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Communiqué issu de la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (RCGC) 2026

Communiqué issu de la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (RCGC) 2026

Source: Prime Minister of Canada – in French

  • Nous réaffirmons notre engagement à l’égard de la démocratie, de la primauté du droit, des droits de la personne et des libertés fondamentales ainsi que de la bonne gouvernance, qui forment le fondement de notre Commonwealth et sont essentiels à la paix, à la prospérité et à la résilience collectives. Nous soulignons notre volonté de promouvoir des processus démocratiques crédibles, transparents et inclusifs, une gouvernance responsable et des institutions démocratiques robustes, un accès équitable à la justice pour tous ainsi que la liberté d’expression. Nous mettons également en relief notre engagement à l’égard de l’égalité des sexes, du renforcement des pouvoirs des femmes, des filles et des jeunes et de la participation pleine, égale et concrète des femmes à la diplomatie et aux processus de paix et de sécurité ainsi que de la lutte contre toutes les formes de discrimination, notamment par l’intermédiaire du plan d’action du Commonwealth en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap. Nous nous engageons à défendre fermement les valeurs de la Charte du Commonwealth et à porter le message du Commonwealth partout dans le monde. Nous soulignons le rôle essentiel que jouent la Fondation du Commonwealth et la société civile pour promouvoir et protéger la démocratie dans nos sociétés et nous reconnaissons que la déclaration de Nadi sur la résilience et la participation démocratiques sert à favoriser la résilience démocratique.

  • Nous insistons sur le fait que les droits de la personne et les libertés fondamentales sont universels, indivisibles, interdépendants et interreliés. Nous exprimons notre préoccupation quant à la recrudescence de l’intolérance dans le monde, notamment les atteintes à la liberté de religion ou de croyance, la hausse de l’antisémitisme et de l’islamophobie ainsi que le racisme et la discrimination raciale. Nous nous engageons à renforcer la cohésion sociale et à combattre la hausse de l’intolérance religieuse, de la stigmatisation, de la discrimination, de l’incitation à la violence, de la violence fondée sur le sexe et de la violence contre les personnes en raison de leur religion ou de leurs croyances. Nous sommes inquiets du rétrécissement de l’espace citoyen et politique et des restrictions qui sont de plus en plus imposées aux acteurs de la société civile indépendante, aux défenseurs des droits de la personne et aux journalistes, y compris l’utilisation des lois à mauvais escient pour criminaliser leurs activités et bannir la dissension et la liberté d’association. Nous soulignons l’importance de la promotion et de la protection des droits de la personne pour assurer une gouvernance résiliente, responsable, transparente et inclusive, un développement durable et des institutions démocratiques. À cet égard, nous rappelons les Principes du Commonwealth sur la liberté d’expression et le rôle des médias dans la bonne gouvernance (2024) et nous nous engageons à poursuivre leur mise en œuvre efficace.

  • Nous rappelons l’engagement que nous avons pris à la 24e RCGC à Malte à améliorer les efforts réalisés à l’échelle nationale et internationale pour lutter contre les causes de la migration irrégulière, notamment la prévention et la réduction des conflits, de l’extrémisme violent et du terrorisme; l’éradication de la pauvreté et la promotion d’un développement économique durable; le renforcement de la primauté du droit; la promotion de systèmes politiques inclusifs et pluralistes; la lutte contre le crime organisé, la traite de personnes, le passage de clandestins et l’esclavage moderne; et le respect des droits de la personne. À cet égard, nous soulignons l’importance de la coopération internationale et du respect des lois internationales connexes.

  • Nous réaffirmons le rôle du Groupe d’action ministériel du Commonwealth en tant que principal mécanisme pour la préservation de nos valeurs et principes. Nous soutenons le renforcement du rôle et des processus de ce groupe pour qu’il puisse offrir une réponse robuste aux violations graves ou persistantes des valeurs politiques du Commonwealth. Nous encourageons le Groupe d’action ministériel du Commonwealth à élargir ses efforts pour favoriser l’adhésion aux valeurs de la Charte du Commonwealth.

  • Nous saluons les plans visant à établir un système d’alerte précoce robuste du Commonwealth qui surveille les indicateurs clés de la gouvernance, de l’intégrité et de la fragilité démocratiques en fonction des mécanismes régionaux et internationaux en place et des réseaux nationaux de mobilisation et de liens avec la société civile, en tenant compte des valeurs de la Charte du Commonwealth, dans l’objectif de promouvoir la démocratie et de recourir à la diplomatie préventive lors de situations difficiles et nouvelles.

