Source: People’s Republic of China – State Council News in French
French.china.org.cn | Mis à jour le 07. 09. 2026 | Mots clés : 70 ans de relations Chine-Afrique,Prix Orchidée,Yoro Diallofrench.china.org.cn | 07. 09. 2026
Alors que la Chine et l’Afrique célèbrent en 2026 le 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, les échanges entre les deux parties connaissent un nouvel essor. Pour Yoro Diallo, lauréat du Prix de l’amitié du gouvernement chinois en 2024, chercheur malien et directeur exécutif du Centre d’études francophones de l’Institut d’études africaines de l’Université normale du Zhejiang, cette relation repose sur une amitié ancienne et s’enrichit aujourd’hui de nouvelles formes de coopération.
Une amitié forgée par l’histoire
Le parcours de Yoro Diallo illustre cette évolution. Après un premier voyage en Chine en 2001, il y est retourné en 2011 avant d’être nommé, en 2013, premier conseiller de l’ambassade du Mali à Beijing. Depuis 2017, il travaille en Chine comme chercheur et participe notamment aux activités du Musée africain et du Musée des échanges Chine-Afrique.
« Les relations entre la Chine et l’Afrique se sont développées sur une longue période, notamment depuis la Conférence de Bandung en 1955 et les premières visites de dirigeants chinois en Afrique dans les années 1960. La création du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) en 2000 a ensuite donné un nouvel élan à cette coopération. La Chine et l’Afrique sont en train d’écrire leur propre histoire », a-t-il souligné lors de son entretien avec China.org.cn.
En 2026, cette amitié connaît une nouvelle étape avec l’« Année sino-africaine des échanges humains et culturels ». Lancée officiellement le 8 janvier au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, en Éthiopie, elle se traduit déjà par de nombreuses activités.
Le 3 avril à Beijing, la Rencontre des fleurs de pommier 2026 et la Rencontre poétique sur les fleurs de pommier, placées sous le thème « Épanouissement des fleurs de pommier, épanouissement des civilisations », ont réuni plus de 200 invités chinois et étrangers, dont des diplomates et représentants de plus de 30 pays africains.
Une coopération de plus en plus diversifiée
Au fil des décennies, la coopération sino-africaine s’est considérablement diversifiée. Les infrastructures restent un domaine important, mais le commerce, l’agriculture, l’éducation, les télécommunications, l’économie numérique, les technologies vertes, la santé et les échanges culturels occupent désormais une place croissante. En 2025, le volume du commerce sino-africain a atteint 348,05 milliards de dollars, en hausse de 17,7 % sur un an, établissant un nouveau record historique.
Pour Yoro Diallo, cette diversification traduit une évolution profonde de la relation sino-africaine, qui ne se limite plus aux besoins matériels, mais s’étend au partage d’expériences et à la recherche de solutions communes. La dimension humaine y occupe notamment une place croissante.
Il a noté que l’Année sino-africaine prévoyait des activités destinées aux jeunes, des échanges universitaires, des programmes d’apprentissage du chinois ainsi que des initiatives dans les domaines de l’intelligence artificielle (IA) et des nouvelles technologies. « Les jeunes sont l’avenir. Les jeunes africains étudiant en Chine devraient mieux connaître la société chinoise, sa langue et sa culture, avant de transmettre cette expérience dans leurs pays », a souligné M. Diallo.
Le dialogue des civilisations, un pont entre les peuples
Les échanges culturels occupent également une place particulière. Créés en 2022 par le Groupe de communication internationale de Chine (CICG), les Prix Orchidée (Orchid Awards) récompensent des personnalités et institutions étrangères ayant contribué aux échanges culturels, à la compréhension mutuelle et au dialogue entre les civilisations.
Le 6 septembre, le jury final de la 3e édition des Prix Orchidée s’est réuni à Beijing. Composé de 23 membres venus de Chine et de neuf autres pays, à savoir le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Australie, l’Inde, l’Italie, le Kazakhstan, le Liban, le Mali et la Thaïlande, il a retenu dix candidats qui seront récompensés dans trois catégories. Les noms des dix lauréats seront officiellement annoncés lors de la cérémonie de remise des prix prévue cette année.
Pour M. Diallo, ces prix constituent avant tout « un pont entre les peuples ». Dans un contexte international marqué par les tensions et les incompréhensions, il a indiqué estimer que le dialogue entre les civilisations permettait de mieux faire connaître les réalités de chacun et de dépasser les représentations réductrices. « Les Prix Orchidée jouent un rôle de communication et un rôle d’encouragement pour les jeunes africains à se dépasser, à mieux comprendre la coopération sino-africaine et à s’engager dans cette coopération pour le bonheur des peuples chinois et africains », a-t-il ajouté.
Faire davantage entendre les voix sino-africaines
Selon M. Diallo, le renforcement des relations sino-africaines passe également par une plus grande participation des chercheurs et des médias africains à la production et à la diffusion des connaissances.
« Nous devons nous-mêmes participer à la diffusion de notre histoire, raconter notre propre histoire », a indiqué M. Diallo après avoir été interrogé sur la manière de renforcer la visibilité des voix sino-africaines face à l’influence internationale encore considérable des médias et du monde universitaire occidentaux.
Il a souligné que les jeunes africains devaient être encouragés à consulter différentes sources d’information, à développer leur esprit critique et à participer eux-mêmes à la production de connaissances sur leur continent ainsi que sur les relations entre l’Afrique et le reste du monde.
Les échanges entre universitaires, médias, groupes de réflexion et institutions peuvent ainsi contribuer à une meilleure compréhension mutuelle et à la production commune de connaissances. Pour M. Diallo, les jeunes Africains qui étudient ou travaillent en Chine doivent devenir des acteurs de cette compréhension mutuelle en partageant ensuite leur expérience dans leurs pays.
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