Source: African Development Bank Group in French
Quoi ? Forum ministériel sur les minéraux critiques, les chaînes de valeur et la valorisation : voies de transformation pour l’Afrique
Qui ? Groupe de la Banque africaine de développement, gouvernements africains, Commission de l’Union africaine, institutions partenaires
Quand ? Vendredi 10 juillet 2026, de 8h30 à 17h15 (GMT ?)
Où ? À l’Hôtel Radisson Blu d’Abidjan (Côte d’Ivoire)
Le Groupe de la Banque africaine de développement, en concertation avec les gouvernements africains et la Commission de l’Union africaine, organisera le 10 juillet 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, une conférence ministérielle intitulée : « Forum ministériel sur les minéraux critiques, les chaînes de valeur et la valorisation : voies de transformation pour l’Afrique ».
Cet événement de haut niveau réunira les ministres africains chargés des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie, de l’Économie verte et des Ressources naturelles ainsi que des dirigeants de banques régionales africaines de développement, de la Commission de l’Union africaine, du secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, des institutions financières régionales, des partenaires techniques stratégiques et des investisseurs institutionnels.
L’Afrique détient environ 30 % des réserves mondiales des minéraux les plus critiques : cobalt, lithium, graphite, terres rares, métaux du groupe du platine, cuivre, manganèse et nickel. Les ressources minérales du continent sont estimées à environ 29,5 billions de dollars américains (soit 819 % du PIB de l’Afrique, ou environ 8,2 fois son PIB annuel) en valeur au site minier, ce qui représente près de 20 % du total mondial. Parmi ces ressources, environ 8,6 billions de dollars américains (239 % du PIB de l’Afrique) restent encore non exploitées et les projections de demande de minéraux critiques dans le monde sont sans équivoque : d’ici à 2040, la demande en métaux du groupe du platine devrait augmenter de plus de 1 000 %, celle du lithium de 842 % et celle du cuivre de 88 % par rapport au niveau de 2023. L’ampleur et la rapidité de cette croissance annoncent une réorganisation industrielle sans précédent. À elle seule, la chaîne de valeur des véhicules électriques et des batteries devrait passer de 7 000 milliards de dollars en 2030 à 59 000 milliards de dollars en 2050.
Le forum constituera une opportunité pour les dirigeants africains et les responsables des institutions partenaires de définir des orientations stratégiques en matière de valorisation locale et de prendre des engagements concrets afin de permettre au continent de tirer parti de ses vastes ressources en mineraux critiques au service de son développement durable.
La rencontre permettra notamment de définir les voies pour faire du secteur des minéraux critiques un levier essentiel de transformation structurelle pour la réalisation des priorités de développement de l’Afrique, notamment l’industrialisation, la sécurité énergétique, le développement des infrastructures, la numérisation, la création d’emplois et la résilience économique régionale, grâce à des partenariats menés par l’Afrique et à un financement durable.
Elle permettra également de prendre des mesures concrètes pour une meilleure articulation entre la valorisation des minéraux et la création de valeur ajoutée locale, conformément aux objectifs de l’Agenda 2063, de la Vision africaine des minéraux verts, des Quatre points cardinaux et de la Stratégie décennale du Groupe de la Banque africaine de développement grâce à la mobilisation de capitaux et d’investissements à grande échelle pour l’Afrique.
Le Forum marquera une étape déterminante dans la mise en œuvre de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), adoptée dans le cadre du Consensus d’Abidjan en avril 2026, en mobilisant des financements mixtes, des mécanismes de garantie et des capitaux institutionnels afin de combler le déficit d’investissement dans le secteur des minéraux critiques en Afrique.
