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Déclaration de la ministre Ien, cheffe de la délégation canadienne, à la 69e session de la Commission de la condition de la femme à l’ONU

Déclaration de la ministre Ien, cheffe de la délégation canadienne, à la 69e session de la Commission de la condition de la femme à l’ONU

Source: Government of Canada – in French 1

Le 12 mars 2025 – New York (New York) — Femmes et Égalité des genres Canada

– Le texte prononcé fait foi –

Je tiens d’abord à reconnaître que nous sommes toutes et tous rassemblés sur le territoire traditionnel de la nation Munsee Lenape (muhn-sea Lahn-ah-pay).

Merci à la Commission de la condition de la femme et à mes collègues. Je suis heureuse de prononcer cette déclaration au nom du Canada.

Il y a trente ans, un événement marquant s’est produit : la Déclaration et le Programme d’action de Beijing ont établi une feuille de route ambitieuse afin d’atteindre l’égalité des droits pour toutes les femmes et les filles.

À l’époque, on s’attendait à ce que, trente ans plus tard, la conversation porte sur la manière d’aller encore plus loin. Pourtant, aujourd’hui, la réalité est que les progrès semblent reculer.

Au cours de la dernière année, nous avons été témoins de menaces croissantes à l’égalité des genres, aux droits des femmes et des filles, ainsi qu’aux libertés des communautés 2ELGBTQI+.

Nous voyons des personnalités politiques remettre en question la valeur de l’intersectionnalité et l’importance d’une société inclusive.

Les droits en matière de santé sexuelle et reproductive sont remis en cause, et la santé des femmes est laissée pour compte.

La discrimination, la haine et la violence continuent d’alimenter les idéologies anti genre et menacent la sécurité des femmes et des filles partout dans le monde entier.

Et, trente ans plus tard, des femmes continuent de faire face à des obstacles qui entraînent des répercussions sur leur éducation, leur avancement professionnel et leurs revenus. Ces obstacles touchent de manière disproportionnée les personnes autochtones, noires et racialisées ainsi que les membres des communautés 2ELGBTQI+.

Nous savons que les défis liés à l’atteinte de l’égalité sont complexes et qu’il n’existe pas de solution unique. Mais nous savons aussi que nous ne pouvons pas perdre les acquis obtenus jusqu’à présent. Tout le monde a un rôle à jouer pour aller de l’avant, et le Canada est déterminé à faire sa part.

Le Canada et ses partenaires sont depuis longtemps des chefs de file mondiaux en matière de promotion de l’égalité des genres. Nous poursuivons nos efforts pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe, soutenir la pleine participation des femmes à l’économie, favoriser l’accès des femmes aux postes de leadership et protéger les droits fondamentaux des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+.

Dans le cadre de ses efforts pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe, le Canada a réalisé des progrès historiques en mettant en œuvre son Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe, en veillant à ce que les victimes, les personnes survivantes et leurs familles aient accès aux services dont elles ont besoin, tout en s’attaquant aux causes profondes de cette violence, notamment les inégalités systémiques et la discrimination.

Face à la montée des attaques contre les droits des personnes et à l’incertitude mondiale croissante, le leadership du Canada dans la promotion et la protection des droits de la personne en tant qu’élément central de sa politique étrangère féministe, est plus essentiel que jamais.

C’est pourquoi, la semaine dernière, le 7 mars, le Canada a signé la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la violence faite aux femmes, aussi connue sous le nom de Convention de Belém do Pará, signalant notre engagement continu à faire progresser les droits des femmes et des filles.

Le Canada redouble également d’efforts pour assurer la réussite des femmes en favorisant leur pouvoir économique et en leur donnant accès au financement, à la formation et au mentorat.

Nous améliorons également l’accessibilité financière et l’accès au logement tout en éliminant les obstacles systémiques à l’emploi des femmes.

Le Canada investit dans le secteur de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants pour aider les parents, en particulier les mères, à intégrer le marché du travail. Cet investissement crée et maintient aussi des emplois pour les travailleuses et travailleurs du secteur, dont la majorité sont des femmes.

Au cours des deux dernières années, le taux de participation des femmes au marché du travail au Canada a atteint un niveau record, dépassant les 85 %. Cela démontre une fois de plus que lorsque l’on soutient les femmes, l’économie prospère.

Pour atteindre une égalité des genres réelle et durable, le Canada ne peut agir seul. C’est pourquoi, par le biais de la Politique d’aide internationale féministe du Canada, nous investissons afin de bâtir un monde plus pacifique, plus inclusif et plus prospère.

Au Canada, nos progrès sont le résultat des efforts remarquables de nombreuses personnes qui défendent les droits et de partenaires, y compris les peuples autochtones, les organisations de la société civile, les organismes de défense des droits des femmes et des droits de la personne, ainsi que les provinces et les territoires. Il s’agit d’une véritable collaboration, et le Canada en est reconnaissant.

Lorsque les femmes et les filles sont soutenues et en sécurité, non seulement elles s’épanouissent, mais elles inspirent aussi les autres à faire de même. C’est le monde que nous nous efforçons de créer ensemble – un monde où tout le monde est égal.

Merci.

MIL OSI