Source: Government of Canada – in French 1
Ottawa (Ontario), 1er octobre 2025 – Les organisations fédérales chargées de la sécurité et du renseignement sont au premier plan des efforts du Canada pour lutter contre les campagnes d’ingérence étrangère ciblant les institutions démocratiques. Les organisations membres du Groupe de travail sur les menaces en matière de sécurité et de renseignement visant les élections mènent continuellement des activités pour détecter et contrer l’ingérence étrangère, conformément à leurs mandats respectifs.
Le Groupe de travail joue un grand rôle pour protéger les institutions et les processus démocratiques du Canada. En janvier 2025, le Groupe de travail a été mis à contribution pour surveiller la campagne à la direction du Parti libéral du Canada afin de déceler toute ingérence étrangère possible.
Aujourd’hui, le Groupe de travail a publié son rapport intitulé Menaces pour la campagne à la direction du Parti libéral du Canada de 2025. Le rapport indique que le Groupe de travail n’a décelé aucun incident ayant eu un effet sur les résultats de la course à la direction.
Au cours de cette période, cependant, le Groupe de travail a observé et signalé des activités qui ont été considérées comme de l’ingérence étrangère. Entre autres, le mécanisme de réponse rapide d’Affaires mondiales Canada a détecté des campagnes de manipulation de l’information en ligne, tandis que le Groupe de travail a pris des mesures pour contrer une opération d’information visant la candidate à la course à la direction Chrystia Freeland. Le 7 février 2025, le Groupe de travail a informé l’exécutif du Parti libéral du Canada et les membres de la campagne à la direction de Mme Freeland de ces constatations, et a publié une déclaration pour mettre le public au courant des activités de manipulation.
Le rapport fait également état de préoccupations en matière de sécurité suscitées par un individu identifié par la GRC. Le nécessaire a ensuite été fait pour empêcher l’individu en question d’assister à un événement de campagne du candidat Mark Carney.
Voici quelques autres constatations figurant dans le rapport :
- Aucun cyberincident n’a été détecté qui pourrait indiquer que des acteurs étatiques étrangers ciblaient expressément l’infrastructure de la course à la direction du Parti libéral du Canada.
- Aucune menace extrémiste violente directe contre la course à la direction n’a été décelée dans les médias sociaux, les babillards électroniques, les salons de clavardage, les forums de discussion en ligne ou les médias.
- Aucune menace directe n’a été détectée à l’endroit des candidats, ni envers l’administration de la course à la direction.
Le Groupe de travail a conclu que les incidents détectés n’avaient pas eu d’incidence sur les résultats de la course à la direction.
Les courses à la direction et à l’investiture sont vulnérables à l’influence étrangère, comme l’indiquent le Rapport spécial sur l’ingérence étrangère dans les processus et les institutions démocratiques du Canada du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement et le rapport de l’Enquête publique sur l’ingérence étrangère dans les processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux. C’était la première fois que le Groupe de travail devait surveiller une course à la direction d’un parti depuis sa création en 2019. Le Groupe de travail surveillera les futures courses à la direction des partis officiellement reconnus à la Chambre des communes.
Le gouvernement du Canada continuera d’adapter ses efforts pour lutter contre l’ingérence étrangère afin que les Canadiens et les Canadiennes puissent avoir confiance dans la solidité et la résilience de notre démocratie.
