Source: Government of Canada – in French
25 novembre 2025 – Ottawa, Ontario
Partout au pays, plusieurs Canadiens et Canadiennes luttent en silence contre un endettement croissant en supportant non seulement le poids de leurs dettes, mais aussi celui de la stigmatisation qui les empêchent de demander de l’aide. Leur souffrance silencieuse les amène souvent à s’isoler et à retarder l’application de solutions qui pourraient améliorer leur santé financière et mentale. En ce mois de novembre, nous célébrons la 15e édition du Mois de la littératie financière organisé par l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC). Le thème de cette année, « Parlons d’argent », est un appel à l’action nationale pour mettre fin à la stigmatisation associée aux dettes et pour encourager des discussions ouvertes et dépourvues de jugement à propos de l’argent.
Dans le cadre du Mois de la littératie financière, le Bureau du surintendant des faillites (BSF) et l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et de la réorganisation (ACPIR) se sont associés une fois de plus pour aider la population canadienne à parler d’argent et à comprendre pourquoi c’est une bonne idée de chercher à obtenir rapidement des conseils de la part de professionnelles et professionnels fiables et réglementés comme des syndiques et syndics autorisés en insolvabilité.
La stigmatisation empêche trop de personnes de demander de l’aide.
Plusieurs raisons peuvent expliquer un endettement : une perte d’emploi soudaine, la maladie, une augmentation du coût de la vie ou il peut s’agir simplement de difficultés à boucler son budget. C’est plus de la moitié de la population canadienne qui déclare avoir des difficultés à remplir ses obligations financières (54 %) et qui dit subir davantage de stress en raison de ces difficultés (53 %). Par ailleurs, c’est plus d’une personne sur trois (39 %) qui affirme que ses dettes ont augmenté1. Pourtant, même si l’endettement est commun, plusieurs personnes hésitent encore à en parler ou à demander de l’aide. Seulement trois personnes sur 10 (30 %) aux prises avec des dettes déclarent avoir demandé des conseils auprès de professionnels de la finance sur la gestion de leurs dettes2, ce qui signifie que la majorité des personnes avec des problèmes financiers n’obtiennent pas de conseils pour régler leurs problèmes.
Parlez d’argent. Sortez de l’ombre. Prenez le contrôle.
Le Mois de la littératie financière, ce n’est pas qu’une affaire de chiffres, c’est une occasion pour avoir une discussion franche pour une meilleure santé financière et une paix d’esprit. Que ce soit pour gérer des dettes, le budget familial ou le soutien de proches, le fait de parler d’argent favorise la confiance et la prise de décisions éclairées.
Vous trouverez des outils et des renseignements fiables sur les solutions qui vous sont offertes pour gérer vos difficultés financières sur le Portail de solution à l’endettement du BSF, et sur la page Vous êtes aux prises avec des difficultés financières? de l’ACPIR.
Une aide fiable et non des pièges coûteux : ce qu’il faut savoir. Évitez les conseillères et conseillers sans licence qui disent détenir de l’expertise en insolvabilité.
Savoir vers qui se tourner pour obtenir de l’aide est essentiel, mais, ce ne sont pas tous les conseils qui sont avisés. Les conseillères et conseillers sans licence et non réglementés peuvent faire la promotion de solutions rapides pour gérer l’endettement ou exiger des frais élevés pour des services que ces personnes ne sont pas autorisées à fournir. D’autres services inutiles peuvent aussi être offerts que ce soit avant, pendant ou après le dépôt d’une proposition de consommateur ou une cession de faillite. Voici quelques conseils pour vous protéger :
- Surveillez les signaux d’alarme : Méfiez-vous des personnes qui vous promettent d’effacer vos dettes, de réparer votre cote de crédit et qui exigent de grosses sommes avant de vous expliquer les solutions qui vous sont offertes. Ces conseillères et conseillers non réglementés s’appuient parfois sur des techniques de vente à pression et peuvent vous recommander avec insistance de souscrire à de nouveaux prêts à intérêts élevés pour payer leurs frais, ce qui peut détériorer encore plus votre situation financière.
- Rencontrez une syndique ou un syndic autorisé en insolvabilité (SAI) : Au Canada, les SAI sont les seules personnes réglementées au niveau fédéral qui sont autorisées à fournir des solutions réglementées par le gouvernement comme les propositions de consommateur et les faillites. Les SAI sont tenus de respecter un Code de déontologie, d’évaluer votre situation financière et d’expliquer toutes les solutions qui vous sont offertes, qu’elles soient prévues par la Loi ou non, afin de vous aider à prendre une décision en toute connaissance de cause.
- Demandez une consultation gratuite : La plupart des SAI offrent une première séance de consultation sans frais, ce qui vous permet d’obtenir des conseils objectifs sans obligation.
- Assurez-vous de vous adresser à la bonne personne : Utilisez le répertoire en ligne du BSF pour Trouver un syndic autorisé en insolvabilité près de chez vous.