  • Nous sommes déterminés à éliminer toutes les formes de corruption au sein de nos réseaux respectifs, à renforcer l’intégrité financière et à inscrire durablement les pratiques de lutte contre la corruption dans nos systèmes de gouvernance. Ce faisant, nous renforcerons l’intégrité du secteur public et la confiance des citoyens, réduirons les inégalités, favoriserons une répartition équitable des ressources nationales et créerons les conditions propices à l’investissement privé et à une croissance économique durable. Nous reconnaissons que les flux financiers illicites constituent une menace pour notre sécurité collective, notre croissance économique et la vitalité de nos démocraties. Dans le respect de nos obligations internationales, nous réaffirmons notre engagement à renforcer la coopération internationale en matière de recouvrement des avoirs et à promouvoir une plus grande transparence au sein des systèmes financiers. Nous soutenons la pleine mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption et de son mécanisme d’examen. Nous soulignons l’importance de fournir aux pays membres le soutien nécessaire au renforcement de leurs capacités afin qu’ils puissent relever efficacement ce défi.

  • Nous réaffirmons que le respect de la primauté du droit, notamment du droit de la mer tel qu’il est énoncé dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, ainsi que la promotion de la transparence et d’une gouvernance efficace dans tous les domaines maritimes, demeurent des piliers essentiels de la sûreté et de la sécurité maritimes, de la protection de l’environnement, de la protection des marins, de la résilience des chaînes d’approvisionnement mondiales et de la sécurité de nos nations. Nous réaffirmons que les États ont la responsabilité commune d’assurer la mise en œuvre des normes réglementaires internationales, notamment par un contrôle renforcé des registres de navires et une diligence accrue à l’égard de la propriété et de l’identification des navires. Il s’agit d’outils indispensables pour combattre les activités maritimes illicites, prévenir l’exploitation de navires selon des normes inférieures aux normes reconnues, mettre fin aux immatriculations frauduleuses, protéger la souveraineté des États et remédier à des vulnérabilités telles que les changements répétés de pavillon visant à échapper à la surveillance réglementaire ou aux mesures d’application de la loi. Nous insistons sur le rôle essentiel de la coopération technique, du renforcement ciblé des capacités et du partage de l’information entre les pays membres du Commonwealth pour assurer le respect des obligations internationales et renforcer l’intégrité des registres de navires. 
  • Nous réaffirmons notre engagement à l’égard du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et notre volonté de mobiliser le financement du développement auprès de toutes les sources, publiques et privées. Nous saluons le renouvellement du cadre de financement du développement ainsi que les initiatives comme la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (Engagement de Séville), l’Agenda d’Antigua-et-Barbuda pour les petits États insulaires en développement 2024–2034, l’initiative de Bridgetown et le Fonds de résilience du Pacifique. Nous insistons sur la nécessité d’un financement climatique accru, prévisible, accessible et adéquat provenant d’un large éventail de sources, de même que sur un transfert de technologies et un renforcement des capacités dans les pays en développement, particulièrement les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les autres pays vulnérables. Nous demandons à la secrétaire générale de favoriser l’adoption de réponses coordonnées à l’échelle du Commonwealth face aux défis mondiaux, notamment de faciliter la coordination des prises de position à la veille de forums multilatéraux, et de plaider pour la mise en œuvre accélérée du Programme 2030 et du Pacte pour l’avenir.

  • Nous réaffirmons notre adhésion indéfectible à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et à l’Accord de Paris ainsi qu’à leur mise en œuvre renforcée, guidée par les meilleures données scientifiques disponibles, d’une manière qui respecte l’équité et le principe des responsabilités communes, mais différenciées, et les capacités respectives en fonction des différents contextes nationaux, notamment en maintenant l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 °C, tout en poursuivant les efforts pour la limiter à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Préoccupés de constater qu’un écart important subsiste entre les trajectoires actuelles des émissions et l’atteinte de cet objectif, nous accueillons favorablement les contributions déterminées au niveau national (CDN) que les membres ont mises de l’avant depuis notre dernière réunion des chefs de gouvernement à Samoa. Nous encourageons tous les membres à présenter des CDN couvrant l’ensemble des économies et des plans climatiques connexes, axés sur la cible de 1,5 °C et fondés sur des mesures de mise en œuvre crédibles. Conformément à l’Accord de Paris, nous demandons instamment le maintien d’un équilibre entre l’adaptation et l’atténuation dans le financement climatique. Nous sommes enthousiastes face au rôle que l’Australie et le Pacifique s’apprêtent à jouer pour assurer la tenue d’une COP31 ambitieuse et couronnée de succès. Nous accueillons favorablement l’avis consultatif du Tribunal international de justice du 23 juillet 2025 concernant les obligations des États en matière de changements climatiques et affirmons l’importance de cet avis consultatif, qui apporte une contribution faisant autorité à la clarification du droit international existant. Nous souscrivons aux objectifs et aux cibles du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming à Montréal, en fonction des contextes et des capacités nationales, et soutenus par des moyens de mise en œuvre.

