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Communiqué issu de la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (RCGC) 2026

Communiqué issu de la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (RCGC) 2026

Source: Prime Minister of Canada – in French

Accélérer les partenariats et les investissements pour un Commonwealth prospère

Introduction

Nous, les chefs de gouvernement du Commonwealth, nous sommes réunis à Saint John’s, à Antigua-et-Barbuda, du 1er au 4 novembre 2026, à un moment où l’ordre international fondé sur des règles et l’économie mondiale sont grandement bouleversés, la croissance économique stagne, les inégalités s’accroissent, les conflits se multiplient et l’urgence climatique se poursuit. Unis par notre engagement envers la Charte du Commonwealth et les liens d’amitié et de coopération durables à la base de notre association, nous réaffirmons notre détermination à améliorer la paix, la santé, la prospérité et la résilience au sein du Commonwealth, pour le bien des 2,7 milliards de personnes qui le composent. Pour ce faire, nous nous laisserons guider par le thème de la 28e Réunion des chefs de gouvernement des pays du Commonwealth (RCGC), « Accélérer les partenariats et les investissements pour un Commonwealth prospère ». Nous réaffirmons les mandats, les déclarations et les résultats des rencontres ministérielles de la RCGC. 

À Saint John’s, nous étions accompagnés des chefs de gouvernement et des partenaires institutionnels invités. Comme la Charte du Commonwealth le prévoit, nous demeurons unis dans notre volonté de bâtir un monde plus juste et plus équitable, de promouvoir et de protéger la démocratie et les droits de la personne, de transformer la vie de nos peuples et de protéger la planète, de mobiliser des investissements et du financement dans les secteurs public et privé pour le développement et l’action climatique ainsi que de favoriser la réforme de l’architecture financière internationale. Nous réaffirmons notre appui envers le droit international et notre solidarité avec les pays membres dont la souveraineté et l’intégrité territoriale sont menacées.

La situation mondiale et ses conséquences

Nous réaffirmons notre adhésion aux objectifs et principes de la Charte du Commonwealth et l’importance de respecter le droit international, notamment le droit humanitaire international et la Charte des Nations Unies. Nous réaffirmons notre engagement à l’égard du multilatéralisme et soulignons le rôle des règles et des normes acceptées en fonction du droit international, notamment à l’égard de l’égalité souveraine, de l’intégrité territoriale, de la liberté de navigation, du commerce mondial et du règlement pacifique des différends. Nous exprimons notre profonde préoccupation quant aux risques auxquels le personnel humanitaire est de plus en plus exposé lorsqu’il offre une aide vitale aux peuples et nous réaffirmons notre engagement à favoriser l’action politique qui pourrait contribuer à sa protection. 

Nous réaffirmons notre engagement à promouvoir la paix et la sécurité internationales en fonction des valeurs et des principes de la Charte du Commonwealth. Nous reconnaissons le rôle crucial que le Commonwealth peut jouer, par exemple en mettant à contribution la diversité de ses pays membres et leurs valeurs communes, pour surmonter les nouveaux défis en matière de sécurité qui se présentent dans le cadre des efforts de paix et de sécurité humaine.   

Nous réaffirmons l’importance de l’ouverture et de la résilience des chaînes d’approvisionnement mondiales pour assurer la sécurité et la prospérité de nos peuples. Nous rejetons toute mesure injustifiée qui limite les échanges commerciaux et qui empêche les pays en développement à participer de manière équitable aux échanges commerciaux et aux investissements avec d’autres pays du monde. Nous continuerons de porter la voix des petits États insulaires en développement, des pays les moins avancés et des pays en développement enclavés au sein du système multilatéral afin de défendre les besoins des pays membres les plus vulnérables. Nous soutiendrons les mesures pragmatiques servant à renforcer la capacité des petits États insulaires en développement à véritablement participer aux processus internationaux, notamment au moyen des mécanismes régionaux et multilatéraux pertinents et du bureau du Commonwealth dans le Pacifique, qui est encore à l’état de projet. 

