Source: Republic of France in French
La République française a publié la déclaration suivante:
L’ordonnance du 3 septembre 2025 transpose au sein du Code de la consommation une directive européenne du 18 octobre 2023 (directive (UE) 2023/2225).
Les nouvelles règles applicables aux contrats de crédit à la consommation entreront en application le 20 novembre 2026 afin de permettre aux professionnels concernés d’adapter leurs clauses et leurs contrats.
L’harmonisation sur la directive européenne, plus protectrice des consommateurs, vise à prévenir le surendettement qui se voit de plus en plus favorisé par l’octroi de crédits à faible montant.
Quels sont les crédits à la consommation concernés ?
Certains crédits à la consommation, de plus en plus sollicités avec les nouvelles pratiques de consommation (notamment via internet), étaient jusqu’à maintenant exclus du champ de la réglementation. Les normes européennes s’appliqueront à ces types de crédits qui sont parfois à la source du surendettement :
- crédits sans aucun frais ni intérêts, dits « crédits gratuits » (ou assortis de frais d’un montant négligeable) ;
- crédits de moins de 200 €, dits « mini-crédits » ;
- crédits de moins de 3 mois avec des frais négligeables (paiements fractionnés et différés) ;
- crédits à la consommation d’un montant compris entre 75 000 € et 100 000 € ;
- contrats de location avec option d’achat.
Les cartes à débit différé resteront exemptées de la réglementation.
Quelles mesures de protection pour les consommateurs ?
Les pratiques d’emprunt seront plus encadrées par le biais de différentes mesures clés :
- Des restrictions dans le champ publicitaire : toute communication portant sur une opération de crédit à la consommation devra être « claire, loyale et non trompeuse » et comporter la mention « Attention ! Un crédit coûte de l’argent et doit être remboursé ! ». Mettre en avant la facilité d’obtention d’un crédit sera interdit.
- Un allègement des informations à transmettre par le consommateur pour les crédits courts ou de faible montant, tout en garantissant la transparence.
- Des obligations pour l’établissement prêteur concernant la transmission des informations pré-contractuelles.
- La possibilité pour les établissements financiers de consulter, de manière facultative, le fichier national des incidents de remboursement pour analyser la solvabilité des emprunteurs sur les petits crédits (moins de 3 mois, sans intérêt ni frais, ou inférieurs à 200 €). Cette mesure doit permettre aux établissements d’alerter les consommateurs si des difficultés financières sont constatées.
D’autres dispositions renforceront la protection des emprunteurs : les organismes devront orienter gratuitement les clients en difficulté vers des services de conseil aux personnes endettées, les délais de rétractation des emprunteurs seront allongés en cas de non-respect par le prêteur de ses obligations d’informations contractuelles, des conditions préférentielles devront être mises en place en cas de remboursement anticipé.
Rappel
L’ordonnance du 3 septembre 2025 est prise en application de la loi du 30 avril 2025 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de transport, de santé et de circulation des personnes.