  • Reconnaissant la diversité du Commonwealth et son engagement commun à l’égard du développement durable, nous soulignons l’importance d’approfondir la coordination et le dialogue entre les pays membres tout au long du processus des Nations Unies relatif aux changements climatiques, conformément à son architecture de négociation existante et guidés par les valeurs du Commonwealth. Ainsi, nous pourrons promouvoir d’une voix collective plus forte une action climatique ambitieuse, fondée sur la science, équitable et efficace en vue d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, notamment en ce qui concerne les besoins particuliers des pays vulnérables et exposés aux changements climatiques, l’amélioration de l’accès au financement climatique, l’adoption d’approches équitables en matière de pertes et de dommages, ainsi que les transitions justes, inclusives et durables.

  • Nous saluons l’ambition de la secrétaire générale d’aborder les préoccupations et priorités urgentes des pays membres en mobilisant des ressources par le biais de partenariats innovateurs. L’esprit du Fonds pour la carboneutralité proposé et du Fonds Aspiration proposé, de même que les efforts visant à soutenir la mobilisation de capitaux privés dans le cadre de grands projets transformateurs susceptibles d’obtenir du financement, reflètent l’orientation audacieuse et axée sur l’action définie dans le Plan stratégique 2025-2030 du Secrétariat du Commonwealth. Nous saluons la volonté de la secrétaire générale de renforcer son soutien à des actions concrètes permettant de réaliser des progrès appréciables face aux défis énoncés dans le présent communiqué, notamment l’enseignement à distance pour le développement des compétences des jeunes et la formation à l’entrepreneuriat, ainsi que l’accélération de la transition vers les énergies renouvelables.

  • Nous continuerons à travailler ensemble afin d’éliminer les obstacles structurels qui entravent l’accès des pays membres au financement climatique, particulièrement les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés. Nous collaborerons également en vue de soutenir les innovations financières, le financement lié à la durabilité et les instruments de financement des risques de catastrophes conçus pour tenir compte des vulnérabilités climatiques et d’autres catastrophes liées au climat, notamment les séismes et les pandémies, et d’être en mesure d’accorder des liquidités de manière rapide et prévisible en temps de crise et pour l’adaptation, les pertes et les dommages. Nous soutenons la mobilisation de capitaux privés et encourageons l’exploration, l’utilisation et le développement de sources et d’instruments de financement et d’assurances résilients au climat et innovateurs, notamment les garanties, les obligations durables, les mécanismes de partage des risques, le financement mixte, les prêts préférentiels, les clauses de résilience climatique et les clauses de suspension de la dette. Nous réaffirmons notre engagement envers le Centre d’accès au financement climatique du Commonwealth et appelons à son renforcement afin de permettre aux pays membres d’avoir accès au financement climatique international et de renforcer leurs capacités en matière de gouvernance climatique et de mise en œuvre des CDN. Nous saluons l’Australie en tant que présidente des négociations de la COP31, ainsi que sa volonté, en partenariat avec le Pacifique, de faire valoir l’importance d’améliorer l’accès au financement dans le cadre de la COP31.

  • Nous appelons le Commonwealth à promouvoir la transparence, la sûreté et l’interopérabilité des systèmes financiers et de paiements transfrontaliers numériques, de manière à favoriser l’inclusion financière et la résilience. Nous constatons l’interaction croissante entre politiques climatiques et politiques commerciales et soutenons le rôle des relations et de la coopération internationales soutenues relativement aux défis et aux possibilités qui touchent les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés, les États en développement enclavés et les autres pays vulnérables, notamment en tirant parti de nouvelles occasions de commerce écologique. Nous entendons établir des partenariats institutionnels afin de débloquer des capitaux du secteur privé, de renforcer les systèmes de prévision météorologique avancée face aux risques météorologiques et climatiques, de concevoir et de déployer à grande échelle des investissements résilients au climat et susceptibles d’obtenir le concours de banques, notamment dans la production, le stockage et la résilience des réseaux d’énergies renouvelables, la protection des côtes et des écosystèmes, la résilience des ports, le transport durable, les pêches, les forêts et l’agriculture adaptée au climat.

