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Afrique du Sud : Le Rapport économique pays de la Banque africaine de développement souligne le besoin urgent de transformation économique alors que…

Afrique du Sud : Le Rapport économique pays de la Banque africaine de développement souligne le besoin urgent de transformation économique alors que…

Source: African Development Bank Group in French

La croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique du Sud a reculé de 0,6 % en 2024 contre 0,7 % en 2023, soulignant la nécessité d’une action vigoureuse et des réformes stratégiques pour débloquer les vastes ressources en capital du pays et accélérer la croissance économique, a souligné la Banque africaine de développement dans son Rapport économique pays publié mercredi à Pretoria.

Le rapport, intitulé « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique du Sud pour favoriser son développement », intervient dans un contexte de défis mondiaux, de tensions géopolitiques, de conflits et d’instabilité politique dans plusieurs pays du continent.

Il souligne que la croissance économique de l’Afrique du Sud reste atone, avec une baisse du PIB de 0,6 % en 2024, contre 0,7 % en 2023. Il attribue ce ralentissement aux coupures d’électricité persistantes, à l’impact grave de la sécheresse sur l’agriculture et aux difficultés rencontrées dans les secteurs des transports et de la logistique.

Malgré ces défis, le Rapport économique pays révèle l’important potentiel inexploité de l’Afrique du Sud. La richesse nationale du pays était estimée à plus de 3 000 milliards de dollars en 2020, englobant le capital humain, financier, les ressources naturelles et le capital produit.

Le vice-ministre sud-africain des Finances, Ashor Nick Sarupen, a pris acte des recommandations du rapport, déclarant : « Nous sommes déterminés à travailler en étroite collaboration avec le secteur privé et les partenaires au développement pour stimuler les investissements dans des secteurs clés, notamment les énergies renouvelables, l’industrie manufacturière, la finance, la technologie et l’hôtellerie. »

Il a mis l’accent sur la résilience de l’Afrique du Sud face aux défis actuels, mettant en avant la diversification de son économie, la sophistication de son système financier et la solidité de ses institutions. Il a déclaré que les chocs avaient entraîné une hausse du coût de la vie, une restriction de la marge de manœuvre budgétaire et une hausse du coût du capital. « Pourtant, l’Afrique du Sud reste résiliente », a assuré le ministre. « Nous disposons de vastes ressources naturelles, d’une économie diversifiée et d’un système financier sophistiqué, soutenus par des institutions solides et un marché des capitaux solide », a poursuivi M. Sarupen.

Il a affirmé que l’Afrique du Sud continuerait d’approfondir ses réformes et ses efforts pour améliorer les résultats en matière d’éducation et de santé, et pour renforcer son capital humain. Les investissements dans le développement des compétences, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat contribueront à créer des opportunités d’emploi indépendant, en particulier chez les jeunes.

« À mesure que nous progressons, le soutien de la Banque africaine de développement et des autres partenaires au développement sera crucial. Une collaboration étroite entre les principales parties prenantes, notamment les secteurs public et privé, ainsi que les institutions de financement du développement, est essentielle pour bâtir une Afrique du Sud où chaque citoyen peut s’épanouir », a souligné M. Sarupen.

L’économiste en chef et vice-président de la Banque africaine de développement, Kevin Chika Urama, a souligné le potentiel de transformation de l’Afrique. « Si l’Afrique s’engage à investir dans son propre développement et à gérer efficacement ses actifs, elle pourra se libérer de sa dépendance extérieure et exploiter son énorme capital pour une croissance transformatrice », a-t-il déclaré.

Il a déploré la faiblesse des capacités de l’administration fiscale africaine et les inefficacités en matière de collecte, de conservation et d’utilisation des impôts, qui expliquent la sous-performance dans la collecte des recettes publiques, tant fiscales que non fiscales. « Il est temps d’opérer un changement de paradigme », a lancé M. Urama.

Akhona Peter et Paul Mpuga, économistes-pays pour l’Afrique du Sud à la Banque africaine de développement, ont présenté le rapport. Étaient également présents le directeur général pour l’Afrique australe de la Banque, Kennedy Mbekeani, ainsi que des partenaires au développement, de hauts fonctionnaires, des membres du corps diplomatique et des hommes d’affaires.

L’Afrique du Sud, qui assure actuellement la présidence du G20, joue un rôle essentiel dans l’élaboration de la gouvernance économique mondiale et défend la voix de l’Afrique sur les questions de développement.

Le lancement du rapport comprenait également une table ronde qui a examiné les moyens par lesquels l’Afrique du Sud pourrait tirer parti de ses actifs en capital pour le développement grâce à des institutions renforcées, une gouvernance économique efficace et l’État de droit.

Parmi les panélistes figuraient : Yolande Smit, directrice en chef de la politique macroéconomique au Trésor national sud-africain, Joseph Matola, chef du programme de diplomatie économique à l’Institut sud-africain des affaires internationales, Anders Pedersen, chargé en chef des systèmes électriques régionaux à la Banque africaine de développement, Innocent Onah, chargé en chef des ressources naturelles à la Banque africaine de développement. Edward Sennoga, économiste principal à la Banque, a modéré la discussion.

Les Rapports économiques pays de la Banque africaine de développement constituent un outil essentiel pour traduire les informations macroéconomiques en analyses spécifiques à chaque pays.

Le rapport 2025 révèle que les pays africains possèdent de vastes ressources naturelles inexploitées et une marge de manœuvre importante pour maximiser leur capital humain, leur capital commercial et leurs ressources fiscales.

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