Post

Une analyse révèle que réduire la dépendance à la Chine coûterait 23 000 milliards de dollars à l’Occident

Une analyse révèle que réduire la dépendance à la Chine coûterait 23 000 milliards de dollars à l’Occident

Source: People’s Republic of China – State Council News in French

French.china.org.cn | Mis à jour le 14. 07. 2026 | Mots clés : Europe,États-Unis,industrie manufacturière,découplagefrench.china.org.cn | 14. 07. 2026

« Se découpler » de la Chine est irréaliste et coûteux, ont averti des experts
Une analyse économique suggère que l’Europe et les États-Unis devraient investir 23 600 milliards de dollars supplémentaires au cours des 25 prochaines années pour mettre fin à leur dépendance à l’égard de la Chine dans des secteurs clés tels que l’industrie manufacturière et la technologie. Selon des experts chinois, « cette analyse constitue une nouvelle preuve qu’un le soi-disant “découplage” des pays occidentaux avec la Chine est illusoire et engendre des coûts exorbitants ».
D’après un article du Financial Times paru lundi, le cabinet de conseil EY-Parthenon a calculé que reproduire d’ici 2050 les infrastructures, la recherche, les logiciels, la production et les chaînes d’approvisionnement actuellement dépendantes de la Chine coûterait aux États-Unis 13 700 milliards de dollars, à la zone euro 9 100 milliards et au Royaume-Uni 800 milliards.
Le gouvernement américain et les entreprises américaines devraient investir annuellement 550 milliards de dollars pour se découpler de la Chine, soit presque autant que les 600 milliards investis par les grands groupes technologiques américains dans les centres de données en 2025. Pour l’Union européenne (UE), ces dépenses représenteraient presque le double de son budget annuel, selon EY-Parthenon.
Cet investissement collectif supplémentaire, d’environ 940 milliards de dollars par an pendant 25 ans, n’est en théorie « pas insurmontable », ont écrit les analystes d’EY-Parthenon. Il s’ajouterait toutefois aux investissements déjà existants dans l’énergie, les technologies, la défense et les infrastructures.
« Ce rapport, riche en données, démontre clairement l’étroite coopération économique et commerciale entre la Chine, les États-Unis et l’Europe. Les solides capacités industrielles et la taille économique de la Chine jouent un rôle irremplaçable et vital dans le développement économique et la viabilité à long terme des États-Unis et de l’Europe », a affirmé lundi Zhou Mi, chercheur principal à l’Académie chinoise du commerce international et de la coopération économique.
M. Zhou a avancé que « si l’Occident tentait véritablement un découplage complet de la Chine, les dommages infligés à ses économies seraient profonds et durables. Ces dommages se traduiraient non seulement par des coûts financiers énormes, mais aussi par l’extrême difficulté à remplacer efficacement de nombreux moteurs de développement et soutiens industriels ».
Hu Qimu, professeur à l’Institut de la Route de la Soie maritime de l’Université de Huaqiao, a déclaré lundi au Global Times qu’« en raison du fort déclin industriel en Europe et aux États-Unis, leurs secteurs industriels sont incomplets et fortement dépendants des capacités de production chinoises. Pour parvenir à un “découplage”, ils devraient reconstruire indépendamment les catégories industrielles manquantes ».
Cependant, même si l’Europe et les États-Unis investissaient des sommes colossales pour reconstruire certains de ces secteurs, les coûts seraient extrêmement élevés, entraînant à terme une forte hausse des dépenses pour les industries en aval et les consommateurs, a poursuivi M. Hu, ajoutant qu’« un découplage est donc tout simplement irréaliste ».
L’analyse de EY-Parthenon a révélé que, compte tenu de l’avantage concurrentiel des produits chinois, dont les prix à la production sont généralement de 20 à 100 % inférieurs à ceux de leurs concurrents occidentaux, une réduction de la dépendance à l’égard de la production chinoise ferait grimper les prix et alimenterait l’inflation.
En Europe, une rupture avec la Chine pourrait entraîner une hausse des prix de 1 à 2,5 % dans les secteurs clés, ce qui maintiendrait la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre au-dessus de leur objectif d’inflation de 2 %, indique le rapport de EY-Parthenon, citant une analyse de la BCE.
M. Hu a noté que la concurrence industrielle mondiale actuelle se concentrait principalement sur deux domaines clés : les technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle (IA), et les minéraux et ressources critiques. Ce dernier point est étroitement lié aux nouveaux matériaux et aux équipements de pointe, et relève de l’économie réelle et du secteur industriel.
D’après une estimation de l’Agence internationale de l’énergie, la Chine devrait fournir plus de 60 % du lithium et du cobalt raffinés consommés dans le monde, éléments essentiels à la transition énergétique, ainsi qu’environ 80 % du graphite et des terres rares utilisés dans la fabrication de batteries d’ici 2035.
Selon Hu Qimu, « la position de la Chine concernant la sécurité et la stabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales en minéraux critiques reste inchangée. Cependant, certains pays occidentaux, dont des membres du G7, intensifient leurs efforts pour constituer des cercles restreints afin d’imposer des mesures unilatérales à la Chine ».
« En pratique, même avec des investissements massifs, l’Occident ne pourra pas se découpler de la Chine à court terme en raison de l’emprise de Beijing sur de nombreux matériaux industriels critiques », a souligné Alicia García-Herrero, économiste en chef pour l’Asie-Pacifique à la banque d’investissement Natixis, selon le Financial Times.
Zhou Mi a déclaré que les avantages de la Chine dans les domaines de la technologie, de l’industrie manufacturière et autres découlaient de la stabilité de ses politiques économiques, de la prévisibilité de l’environnement de marché qu’elle avait instauré, ainsi que de son commerce et de son économie ouverts.
Selon l’« Enquête européenne sur la confiance des entreprises en Chine 2026 », la Chine reste le champion incontesté des chaînes d’approvisionnement efficaces et compétitives, 75 % des répondants ayant indiqué estimer que leur production en Chine était plus performante que leurs opérations ailleurs.
Les conclusions de l’« Enquête 2026 sur le climat des affaires en Chine », publiée par la Chambre de commerce américaine en Chine (AmCham China), montrent que la Chine reste un pilier des investissements étrangers, 50 % des répondants l’ayant toujours classée parmi leurs trois principales destinations mondiales.
« La mondialisation est un phénomène irréversible. Les pays occidentaux doivent prendre pleinement conscience de l’interdépendance profonde de leurs relations économiques avec la Chine et comprendre que seul un renforcement de la coopération leur permettra de parvenir à des avantages mutuels et à des résultats gagnant-gagnant », a déclaré M. Hu.
https://www.globaltimes.cn/page/202607/1365840.shtml
减少对中国的依赖将使西方损失23万亿美元 专家:与中国“脱钩”既不现实又代价巨大1589字

Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.

MIL OSI