  • Nous collaborerons avec des institutions internationales et multilatérales en ce qui a trait à l’Indice de vulnérabilité universel du Commonwealth et de l’Indice de vulnérabilité multidimensionnel des Nations Unies, notamment en poursuivant nos efforts visant à élaborer un indicateur de vulnérabilité robuste et complémentaire, englobant des critères allant au-delà du revenu, pour évaluer les besoins en matière de financement du développement et du service de la dette. Nous reconnaissons que l’Initiative de Bridgetown et l’Agenda d’Antigua-et-Barbuda pour les petits États insulaires en développement 2024–2034 constituent des plateformes multilatérales importantes pour la réforme du système financier mondial, notamment en ce qui concerne la prise en compte des caractéristiques et des défis particuliers des petits États insulaires en développement et des pays les moins avancés. Nous encouragerons les membres à accentuer la mobilisation de ressources à l’échelle nationale par le biais de systèmes de production de revenus nationaux efficaces, d’une meilleure gestion de la dette et d’investissements dans la diaspora, et à accroître la coopération internationale en matière de recouvrement d’avoirs, de transparence de la propriété effective, de coopération fiscale et de lutte contre les flux financiers illicites. Nous reconnaissons également la nécessité de mener une réforme en profondeur des cadres de viabilité de la dette pour qu’ils tiennent compte de la vulnérabilité climatique, et nous insistons sur l’importance d’intégrer des clauses de suspension de la dette adaptées à la situation des États et des instruments d’emprunt liés au climat afin de préserver une marge de manœuvre budgétaire en prévision des périodes de crise.

  • Nous réaffirmons notre détermination commune à agir face aux changements climatiques, à la perte de biodiversité, à l’insécurité hydrique et à la pollution par le plastique, qui constituent des défis déterminants pour notre époque. À l’approche du lancement du deuxième bilan mondial de l’Accord de Paris à la COP31 et de l’examen du Cadre mondial sur la biodiversité de Kunming à Montréal à la COP17, nous soulignons l’importance de nous appuyer sur les meilleures données scientifiques disponibles, notamment le septième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui sera déposé prochainement, et nous appelons à un financement adéquat, prévisible et accessible pour le climat et la nature par le biais d’instruments innovateurs et du secteur privé, notamment par la mise en œuvre du Fonds d’intervention en cas de pertes et de dommages, afin de créer une marge de manœuvre budgétaire, de renforcer l’économie circulaire, d’alléger les pressions relatives à la dette souveraine, et de protéger les biens naturels. Conscients des lacunes sur les plans de l’ambition et de la mise en œuvre, nous nous engageons à mener une action climatique urgente, ambitieuse et collective afin de garder l’objectif de 1,5 °C à portée de main, d’accélérer la réalisation d’une transition juste et équitable, et de préserver les écosystèmes terrestres, océaniques, forestiers et d’eau douce.

  • Nous nous engageons à plaider pour des flux de financement qui s’inscrivent dans une trajectoire menant à de faibles émissions de gaz à effet de serre et à un développement résilient au climat, conformément à l’objectif à long terme de l’Accord de Paris de maintenir la limite de 1,5 °C à portée de main, et à progresser vers l’atteinte des objectifs du Cadre mondial sur la biodiversité de Kunming à Montréal. Nous affirmons l’importance des plans d’investissement et de financement formulés par les pays eux-mêmes pour ce qui touche l’atténuation, l’adaptation, la conservation et la restauration de la nature, la gestion durable des terres et la sécurité hydrique. Nous soulignons la nécessité d’accentuer notre action, d’apporter du soutien en temps opportun et de garantir l’accès à un financement de l’adaptation provenant de toutes les sources, afin d’intensifier les efforts d’adaptation dans les pays membres particulièrement vulnérables. Nous reconnaissons également le potentiel des marchés du carbone de haute intégrité prévus à l’article 6 de l’Accord de Paris, en tant que source de financement innovatrice et, là où ils sont en place, nous encourageons la mise en œuvre de cadres transparents, équitables et élaborés par les pays eux-mêmes, qui mènent à de véritables réductions d’émissions et apportent aux pays hôtes des bénéfices connexes sur le plan du développement durable.

