Source: United Nations – in French 2
Headline: COP30: le Secrétaire général prie les participants à cette trentième conférence de « ne pas abandonner », car malgré des progrès, le travail n’est pas terminé
La déclaration suivante a été faite, aujourd’hui, par le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres:
Je remercie le Président Lula da Silva, le Président de la COP30, André do Largo, son équipe, le Gouvernement brésilien, le peuple de Belém et le secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour leur hospitalité et leurs efforts inlassables visant à rendre cette COP possible.
À la porte de l’Amazonie, les parties ont trouvé un accord.
Cela montre que le multilatéralisme est vivant et que les nations peuvent encore s’unir pour affronter les défis déterminants qu’aucun pays ne peut résoudre à lui seul.
La COP30 a permis des progrès, notamment un appel à tripler le financement de l’adaptation d’ici à 2035 comme première étape pour combler l’écart d’adaptation;
Un mécanisme de transition juste pour aider les pays à protéger les travailleurs et les communautés dans leur transition vers l’énergie propre;
Un nouveau dialogue visant à renforcer la coopération internationale en matière de commerce;
La prise de conscience que nous nous dirigeons désormais vers un dépassement temporaire au-dessus de 1,5 degré Celsius;
Le lancement d’un accélérateur mondial pour l’opérationnalisation afin de combler les ambitions et les lacunes en matière de réalisation et d’accélérer la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national;
Et une reconnaissance pour faire avancer les résultats du Consensus des Émirats arabes unis, qui inclut une transition juste, ordonnée et équitable pour s’écarter des combustibles fossiles.
Mais les COP reposent sur le consensus, et en période de divisions géopolitiques, il est de plus en plus difficile d’atteindre le consensus.
Je ne peux pas prétendre que la COP30 a accompli tout ce qui était nécessaire.
L’écart entre notre situation et ce que la science exige reste dangereusement grand.
Je comprends que beaucoup puissent être déçus, en particulier les jeunes, les peuples autochtones et ceux qui vivent un vrai chaos climatique.
La réalité du dépassement est un avertissement brutal: nous approchons de points de bascule dangereux et irréversibles.
Rester en dessous de 1,5 degré Celsius d’ici à la fin du siècle doit rester la ligne rouge de l’humanité.
Il faut pour cela des réductions majeures et rapides des émissions, avec des plans clairs et crédibles pour passer des combustibles fossiles à des énergies propres.
Il faut également une justice climatique et un énorme bond en termes d’adaptation et de résilience, afin que les communautés en première ligne puissent survivre et se remettre des catastrophes climatiques à venir.
Et il faut beaucoup plus de financement climatique pour les pays en développement afin qu’ils réduisent leurs émissions, protègent leurs populations et s’occupent des pertes et dommages.
La COP30 est terminée, mais notre travail ne l’est pas.
Je continuerai à pousser pour une ambition plus élevée et une plus grande solidarité.
À tous ceux qui ont défilé, négocié, conseillé, rapporté et mobilisé : n’abandonnez pas.
L’histoire est de votre côté, et les Nations Unies le sont aussi.
