Source: International Atomic Energy Agency
Les changements climatiques vont très probablement accélérer la prolifération des mycotoxines, telles que les aflatoxines, dans les denrées alimentaires et la contamination des aliments par les métaux lourds, ce qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour la sécurité sanitaire des aliments et la santé publique dans les pays qui sont déjà frappés par l’insécurité alimentaire.
À mesure que les systèmes alimentaires mondiaux se complexifient et que les risques climatiques s’intensifient, les pays auront besoin d’outils plus compacts, plus abordables et plus évolutifs, tels que les outils de ce genre, en particulier dans les régions où les techniques traditionnelles de détection en laboratoire sont inaccessibles.
L’AIEA, par l’intermédiaire de son Centre mixte FAO/AIEA des techniques nucléaires dans l’alimentation et l’agriculture, mène des activités de recherche-développement en vue de mettre au point des outils nucléaires et complémentaires permettant de détecter les risques alimentaires qui menacent la sécurité alimentaire, le commerce et la santé publique.
Dans le cadre de l’initiative Atoms4Food et en coopération avec la FAO, l’AIEA a mis au point des techniques à moindre coût que l’on peut transporter facilement et qui permettent d’analyser rapidement un grand nombre d’échantillons, y compris des outils déployables sur le terrain, pour soutenir les interventions d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments.
À Seibersdorf, les experts de la sécurité sanitaire des aliments cherchent à présent à étendre ce type d’application à d’autres catégories de contaminants présents dans d’autres produits alimentaires en fonction des besoins des États Membres. En outre, le Laboratoire du contrôle et de la sécurité sanitaire des aliments a adapté la même plateforme de capteurs pour la détection de fumonisines (mycotoxines nocives associées à un risque de cancer et de malformations congénitales) dans le maïs et les produits dérivés du maïs, ainsi que de métaux toxiques comme le plomb dans les jus de fruits. La flexibilité qu’offre cette technique en fait un outil fort utile pour améliorer la sécurité sanitaire des aliments.
« L’AIEA s’efforce d’apporter des solutions résilientes et robustes aux parties prenantes de la sécurité sanitaire des aliments du monde entier afin de les aider à maintenir la sécurité sanitaire et l’hygiène aux niveaux requis pour éviter les maladies d’origine alimentaire », précise Christina Vlachou.