  • Nous sommes résolus à faire face aux conséquences économiques, sociales, environnementales et sanitaires des catastrophes provoquées par des aléas d’origine humaine ou naturelle, dont beaucoup sont aggravées par les changements climatiques. À cet égard, nous insistons sur l’urgente nécessité d’accroître la capacité d’adaptation, de renforcer la résilience et de réduire la vulnérabilité aux changements climatiques et aux phénomènes météorologiques extrêmes, et nous exhortons les pays membres à poursuivre leurs efforts en matière de planification de l’adaptation et à resserrer la coopération en matière de réduction des risques de catastrophes à tous les niveaux.

  • Nous reconnaissons l’urgence d’accélérer : le déploiement des énergies renouvelables; l’électrification; l’établissement d’infrastructures énergétiques résilientes, notamment de réseaux et d’infrastructures de stockage; ainsi que les investissements dans les énergies propres au sein des pays membres. Nous reconnaissons également les importantes retombées positives de la transition vers l’énergie propre, notamment le renforcement de la sécurité énergétique et de l’accès à l’énergie, la stimulation du développement économique et la réduction des émissions. Nous soulignons qu’il est nécessaire de rehausser nos ambitions si nous voulons atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et concrétiser la conclusion du premier bilan mondial, notamment tripler, à l’échelle mondiale, les capacités en matière d’énergies renouvelables et doubler le taux moyen annuel des améliorations de l’efficacité énergétique d’ici à 2030 dans le monde. Nous insistons sur l’importance de nous éloigner des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques de manière juste, ordonnée et équitable, et de prendre rapidement des mesures au cours des dix prochaines années, qui seront déterminantes, afin de parvenir à la carboneutralité à l’échelle mondiale d’ici 2050, conformément aux données scientifiques. Nous saluons et soutenons la transition vers la carboneutralité dans les secteurs du transport à l’échelle mondiale, notamment au moyen de l’objectif ambitieux à long terme de l’Organisation de l’aviation civile internationale et de la Stratégie de 2023 de l’Organisation maritime internationale sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des navires.

  • Nous soulignons l’importance d’offrir du soutien ciblé aux pays particulièrement touchés par les effets des changements climatiques et aux prises avec d’importantes contraintes de capacités, notamment grâce à la simplification de leur accès à du financement, au renforcement de leurs capacités et au déploiement de technologies convenu d’un commun accord, entre autres au moyen de fonds multilatéraux pour le climat, dans le but de faire progresser la transformation énergétique et de favoriser l’adaptation ainsi que le déploiement à grande échelle de modèles énergétiques résilients à faibles émissions dans l’ensemble du Commonwealth. Nous nous engageons à appuyer le grand virage à opérer afin d’atteindre les ambitieux objectifs établis et d’obtenir des résultats concrets à grande échelle. À cette fin, nous favoriserons notamment l’utilisation stratégique de mécanismes de préparation de projets et de mesures de préparation, l’agrégation de projets régionaux, la conclusion et la mise en œuvre d’ententes d’achat d’énergie finançables ainsi que la promotion de partenariats entre les acteurs nationaux ainsi que des spécialistes des technologies et investisseurs de l’étranger de manière à préserver le contrôle des pays sur leurs actifs stratégiques. De plus, nous miserons sur des méthodes de financement mixte et mettrons en œuvre des mécanismes d’atténuation des risques adaptés afin d’attirer des capitaux privés ainsi que des subventions et du financement à des conditions de faveur pour réaliser les investissements complémentaires essentiels, qui s’avèrent coûteux, notamment pour la modernisation des réseaux et le stockage par batteries, au besoin.

  • Nous demeurons profondément préoccupés par la détérioration de l’état des océans à l’échelle mondiale et réaffirmons notre engagement à préserver la santé, la productivité et la résilience des océans. Nous soulignons notre engagement ferme et inébranlable à atteindre les objectifs de la Déclaration d’Apia sur les océans du Commonwealth de 2024 et demandons que des mesures concrètes et mesurables soient prises rapidement afin d’en assurer l’entière mise en œuvre. Nous reconnaissons la nécessité de renforcer les initiatives d’atténuation et d’adaptation en lien avec les océans, conformément à la conclusion du premier bilan mondial, ainsi que de promouvoir le caractère durable et inclusif de l’économie bleue afin de favoriser la prospérité de l’ensemble du Commonwealth. À cette fin, nous entendons soutenir notamment la pêche durable, la conservation du milieu marin, le financement destiné aux océans et la résilience des collectivités côtières. Nous nous engageons à accélérer les progrès vers la réalisation de l’ODD 14 – Vie aquatique grâce à l’intensification des efforts collectifs en ce sens.

