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Les organismes de sécurité et du renseignement du Groupe des cinq publient un rapport sur les jeunes et l’extrémisme violent

Les organismes de sécurité et du renseignement du Groupe des cinq publient un rapport sur les jeunes et l’extrémisme violent

Source: Royal Canadian Mounted Police (RMCP) – in French

Communiqué de presse

5 décembre 2024 – Ottawa (Ontario)
De : Direction générale de la GRC

Contenu

En tant qu’organismes de sécurité et du renseignement du Groupe des cinq, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) exhortent les Canadiens et Canadiennes à soutenir les efforts visant à contrecarrer la radicalisation des jeunes en ligne.

En publiant conjointement le rapport Les jeunes et l’extrémisme violent : un appel à l’action concertée, le Canada, l’Australie, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni réclament aujourd’hui l’aide de l’ensemble de la société. Le rapport souligne les préoccupations grandissantes quant à la radicalisation des jeunes, dont certains appuient, planifient ou exercent des activités terroristes. Au moyen d’exemples de menaces concrètes, ce rapport présente une tendance inquiétante relevée par tous les pays du Groupe des cinq.

Les mineurs radicalisés peuvent représenter une menace terroriste aussi crédible que les adultes. Les organismes de sécurité et du renseignement ne peuvent pas s’attaquer au problème seuls.

La GRC et le SCRS demandent à l’ensemble de la société canadienne, particulièrement aux parents, aux tuteurs, aux communautés, aux éducateurs, aux intervenants de première ligne, aux services en santé mentale et aux entreprises du secteur des technologies, d’aider à atténuer l’extrémisme violent. Souvent, quand les organismes de sécurité et du renseignement interviennent, il est déjà trop tard.

Afin de reconnaitre et prendre les mesures nécessaires en réponse à chaque étape de la radicalisation à la violence, il faut d’abord en reconnaître les principaux signes et indicateurs-clés.

Ils incluent :

  • l’intensification de l’ardeur et de l’agressivité dans la défense de positions idéologiques;
  • la fréquentation accrue d’Internet sans supervision;
  • l’isolation, le délaissement des amis et de la famille;
  • l’augmentation de la colère et de l’agressivité;
  • l’adoption soudaine d’une attitude irrespectueuse envers autrui;
  • la dissimulation inhabituelle d‘habitudes, notamment des activités sur Internet;
  • la possession de plusieurs appareils électroniques (téléphones, ordinateurs portatifs, etc.) d’un même type.

En plus de ces exemples d’indicateurs-clés, plus généralement, les parents et les adultes de confiance devraient surveiller les changements de comportements de leurs enfants et des jeunes qu’ils côtoient. Les habitudes anormales ne constituent pas un gage de radicalisation, mais peuvent offrir une occasion de discuter avec un jeune de son bien-être.

Signalez les comportements inquiétants dont vous êtes témoins. Si vous croyez qu’un jeune est en voie d’être radicalisé, sollicitez de l’aide avant qu’il ne soit trop tard. Informez la police de toute menace immédiate. Il s’agit du meilleur moyen de soutenir le travail des organismes de sécurité. Pour signaler une menace non immédiate, communiquez avec le Réseau info-sécurité nationale de la GRC (par téléphone au 1-800-420-5805 ou en ligne sur le site grc.ca/signalez-la) ou avec le SCRS (par téléphone au 613-993-9620 ou sur le site canada.ca/scrs).

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