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2e conférence des Responsables des IESR de Alliance des Etats du Sahel (l’AES) : l’harmonisation et l’endogénéisation des systèmes d’enseignement supérieur et de recherche au cœur d’un panel ministériel

2e conférence des Responsables des IESR de Alliance des Etats du Sahel (l’AES) : l’harmonisation et l’endogénéisation des systèmes d’enseignement supérieur et de recherche au cœur d’un panel ministériel

Source: African Press Organisation in French

Source: Africa Press Organisation – French

Au cours de la 2e conférence des Responsables des Institutions d’Enseignement Supérieur et de Recherche de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) , les ministres en charge de l’enseignement supérieur et de la Recherche de la confédération AES et du Togo ont animé un panel ministériel sur le thème : « HARMONISATION ET ENDOGENEISATION DES SYSTEMES D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE RECHERCHE ET D’INNOVATION POUR DES RESSOURCES HUMAINES COMPETENTES ET UN DEVELOPPEMENT HARMONIEUX DES PAYS DE L’AES ».

Les ministres ont principalement abordé les points relatifs à la situation actuelle du régime des études, à la prise en compte de l’harmonisation et de l’endogénéisation des systèmes d’enseignement supérieur et de recherche ainsi que les perspectives en termes de recherche dans chacun des 04 pays.

Pour le Burkina Faso, le camarade Pr Adjima THIOMBIANO a souligné que des actions ont été menées afin de contextualiser le régime des études à partir du système LMD (Licence Master Doctorat) en vue de corriger les insuffisances et de permettre d’avoir une visibilité claire dans le parcours de chaque étudiant. «Je ne dis pas que c’est le LMD qui nous a amené dans cette situation fâcheuse des retards académiques et des chevauchements des années, mais son application avait aussi sa part de responsabilité», a déclaré le Pr Adjima THIOMBIANO.

Cette relecture du LMD avait aussi pour objectif de donner des meilleures chances de mieux encadrer le parcours des apprenants mais aussi de permettre une réelle mobilité entre les structures de formation de l’enseignement supérieur, a poursuivi le ministre. Toute chose qui a permis également de régler la question des diplômes en lien avec la formation des ingénieurs des travaux et des ingénieurs de conception.

Quant à l’endogénéisation, le ministre THIOMBIANO a souligné qu’elle a été prise en compte dans le système d’enseignement supérieur de notre pays.«Nous avons relu les curricula en prenant en compte tous les acteurs du système éducatif et bien sûr en faisant un clin d’œil au burkinabè lambda, aux entreprises, et permettre de sortir des compétences directement opérationnelles », a-t-il relevé.

Pour réussir cette endogénéisation, le Pr Adjima THIOMBIANO a indiqué que l’enseignement supérieur et la recherche ont un rôle important à jouer. Pour lui , il faut trouver des moyens pour qu’il y ait une intégration parfaite entre les structures d’enseignement supérieur et de recherche.« Est-ce qu’il est normal que dans notre dispositif d’apprentissage, qu’on ne fasse pas un clin d’œil très important à nos savoirs endogènes ? », s’interroge le ministre en s’appuyant sur l’exemple concret de la pharmacopée à laquelle une bonne partie des populations fait recours pour leurs soins quotidiens.

Prenant la parole, le Pr Saidou MAMADOU, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique du Niger, a appelé à une meilleure harmonisation du régime des études dans l’espace AES.«C’est faisable parce qu’il y ait suffisamment d’éléments sur lequel on peut s’appuyer pour voir ce qu’on peut capitaliser », a indiqué le Pr SAIDOU.

Il s’agit pour lui, de promouvoir le savoir endogène aussi bien dans notre dispositif d’enseignement supérieur que de recherche en rapport avec les priorités nationales.

En perspective, il a appelé les Etats de l’AES à faire en sorte qu’on trouve des ressources humaines capables de répondre aux besoins de développement, économique, social et culturel de nos trois pays.

Quant au Pr Bouréma KANSAYE, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique du Mali, il a, dans sa communication, indiqué que «l’harmonisation suppose également une connaissance des différents systèmes».

Pour lui, la dynamique engagée actuellement au sein de l’AES va contribuer à accélérer cette question des régimes des études dans son pays qui s’opérationnalise en conformité avec la vision Mali 2063 .

Laquelle vision a décrété 2025 , l’année de la culture, 2026 et 2027, respectivement des années d’éducation et de la culture , selon le Pr KANSAYE.« Il s’agit ici de faire un lien entre la culture et l’éducation, dans le sens de l’endogénéisation des savoirs dans le domaine de la formation comme dans le domaine de la recherche », a-t-il laissé entendre avant d’ajouter qu’ il faut intégrer les sciences sociales dans la dynamique que nous avons pour avoir une certaine originalité et permettre «d’avoir des recherches qui tiennent compte de ce que nous sommes, de notre identité», car «On ne peut pas prétendre se développer, se projeter vers l’avenir si nous connaissons mal notre propre histoire», a-t-il conclu.

Le camarade Pr Adjima THIOMBIANO, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Burkina Faso s’est réjoui de la tenue de cette conférence en terre burkinabè.

Il a exprimé sa gratitude à ses homologues de l’AES et du Togo pour leur participation effective qui honore notre pays et partant tout notre système d’enseignement supérieur et de recherche.

Distribué par APO Group pour Gouvernement du Burkina Faso.

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