  • Nous saluons la Déclaration de l’océan de paix adoptée par les dirigeants du Forum des îles du Pacifique. Nous reconnaissons l’importance de cette contribution du Pacifique à la promotion d’un ordre régional pacifique, coopératif et résilient, fondé sur une vision d’avenir dans laquelle la paix est le fondement de la souveraineté, de la sécurité et de la prospérité. Nous demeurons résolus à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les États et à promouvoir le règlement pacifique des différends, conformément au droit international. Nous convenons également de poursuivre nos efforts de coopération avec les pays du Pacifique afin de protéger leurs zones maritimes, de répondre aux effets de l’élévation du niveau de la mer entraînée par les changements climatiques, de faire progresser le développement durable fondé sur les océans et de soutenir la paix et la sécurité humaine dans la région.

  • Nous soulignons le caractère universel et unitaire de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) et réaffirmons qu’elle établit le cadre juridique dans lequel doivent être exercées toutes les activités menées dans les océans et les mers. Nous demandons à tous les États de respecter les droits et libertés de navigation, notamment le droit de passage en transit sans entrave dans les détroits servant à la navigation internationale. Nous saluons l’entrée en vigueur de l’Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (« Accord BBNJ »). Nous soulignons l’importance du succès de la première Conférence des Parties et réaffirmons notre soutien à la mise en œuvre efficace de l’Accord BBNJ, notamment avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial. Conformément à l’Accord, nous travaillerons ensemble afin de promouvoir le partage juste et équitable des avantages liés aux activités relatives aux ressources génétiques marines dans les zones ne relevant pas de la juridiction nationale, la mise en place d’outils de gestion par zone, notamment d’aires marines protégées, la réalisation d’évaluations environnementales, ainsi que le renforcement des capacités et le transfert de technologies marines. Nous saluons les efforts déployés par le Secrétariat du Commonwealth pour aider les pays membres à mettre en œuvre l’Accord BBNJ.

  • Nous approuvons la déclaration finale de la réunion des ministres de la Justice du Commonwealth concernant les frontières maritimes et l’élévation du niveau de la mer. Nous réaffirmons que les membres peuvent conserver les zones maritimes qu’ils ont établies et notifiées au secrétaire général des Nations Unies conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), et que les droits et les prérogatives des États à l’égard de ces zones demeurent pleinement applicables, sans diminution, malgré toute modification physique résultant de l’élévation du niveau de la mer entraînée par les changements climatiques.

  • Nous nous engageons à soutenir des emplois verts de qualité et le développement des compétences nécessaires, notamment par le renforcement de l’éducation, de la formation et des capacités, de l’entrepreneuriat et de l’innovation portée par les jeunes, afin de favoriser la résilience face aux changements climatiques dans les secteurs de l’énergie, des océans et des ressources naturelles, dans le cadre d’une transition juste et équitable. Nous reconnaissons l’importance de créer des emplois décents et de favoriser une croissance inclusive, particulièrement pour les jeunes, les femmes et les filles, les personnes en situation de handicap, les peuples autochtones et les groupes marginalisés.

  • Dans le prolongement des engagements pris à Apia en 2024, nous nous engageons à renforcer l’architecture mondiale de la santé ainsi qu’à promouvoir des réseaux de la santé durables, résilients et inclusifs, afin de réaliser la couverture sanitaire universelle d’ici 2030. Nous remercions Antigua-et-Barbuda d’avoir accueilli le premier Sommet mondial sur la santé oculaire consacré à la cécité évitable à Saint John’s. 
  • Nous affirmons notre intention de mobiliser le Commonwealth à titre de partenariat économique moderne – ouvert, inclusif et résilient – prêt à favoriser une croissance durable et une prospérité commune dans un environnement géoéconomique de plus en plus complexe et instable. Nous reconnaissons le rôle essentiel que le Commonwealth peut jouer dans la promotion de la résilience économique et financière, de la croissance et de la prospérité de tous ses habitants. Nous demandons que tous les efforts possibles soient déployés afin de tirer le meilleur parti des possibilités de coopération économique en nous appuyant sur les valeurs que nous partageons. Nous saluons le travail en cours visant à appuyer les efforts d’harmonisation des normes et de la réglementation ainsi que la Loi type du Commonwealth sur le commerce numérique et le Réseau d’investissement du Commonwealth. Nous nous engageons à approfondir la coopération économique concrète au sein du Commonwealth en tirant parti de nos forces collectives, de nos réseaux et de notre diversité afin de créer de nouvelles possibilités en matière de commerce, d’investissement et de développement durable.

