Source: African Press Organisation in French
Source: Africa Press Organisation – French
En présence du Secrétaire Général de la Présidence de la République et de nombreux agents, cette initiative a permis de rappeler un enjeu majeur de santé publique: prévenir les cancers féminins, favoriser leur détection précoce et encourager chaque femme à prendre sa santé en main. Car derrière les chiffres se trouvent des vies, des familles et des parcours qui peuvent être profondément bouleversés par un diagnostic tardif.
Animée par les docteurs James Laurianne et Irigo Joëlle, radiothérapeutes à l’Institut de cancérologie d’Akanda, cette rencontre a porté sur deux pathologies particulièrement préoccupantes : le cancer du sein et celui du col de l’utérus. Les échanges ont permis d’aborder leurs mécanismes de développement, les facteurs de risque, les moyens de prévention et l’importance du dépistage.
Au cours de son intervention consacrée au cancer du sein, le Dr James Laurianne a présenté les données mondiales, faisant état de près de 20 millions de cas de cancer et de 9 millions de décès en 2024, dont 2 434 087 cas de cancer du sein, selon les chiffres communiqués lors de la séance. Ces données illustrent l’ampleur du défi sanitaire et la nécessité de renforcer l’information ainsi que l’accès au dépistage.
La spécialiste a insisté sur les gestes qui contribuent à réduire certains risques, notamment une alimentation équilibrée, la consommation de fruits et légumes, la pratique régulière d’une activité physique et la limitation de la consommation d’alcool. Elle a également expliqué les différents niveaux de prévention, en soulignant particulièrement l’intérêt du dépistage pour repérer précocement la maladie, parfois avant l’apparition des premiers symptômes.
« N’ayons pas peur des résultats ni du regard des autres », a-t-elle exhorté, invitant les participants à dépasser les appréhensions qui conduisent trop souvent à retarder une consultation. Un message essentiel, car plus un cancer est détecté tôt, meilleures peuvent être les possibilités de prise en charge.
Pour sa part, le Dr Irigo Joëlle a consacré son intervention au cancer du col de l’utérus, présenté comme le deuxième cancer touchant les femmes après celui du sein. S’appuyant sur les données évoquées au cours de la rencontre, elle a fait état d’environ 840 000 cas en 2025, soulignant également le poids particulièrement important de cette maladie dans les pays en développement, où se concentre la grande majorité des diagnostics.
La spécialiste a mis l’accent sur la prévention primaire, notamment par l’information, l’éducation à la santé sexuelle, la prévention de l’infection par le papillomavirus humain (HPV) et la promotion de la vaccination. Elle a également rappelé l’importance des examens de dépistage et d’un suivi médical régulier pour identifier les lésions précancéreuses et intervenir avant qu’elles n’évoluent.
Au-delà des connaissances médicales transmises, cette matinée revêt une importance particulière en ce qu’elle rapproche l’information sanitaire des agents de la Présidence de la République et contribue à faire de la prévention une responsabilité partagée. En milieu professionnel comme dans les familles, mieux comprendre la maladie permet de reconnaître les signes d’alerte, d’adopter les bons réflexes et d’orienter plus rapidement les personnes concernées vers les structures de santé.
La rencontre a également été marquée par une séance de questions-réponses et des témoignages de patients en phase de guérison. Ces moments d’échange ont permis de libérer la parole, de répondre aux préoccupations des participants et de rappeler qu’un cancer ne doit être ni un sujet de honte ni une raison de renoncer aux soins.
Organisée dans le cadre d’Octobre Rose, la Présidence de la République entend contribuer à la diffusion d’une culture de prévention et de vigilance sanitaire auprès de son personnel. Une mobilisation qui rappelle que la lutte contre les cancers féminins ne se limite pas à une campagne annuelle : elle repose sur une information continue, un dépistage régulier et une prise en charge sans retard.
« Détectés à temps, les cancers se guérissent » : un appel à la vigilance, au dépistage et à la solidarité, pour que chaque femme ait davantage de chances de préserver sa santé et sa vie.
Distribué par APO Group pour Présidence de la République Gabonaise.
