aux livraisons, et des plans à l’action dans les communautés qui portent le poids de cette épidémie.
Africa CDC reste pleinement mobilisé et déployé aux côtés des pays touchés et à risque. L’institution continuera de fournir des mises à jour régulières aux États membres et aux partenaires sur la situation épidémiologique, les priorités opérationnelles et les besoins en ressources.
Distribué par APO Group pour Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC).
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