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Burkina Faso: M. Guterres souligne la contradiction entre la Charte des Nations Unies et la décision des autorités de transition de déclarer persona non grata la Coordonnatrice résidente

Burkina Faso: M. Guterres souligne la contradiction entre la Charte des Nations Unies et la décision des autorités de transition de déclarer persona non grata la Coordonnatrice résidente

Source: United Nations – in French 2

Headline: Burkina Faso: M. Guterres souligne la contradiction entre la Charte des Nations Unies et la décision des autorités de transition de déclarer persona non grata la Coordonnatrice résidente

La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général a appris avec regret que le 18 août dernier, les autorités de transition du Burkina Faso ont déclaré persona non grata la Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire des Nations Unies dans le pays, Mme Carol Flore-Smereczniak.  Il exprime sa pleine confiance dans le professionnalisme et le dévouement de Mme Flore-Smereczniak et plus généralement dans le système des Nations Unies au Burkina Faso. 

Ce système, dirigé par la Coordonnatrice résidente, a toujours travaillé étroitement avec les autorités de transition burkinabé pour appuyer les efforts de développement et fournir une aide humanitaire. 

La doctrine persona non grata ne s’applique pas aux responsables des Nations Unies.  En vertu des Articles 100 et 101 de la Charte, les membres du personnel des Nations Unies sont nommés par le Secrétaire général.  Ils ne sont responsables qu’envers l’Organisation et chaque État Membre de l’Organisation s’engage à respecter leur caractère exclusivement international. 

Conformément à l’Article 105 de la Charte, l’Organisation jouit de privilèges et d’immunités, y compris le droit des membres du personnel de rester au Burkina Faso pour assumer leurs fonctions, au nom de l’Organisation.  Seul le Secrétaire général, en tant que Chef de l’Administration de l’ONU, a le pouvoir de décider, après une enquête minutieuse, de rappeler un responsable des Nations Unies. 

Le Secrétaire général réaffirme l’engagement des Nations Unies à continuer d’aider le peuple du Burkina Faso en pleine coopération avec les autorités de transition. 

MIL OSI