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Madagascar s’efforce d’améliorer la prise en charge du cancer, en mettant l’accent sur la santé des femmes

Madagascar s’efforce d’améliorer la prise en charge du cancer, en mettant l’accent sur la santé des femmes

Source: International Atomic Energy Agency

À Madagascar, le cancer le plus fréquent chez les femmes est le cancer du col de l’utérus (qui présente un taux de mortalité de 30 %), suivi du cancer du sein et du cancer colorectal. Chez les hommes, le cancer de la prostate, le cancer du foie et le lymphome non hodgkinien sont les plus fréquents, favorisés par des maladies infectieuses.  

L’équipe a examiné tous les éléments susceptibles d’avoir des effets sur les soins contre le cancer dans le pays. Il s’agit notamment de facteurs tels que la gouvernance, les ressources et les cadres réglementaires pour la sûreté radiologique, et de composantes comme la surveillance, les réseaux d’orientation, les capacités de diagnostic précoce, les possibilités de perfectionnement du personnel spécialisé en oncologie et la capacité à fournir des services avancés et élargis de radiothérapie.  

« Tout l’intérêt de l’examen imPACT est qu’il couvre l’ensemble des aspects de la prise en charge du cancer », explique Laurent Musango, représentant de l’OMS à Madagascar. « L’examen a montré que le pays disposait déjà de bases solides pour intégrer la lutte contre le cancer au niveau local et éventuellement renforcer de manière générale les systèmes de santé sur les plans de la prévention et du diagnostic précoce. »  

L’examen a montré que Madagascar avait continué à renforcer sans relâche ses services de cancérologie depuis le précédent examen, réalisé en 2015. Le pays a développé ses capacités de prévention du cancer du col de l’utérus – il offre déjà la possibilité de dépister les lésions précancéreuses et devrait débuter les vaccinations contre le HPV dès octobre. Il a également entrepris des efforts importants pour moderniser et étendre ses services d’imagerie.  

Le système national de santé dispose également d’un personnel de santé qualifié et bien établi, grâce aux six facultés de médecine formant des spécialistes – et notamment des spécialistes de la chirurgie, un aspect essentiel du traitement du cancer.  

MIL OSI