  • Nous constatons avec inquiétude que les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les pays en développement sans littoral sont particulièrement touchés par l’incertitude mondiale actuelle en raison de leurs vulnérabilités particulières, d’une capacité limitée à s’adapter aux chocs climatiques et à d’autres perturbations, de contraintes structurelles en matière de commerce et d’investissement, ainsi que de l’érosion de leurs régimes d’accès préférentiel aux marchés. Nous nous engageons donc à travailler ensemble afin de renforcer leur résilience face aux chocs mondiaux, notamment en mobilisant des financements pour le développement, en renforçant la résilience des chaînes d’approvisionnement, en améliorant la connectivité des transports et en facilitant leur participation accrue aux chaînes de valeur régionales et mondiales.

  • Nous renouvelons notre engagement en faveur d’un système commercial multilatéral juste, transparent, équitable, inclusif, ouvert, dirigé par ses membres, non discriminatoire et fondé sur des règles, dont l’Organisation mondiale du commerce (OMC) demeure l’institution centrale. Nous réaffirmons en outre l’engagement du Commonwealth à mettre en place des moyens concrets et efficaces de renforcer le système commercial multilatéral (SCM), notamment sa dimension liée au développement, afin qu’il demeure adapté aux réalités actuelles et puisse continuer à encadrer de façon efficace le commerce international à l’avenir. Nous soutenons un programme ambitieux de réforme de l’OMC portant notamment sur le développement, les questions fondamentales, les conditions de concurrence équitables et les processus décisionnels. Nous réaffirmons notre appel en faveur d’un système de règlement des différends pleinement opérationnel offrant à tous les membres un règlement définitif de l’ensemble des différends. Nous réaffirmons notre engagement à soutenir les pays en développement, notamment les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les petits États, afin qu’ils puissent participer efficacement au SCM et en profiter pleinement. Nous reconnaissons que la résilience économique et l’ouverture se renforcent mutuellement et nous nous engageons à établir des politiques qui favorisent l’une et l’autre.

  • Nous reconnaissons que la diversité du Commonwealth peut contribuer à la stabilité économique et financière grâce à une coopération renforcée favorisant l’accroissement du commerce intra-Commonwealth et la réduction de la fragmentation numérique. Nous nous efforcerons de tirer parti de l’expertise de l’ensemble du Commonwealth pour faire progresser des initiatives, selon les besoins, dans le respect des cadres et regroupements de coopération bilatéraux, régionaux et autres cadres pertinents, afin d’atteindre ces ambitions. Dans ce contexte, nous renforcerons la coopération afin de favoriser des chaînes d’approvisionnement résilientes, sûres et durables, notamment grâce à la diversification, à une plus grande transparence et à une collaboration accrue entre les partenaires du Commonwealth.

  • Nous approuvons la conclusion de la réunion des ministres du Commerce des pays du Commonwealth tenue en Namibie et reconnaissons l’ampleur et le potentiel des échanges commerciaux entre les pays du Commonwealth en faveur du développement et de la prospérité collective. Nous nous engageons à garantir l’inclusion de tous les pays membres du Commonwealth en travaillant ensemble pour mettre en œuvre le Plan de travail sur le commerce et l’investissement et renforcer nos liens commerciaux, notamment en réduisant les frictions commerciales et en éliminant les obstacles non tarifaires qui entravent arbitrairement, injustement et inutilement les échanges commerciaux entre les membres du Commonwealth grâce à la coopération, à la transparence et à l’utilisation des cadres multilatéraux et régionaux, y compris des mécanismes du Commonwealth qui favorisent à cette fin la collaboration, le renforcement des capacités et l’échange d’information. Nous appuyons la participation active des pays membres du Commonwealth quant à l’échange de points de vue ainsi qu’à la définition et à la défense des intérêts et priorités que nous avons en commun en vue de l’atteinte de ces objectifs.

