Post

Au Ghana, un nouveau programme, financé par la Banque africaine de développement, offre aux femmes et aux jeunes des compétences et des financements

Au Ghana, un nouveau programme, financé par la Banque africaine de développement, offre aux femmes et aux jeunes des compétences et des financements

Source: African Development Bank Group in French

Le 10 juin 2026 à Accra, lors d’une réunion organisée à l’hôtel La Palm Royal Beach, des représentants du gouvernement, des partenaires du développement et des agences d’exécution ont tracé une ambition commune : offrir à un plus grand nombre de femmes et de jeunes ghanéens les compétences, financements et appuis dont ils ont besoin pour bâtir leurs propres moyens d’existence, développer leurs activités et contribuer à des communautés plus fortes.

Cette ambition partagée compte désormais un instrument : le Programme pour l’emploi des femmes et des jeunes et la cohésion sociale au Ghana (GWYESCO), soutenu financièrement par le Groupe de la Banque africaine de développement et lancé officiellement à cette occasion.

Le programme, qui doit se dérouler jusqu’en 2029, vise à élargir les perspectives économiques des femmes et des jeunes ghanéens, en particulier dans les communautés vulnérables et mal desservies, où le chômage, l’accès limité aux financements et les pressions sociales freinent leur potentiel.

Le programme, qui est mis en œuvre par le Fonds d’investissement social, avec le ministère des Finances comme agence d’exécution, bénéficie d’un don du Groupe de la Banque africaine de développement de plus de 71 millions de dollars américains. Il devrait soutenir la création d’emplois, le développement des compétences, l’entrepreneuriat, l’accès au financement et le renforcement de la résilience dans tout le pays.

Pour Abass-Adams Nurudeen, directeur général du Fonds d’investissement social et coordonnateur du projet GWYESCO, le programme repose sur une conviction simple mais forte : lorsque les femmes et les jeunes disposent de compétences adaptées au marché, d’opportunités de financement et d’espoir, les communautés et les pays se développent.

M. Nurudeen a souligné que le programme répondait à des défis rencontrés par de nombreux jeunes et femmes entrepreneures : l’accès limité aux compétences adaptées au marché, au financement, à la technologie et aux marchés. « Le programme GWYESCO a été conçu pour répondre directement à ces défis à travers trois interventions clés : promouvoir des formations axées sur le marché et alignées sur les besoins de l’industrie et les secteurs émergents ; élargir l’accès aux services financiers et non financiers pour les micros entreprises et PME détenues par des femmes et des jeunes ; renforcer les capacités institutionnelles et les systèmes de redevabilité afin d’assurer une mise en œuvre durable du programme », explique-t-il.

La responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Ghana, Halimah Hashi, a qualifié le lancement officiel du programme de « pas décisif vers la transformation de la vie des femmes et des jeunes au Ghana et vers le renforcement des fondements d’une croissance inclusive et de la cohésion sociale ».

Un objectif de plus de 28 000 créations d’emplois directs

Le programme devrait créer plus de 28 000 emplois directs et 6 000 emplois indirects. Il doit permettre de rénover et d’équiper dix centres d’enseignement et de formation techniques et professionnels, où les femmes et les jeunes seront formés aux sciences, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques, ainsi qu’aux compétences créatives et numériques, y compris l’intelligence artificielle.

Au-delà des salles de classe et des centres de formation, le projet GWYESCO cible les exploitations agricoles, les entreprises et les communautés locales. Il vise à soutenir les femmes et les jeunes dans l’agro-industrie et les chaînes de valeur agricoles, notamment l’aviculture, la pêche, l’élevage et l’apiculture. Le programme intègre également la consolidation de la paix, l’adaptation au changement climatique, l’éducation financière et les services de développement des entreprises. Ces interventions ont pour objectif de réduire les vulnérabilités, remédier aux disparités territoriales et promouvoir la résilience, en particulier dans le nord du Ghana.

Pour le Groupe de la Banque africaine de développement, ce programme s’inscrit également dans le prolongement d’un partenariat de longue date avec le Ghana, qui a commencé en 1973. Mme Hashi a indiqué que le projet GWYESCO était aligné sur les priorités de développement du Ghana, notamment les programmes « Big Push » et « Économie 24 heures sur 24 », ainsi que sur la stratégie de l’institution panafricaine visant notamment à tirer parti du potentiel démographique de l’Afrique et à bâtir des économies résilientes. Les initiatives « Big Push » et « Économie 24 heures sur 24 » du gouvernement ghanéen entendent stimuler une transformation rapide de l’économie en investissant dans les infrastructures essentielles, en renforçant la productivité, en créant des emplois et en permettant aux entreprises et aux services de fonctionner en continu.

S’exprimant au nom du gouvernement du Ghana, le vice-ministre des Finances, Thomas Ampem Nyarko, a présenté le programme comme une occasion de rétablir les opportunités et de raviver l’espoir. Selon lui, de projet affirme le rôle central des femmes et des jeunes dans la transformation nationale du Ghana.

M. Nyarko a salué le Groupe de la Banque pour son appui continu au programme de développement du Ghana et a appelé les femmes et les jeunes à saisir cette opportunité. Il a également exprimé sa confiance dans la capacité du Fonds d’investissement social à produire des résultats, citant son expérience dans la mise en œuvre de projets financés par des donateurs.

La réunion d’Accra a également réuni des représentants des agences partenaires de mise en œuvre, notamment le Programme national pour l’entrepreneuriat et l’innovation, l’Agence pour l’emploi des jeunes, la fondation GRATIS, l’Autorité de développement du Nord et d’autres partenaires du programme. Tous ont réaffirmé leur engagement à travailler avec le Fonds d’investissement social pour atteindre les résultats attendus du programme.

Le programme GWYESCO devrait relier concrètement compétences, financement, entrepreneuriat et cohésion sociale de manière à transformer la vie de nombreux bénéficiaires. Pour des milliers de femmes et de jeunes, le programme offre bien plus qu’une formation ou un financement : il ouvre une voie vers l’emploi, la création d’entreprise, la résilience et une place plus forte dans le récit du développement du Ghana.

MIL OSI