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Conflit au Moyen-Orient : l’OMS alerte sur les conséquences humanitaires

Conflit au Moyen-Orient : l’OMS alerte sur les conséquences humanitaires

Source: United Nations – in French 2
Headline: Conflit au Moyen-Orient : l’OMS alerte sur les conséquences humanitaires
20 juillet 2026 Santé

L’intensification des frappes entre les États-Unis et l’Iran replonge les populations du Moyen-Orient dans l’insécurité. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre un conflit qui fait des morts, des blessés et perturbe des services essentiels, des hôpitaux aux réseaux d’eau potable, dans une région de nouveau emportée par l’escalade militaire.

Selon l’OMS, les violences ont déjà fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, tandis que des infrastructures civiles indispensables sont directement touchées.
En Iran, les conséquences humanitaires des bombardements continuent de s’aggraver. D’après le ministère de la Santé et de l’Enseignement médical, les frappes ont fait 50 morts et plus de 500 blessés depuis le début du mois, parmi lesquels cinq femmes et deux enfants tués, ainsi que 32 femmes et 18 enfants blessés.
Au-delà du bilan humain, les attaques affectent également les infrastructures vitales. Une usine de dessalement a été endommagée dans la province d’Hormozgan, privant des milliers de personnes d’eau potable. Des explosions à proximité de l’hôpital Baqaei, principal établissement de référence de la région, ont en outre contraint les autorités à évacuer des enfants atteints de cancer.
L’escalade gagne les pays du Golfe
Cette détérioration de la situation intervient alors que, selon des informations de presse, les États-Unis ont poursuivi leurs frappes contre l’Iran pour une neuvième nuit consécutive. Téhéran a, de son côté, lancé de nouvelles attaques contre plusieurs pays du Golfe et revendiqué l’attaque de deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz.
Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs États voisins.
« Au Qatar, des éclats d’obus ont blessé cinq civils, dont un enfant. À Bahreïn, des civils ont également été blessés et des dépôts de carburant ont été pris pour cible », a indiqué sur le réseau social X Hanan Balkhy, Directrice régionale de l’OMS pour la Méditerranée orientale.
Le Koweït a également signalé des blessés et d’importants dégâts matériels après une frappe contre une installation pétrolière. D’autres attaques ont endommagé des centrales électriques et des usines de dessalement, faisant un blessé et mettant hors service plusieurs unités de production.
L’OMS appelle à protéger les services de santé
Face à la multiplication des attaques, l’OMS avertit que les risques pour les civils et pour la santé publique ne cessent d’augmenter. L’agence souligne que les frappes exercent une pression croissante sur les services d’urgence, fragilisent les systèmes de santé et menacent l’accès à l’eau potable.
Elle appelle toutes les parties à désamorcer immédiatement les tensions, à protéger les civils ainsi que les établissements de santé, et à garantir un accès continu aux soins, conformément au droit international humanitaire.
Selon les médias, l’armée américaine a annoncé avoir frappé, pour la neuvième nuit consécutive, plusieurs centres de commandement et réseaux de communication en Iran.
Téhéran affirme avoir riposté en visant des cibles liées à l’armée américaine en Syrie, au Koweït et en Jordanie. L’Iran a également revendiqué l’attaque de deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Des explosions ont par ailleurs été entendues lundi matin à Manama, la capitale de Bahreïn, selon la presse.
L’AIEA appelle à la retenue autour des sites nucléaires
Dans ce contexte, le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a appelé dimanche à la « retenue militaire à proximité de tous les sites liés au nucléaire », après une attaque contre la centrale nucléaire en construction de Darkhovi, dans le sud-ouest de l’Iran, que Téhéran attribue aux États-Unis.
L’agence basée à Vienne a précisé sur X que le chantier, lancé en 2022, se trouvait encore à un stade précoce de construction et « ne contenait aucun matériau nucléaire lors de la dernière visite de l’AIEA ».
M. Grossi a réitéré son appel à éviter toute opération militaire à proximité des installations nucléaires. L’AIEA indique également avoir pris contact avec les autorités iraniennes et promet de communiquer davantage d’informations dès qu’elles seront disponibles.
© Adobe Stock / Sergey Kelin Le détroit d’Ormuz est une étroite voie navigable entre Oman et l’Iran par laquelle transite en temps de paix près d’un quart des livraisons mondiales de pétrole.
Le détroit d’Ormuz sous haute tension
Parallèlement, l’Organisation maritime internationale (OMI) juge la situation dans le détroit d’Ormuz « extrêmement préoccupante ».
Selon l’agence onusienne, les récentes attaques contre des navires dans et aux abords du détroit ont coûté la vie à au moins deux marins et fait plusieurs blessés.
« Il incombe à toutes les parties de faire preuve de retenue, d’éviter toute nouvelle escalade et de renouer le dialogue », a déclaré le Secrétaire général de l’OMI, Arsenio Dominguez, à l’ouverture de la 12e session d’un sous-comité de l’organisation.
L’agence basée à Londres assure poursuivre ses échanges avec l’ensemble des parties concernées. « Je salue toute initiative susceptible de contribuer à une résolution pacifique et concrète de la crise actuelle, à condition qu’elle respecte pleinement la liberté de navigation et le droit international en vigueur », a insisté M. Dominguez.

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