Source: Government of Canada – in French 1
Le 2 septembre 2025 — Montréal (Québec) — Instituts de recherche en santé du Canada
D’un océan à l’autre, les jeunes sont confrontés à des difficultés sans précédent qui nuisent à leur santé mentale et à leur bien-être. Trop souvent, les services dont ils ont besoin sont fragmentés ou difficiles à obtenir, et ils n’ont pas été conçus pour eux précisément. Les jeunes autochtones continuent d’ailleurs de subir des lacunes importantes à ce chapitre.
Pour régler cette situation urgente, le gouvernement du Canada investit plus de 30 millions de dollars sur 4 ans dans le renforcement et l’élargissement du Réseau de réseaux — Services intégrés pour les jeunes (RR-SIJ). Les fonds seront versés par l’intermédiaire des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et de Services aux Autochtones Canada, en partenariat avec la Fondation Graham Boeckh (FGB) et le partenariat Bell-FGB.
L’honorable Marjorie Michel, ministre de la Santé du Canada, a annoncé le financement aujourd’hui pendant sa visite à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas de Montréal, où la santé mentale des jeunes est un secteur d’intervention privilégié.
Ce financement encouragera l’échange de recherches, de données et de connaissances au sein de réseaux de SIJ et entre ceux-ci; il s’agit de 12 réseaux provinciaux et territoriaux ainsi que d’un réseau autochtone pancanadien. Le but est de déterminer quelles formes de soutien sont les plus efficaces pour les jeunes. Les centres de SIJ établis par ces réseaux offrent aux jeunes de 12 à 25 ans et à leur famille un cadre accessible permettant d’obtenir en un même endroit de l’aide sur plusieurs plans, notamment la santé mentale, la consommation de substances psychoactives, la santé physique, le logement et le soutien par les pairs.
Grâce à cet investissement, chaque réseau recevra du financement pour renforcer sa capacité de recherche et son système de données. En voici des exemples :
- À Terre-Neuve-et-Labrador, un nouveau projet se penche sur les façons de poursuivre sur la lancée de Carter’s Hill Place (en anglais seulement), en l’utilisant comme modèle pour créer deux autres centres de services intégrés pour les jeunes. Il aidera aussi à déterminer quelles formes de soutien conviennent aux jeunes et comment améliorer continuellement les soins au fil du temps.
- En Alberta, Kickstand (en anglais seulement) travaille actuellement sur « Kickstand360 », un système de santé apprenant provincial conçu en collaboration avec des jeunes qui utilise des données et des mécanismes de rétroaction continue pour améliorer les services de santé mentale destinés aux jeunes, et sur le StandOUT Lab, un centre de recherche dirigé par des jeunes.
- Au Québec, Aire ouverte renforce son système de santé apprenant en enrichissant ses méthodes de collecte et d’utilisation des données, en déterminant les priorités de recherche et en établissant des partenariats solides afin d’accélérer les services offerts aux jeunes, d’en faciliter l’accès et d’accroître leur efficacité.
- Au Yukon, des jeunes, des Aînés et des communautés mèneront conjointement des recherches afin de former un cadre propice à l’apprentissage, de recenser les services actuels pour en cerner les lacunes et de trouver de nouvelles méthodes d’échange d’information entre les fournisseurs de services afin que les jeunes n’aient plus à répéter leur histoire « encore et encore » pour obtenir de l’aide.
- Grâce au réseau de SIJ autochtone, les communautés et les jeunes inuits, métis et des Premières Nations partout au Canada dirigeront des recherches et participeront à l’élaboration de services culturellement adaptés et fondés sur le savoir et la gouvernance autochtones.
En consolidant les systèmes de données en place, ces réseaux contribueront aussi à l’émergence d’un « système de santé apprenant » pancanadien, c’est‑à‑dire un système qui utilise continuellement les données, les recherches et les expériences concrètes pour améliorer les soins, les politiques et les résultats pour les jeunes.
