Source: People’s Republic of China – State Council News in French
French.china.org.cn | Mis à jour le 01. 09. 2026 | Mots clés : OCS,IGM,gouvernance mondialefrench.china.org.cn | 01. 09. 2026
Guidée de manière systématique par l’Initiative pour la gouvernance mondiale (IGM), l’OCS a poursuivi ses efforts en matière de gouvernance dans la sécurité, l’économie, ainsi que les moyens de subsistance et la culture, contribuant de façon remarquable à la stabilité et à la prospérité régionales et à l’amélioration de la gouvernance mondiale.
La 26e réunion du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) se tdéroule à Bichkek, capitale du Kirghizistan. Alors que l’OCS célèbre son 25e anniversaire, les dirigeants des États membres se réunissent pour approfondir les amitiés bilatérales et multilatérales, et insuffler un nouvel élan à la stabilité régionale et à la gouvernance mondiale.
Lors du sommet de l’OCS à Tianjin l’an dernier, le Président chinois Xi Jinping avait présenté l’Initiative pour la gouvernance mondiale, soulignant que l’OCS « devait jouer un rôle de premier plan et montrer l’exemple dans sa mise en œuvre ». Au cours de l’année écoulée, l’IGM a recueilli le soutien et les réactions positives de près de 160 pays et organisations internationales, et plus de 60 pays ont rejoint avec enthousiasme le Groupe des Amis de la gouvernance mondiale. D’une proposition chinoise, l’IGM s’est transformée en une pratique internationale, témoignant d’un dynamisme croissant. Cette philosophie est en parfaite adéquation avec l’Esprit de Shanghai.
Face à la montée de l’unilatéralisme et du protectionnisme, et aux répercussions importantes des points chauds, les pays du Sud ont plus que jamais besoin d’une plateforme de coopération équitable et inclusive. S’étendant sur l’Asie, l’Europe et l’Afrique, l’OCS bénéficie naturellement d’une situation géographique privilégiée, à la croisée de l’Est et de l’Ouest et de la coordination entre le Nord et le Sud. Elle ne vise pas à remplacer le système international existant, mais plutôt à renforcer la représentation et la voix des pays en développement. Elle ne prône pas la confrontation entre blocs, mais privilégie le principe « consultation, synergie, et partage ». Pour de nombreux petits et moyens pays, une telle plateforme est synonyme d’une plus grande autonomie stratégique. Pour les grandes puissances, elle constitue un test essentiel pour vérifier leur capacité à véritablement respecter l’égalité et à intégrer leurs propres perspectives de développement à la prospérité commune régionale.
Les faits ont démontré que le succès de l’OCS est le fruit d’une approche et d’une philosophie justes. Elle rejette une vision manichéenne du monde, fondée sur le principe du « tout ou rien », refuse de s’appuyer sur un ordre hégémonique, réfute la théorie du choc des civilisations, et se tient à l’écart des jeux à somme nulle. L’OCS offre au monde une perspective inspirante : des pays aux systèmes politiques, traditions culturelles et intérêts variés peuvent trouver un terrain d’entente pour coopérer, grâce à une consultation équitable, sans renoncer à leurs intérêts fondamentaux respectifs. Guidée par les principes d’égalité souveraine et de respect du droit international, l’OCS a bâti un nouveau système de gouvernance de la sécurité régionale, établissant un rempart de sécurité à travers le continent eurasiatique et offrant un modèle de stabilité dans un monde instable et en constante évolution.
L’opposition ferme aux sanctions unilatérales, au protectionnisme commercial et à la fragmentation par blocs est non seulement une position partagée par l’OCS, mais reflète également les attentes de la communauté internationale. Face à la résurgence du protectionnisme, les grands projets de connectivité, tels que la ligne ferroviaire Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan, les gazoducs transfrontaliers, les plateformes logistiques eurasiennes, et les bases d’énergies vertes, continuent de progresser, garantissant la sécurité et le bon fonctionnement des chaînes industrielles et d’approvisionnement régionales.
Le Sommet de Tianjin de l’OCS l’an passé avait pris la décision politique de créer une Banque de développement de l’OCS. Au cours de l’année écoulée, toutes les parties ont accéléré les consultations multilatérales sur les statuts, le capital et la structure de gouvernance de la banque. Le Sommet de Bichkek devrait permettre de franchir une nouvelle étape dans la création de cette institution financière multilatérale. Parallèlement, l’OCS a continué d’améliorer ses mécanismes de coopération multilatérale et d’élargir le cadre de partenariat OCS+, renforçant ainsi la voix des pays en développement dans la gouvernance économique mondiale et contribuant à l’évolution de l’ordre économique international vers plus d’équité et d’équilibre.
La gouvernance axée sur l’humain, notamment en matière de moyens de subsistance et de liens interpersonnels, a permis d’ancrer l’Esprit de Shanghai dans le quotidien de tout un chacun. Les échanges éducatifs, la coopération touristique, les échanges de jeunes, les interactions médiatiques, et la coopération locale ont pris de l’ampleur d’année en année. Des villes, comme Cholpon-Ata, au Kirghizistan, ont été désignées capitales du tourisme et de la culture de l’OCS, renforçant ainsi les liens entre les peuples. Depuis le Sommet de Tianjin, les États membres ont conjointement mis en œuvre des centaines de projets « à petite échelle mais prometteurs » visant à améliorer les conditions de vie des populations, dans la revitalisation rurale, l’agriculture intelligente, la santé transfrontalière, la formation professionnelle des jeunes, ainsi que la réduction de la pauvreté et l’aide aux populations. Ces initiatives ont répondu directement aux préoccupations urgentes et aux difficultés pratiques rencontrées par les populations sur le terrain. En renforçant la coopération en matière de sécurité, de développement et d’échanges interpersonnels dans un même cadre, l’OCS apporte une réponse concrète à une approche centrée sur l’humain et orientée vers l’action.
Comme l’ont souligné certains médias locaux, l’OCS « a fait preuve d’une remarquable capacité d’évolution ». Malgré les nombreux défis et pressions auxquels elle a été confrontée, l’OCS est restée constamment axée sur la résolution des problèmes et s’est adaptée à l’évolution de la situation. En fonction du contexte international et des besoins de ses États membres, elle ajuste dynamiquement ses modèles de coopération, améliore ses règles, et renforce la qualité de la gouvernance régionale. Ce qui était à l’origine un mécanisme principalement axé sur le renforcement de la confiance aux frontières et la coopération en matière de sécurité s’est progressivement transformé en une plateforme multilatérale globale englobant la sécurité, l’économie, les moyens de subsistance des populations, les échanges entre les peuples et la gouvernance mondiale. Elle n’a cessé de se renouveler en s’attaquant aux problèmes, de se développer en répondant aux risques, et de s’améliorer grâce à une coopération concrète, préservant ainsi sa vitalité.
Le 25e anniversaire marque un nouveau départ. Le monde attend de l’OCS qu’elle continue de promouvoir l’Esprit de Shanghai, qu’elle mette fermement en œuvre les principes fondamentaux de l’IGM, et qu’elle concrétise davantage l’initiative en une institution et le consensus en actions. Dans un monde marqué par des turbulences croissantes et des changements profonds, l’OCS peut continuer d’insuffler une dynamique fiable à la stabilité régionale et à la gouvernance mondiale.
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