  • Nous demandons aux ministres du Commerce des pays du Commonwealth de prendre une série de mesures axées sur des résultats qui favoriseront et renforceront la résilience économique des membres du Commonwealth et nous leur demandons de mobiliser les institutions pertinentes du secteur privé afin de promouvoir davantage la mobilisation parmi les marchés du Commonwealth. Nous demandons au secrétaire général de rendre compte aux pays membres des progrès qui seront réalisés, notamment des résultats mesurables quant à l’augmentation des échanges commerciaux entre les membres du Commonwealth, à la mobilisation des investissements et au soutien des petits États insulaires en développement, des pays les moins avancés et des autres économies vulnérables. Nous demandons en outre au secrétaire général de présenter, en collaboration avec le Commonwealth Enterprise and Investment Council et les autres parties concernées lors des réunions des ministres responsables, une proposition visant à revitaliser le Forum des gens d’affaires du Commonwealth dans le but de maximiser la collaboration novatrice avec le secteur privé pour renforcer notre résilience économique et notre prospérité collective au sein du Commonwealth.

  • Nous encourageons les investissements dans les infrastructures numériques et les biens publics, la réduction du fardeau fiscal et réglementaire des micro-entreprises ainsi que des petites et moyennes entreprises et le soutien du Secrétariat pour accroître la compétitivité de ces entreprises, faciliter l’accès aux marchés et adopter des cadres stratégiques inclusifs qui intègrent ces entreprises aux chaînes de valeur régionales et mondiales. Nous saluons le lancement du Commonwealth Trade Portal et appuyons sa mise en place afin de faciliter l’accès à l’information sur les produits, services et possibilités au sein du Commonwealth, pour les micro-entreprises ainsi que les petites et moyennes entreprises, en particulier pour les entreprises détenues par des femmes et dirigées par des jeunes, afin d’accroître les échanges commerciaux et les investissements au sein du Commonwealth.

  • Nous appuyons les initiatives que le Secrétariat du Commonwealth entreprend afin de susciter les investissements nécessaires en tirant parti de son pouvoir de mobilisation ainsi que des relations de confiance entre les pays membres. Nous soulignons la nécessité d’augmenter les investissements dans des projets transformateurs de grande envergure, entre autres dans les infrastructures adaptées aux changements climatiques, le tourisme durable, l’économie bleue, les énergies renouvelables, la sécurité de l’eau, la sécurité alimentaire et les initiatives de transformation numérique, qui sont essentiels au développement durable et à la création d’emplois, en particulier pour les personnes en situation de handicap, les jeunes, les femmes et les groupes marginalisés, et qui contribuent à la croissance inclusive, à la stabilité et à la prospérité des pays du Commonwealth.

  • Nous reconnaissons les investissements nécessaires dans les pays membres, en particulier dans ceux qui entreprennent d’importantes initiatives de stabilisation macroéconomique et de restructuration de la dette et où le cadre favorable aux réformes offre désormais des occasions attrayantes pour les capitaux privés. Dans ce contexte, nous saluons les travaux en cours du Commonwealth Investment Network et chercherons activement à mobiliser étroitement les acteurs et gestionnaires de fonds du secteur privé afin d’aider les pays à élaborer la structure de leurs investissements nécessaires et à traduire leurs gains sur le plan de la stabilisation en infrastructures et projets d’investissement rentables.

  • Nous favorisons la tenue d’un dialogue stratégique à l’échelle mondiale sur les minéraux critiques pour favoriser l’établissement de chaînes de valeur responsables, transparentes et résilientes qui garantissent l’intégrité environnementale, notamment grâce à l’économie circulaire, ainsi que le développement durable, la valeur ajoutée à la source ou près de celle-ci ainsi que le partage des débouchés économiques parmi les pays membres. Nous encourageons les pays membres à collaborer avec la Commonwealth Critical Minerals Alliance, que le Secrétariat du Commonwealth a mise sur pied, pour s’entraider et aider en particulier les petits États et les États vulnérables. Nous soulignons l’importance de la valorisation et du traitement des minéraux critiques à l’intérieur des pays afin d’accroître leur valeur économique, de générer des emplois destinés à des gens qualifiés ainsi que de favoriser la transition vers les énergies propres et nous demandons à l’Alliance d’étudier les possibilités de jumeler les pays membres avec l’assistance technique et les mesures de renforcement des capacités disponibles dans le cadre des institutions multilatérales. En tant que plateforme qui vise à renforcer la coopération, à échanger de l’expertise et à développer des chaînes de valeur durables et résilientes, l’Alliance devra également envisager de collaborer plus étroitement avec le Forum intergouvernemental sur les mines, les minéraux, les métaux et le développement durable, avec lequel nous invitons également les membres, en particulier les petits États et les États en développement, à collaborer.
  • MIL OSI