Une démocratie résiliente à la base de la prospérité du Commonwealth

Nous réaffirmons notre engagement à l’égard de la démocratie, de la primauté du droit, des droits de la personne et des libertés fondamentales ainsi que de la bonne gouvernance, qui forment le fondement de notre Commonwealth et sont essentiels à la paix, à la prospérité et à la résilience collectives. Nous soulignons notre volonté de promouvoir des processus démocratiques crédibles, transparents et inclusifs, une gouvernance responsable et des institutions démocratiques robustes, un accès équitable à la justice pour tous ainsi que la liberté d’expression. Nous mettons également en relief notre engagement à l’égard de l’égalité des sexes, du renforcement des pouvoirs des femmes, des filles et des jeunes et de la participation pleine, égale et concrète des femmes à la diplomatie et aux processus de paix et de sécurité ainsi que de la lutte contre toutes les formes de discrimination, notamment par l’intermédiaire du plan d’action du Commonwealth en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap. Nous nous engageons à défendre fermement les valeurs de la Charte du Commonwealth et à porter le message du Commonwealth partout dans le monde. Nous soulignons le rôle essentiel que jouent la Fondation du Commonwealth et la société civile pour promouvoir et protéger la démocratie dans nos sociétés et nous reconnaissons que la déclaration de Nadi sur la résilience et la participation démocratiques sert à favoriser la résilience démocratique. 

Nous insistons sur le fait que les droits de la personne et les libertés fondamentales sont universels, indivisibles, interdépendants et interreliés. Nous exprimons notre préoccupation quant à la recrudescence de l’intolérance dans le monde, notamment les atteintes à la liberté de religion ou de croyance, la hausse de l’antisémitisme et de l’islamophobie ainsi que le racisme et la discrimination raciale. Nous nous engageons à renforcer la cohésion sociale et à combattre la hausse de l’intolérance religieuse, de la stigmatisation, de la discrimination, de l’incitation à la violence, de la violence fondée sur le sexe et de la violence contre les personnes en raison de leur religion ou de leurs croyances. Nous sommes inquiets du rétrécissement de l’espace citoyen et politique et des restrictions qui sont de plus en plus imposées aux acteurs de la société civile indépendante, aux défenseurs de droits de la personne et aux journalistes, y compris l’utilisation des lois à mauvais escient pour criminaliser leurs activités et bannir la dissension et la liberté d’association. Nous soulignons l’importance de la promotion et de la protection des droits de la personne pour assurer une gouvernance résiliente, responsable, transparente et inclusive, un développement durable et des institutions démocratiques. À cet égard, nous rappelons les Principes du Commonwealth sur la liberté d’expression et le rôle des médias dans la bonne gouvernance (2024) et nous nous engageons à poursuivre leur mise en œuvre efficace. 

Nous rappelons l’engagement que nous avons pris à la 24e RCGC à Malte à améliorer les efforts réalisés à l’échelle nationale et internationale pour lutter contre les causes de la migration irrégulière, notamment la prévention et la réduction des conflits, de l’extrémisme violent et du terrorisme; l’éradication de la pauvreté et la promotion d’un développement économique durable; le renforcement de la primauté du droit; la promotion de systèmes politiques inclusifs et pluralistes; la lutte contre le crime organisé, la traite de personnes, le passage de clandestins et l’esclavage moderne; et le respect des droits de la personne. À cet égard, nous soulignons l’importance de la coopération internationale et du respect des lois internationales connexes. 

Nous réaffirmons le rôle du Groupe d’action ministériel du Commonwealth en tant que principal mécanisme pour la préservation de nos valeurs et principes. Nous soutenons le renforcement du rôle et des processus de ce groupe pour qu’il puisse offrir une réponse robuste aux violations graves ou persistantes des valeurs politiques du Commonwealth. Nous encourageons le Groupe d’action ministériel du Commonwealth à élargir ses efforts pour favoriser l’adhésion aux valeurs de la Charte du Commonwealth. 

Nous saluons les plans visant à établir un système d’alerte précoce robuste du Commonwealth qui surveille les indicateurs clés de la gouvernance, de l’intégrité et de la fragilité démocratiques en fonction des mécanismes régionaux et internationaux en place et des réseaux nationaux de mobilisation et de liens avec la société civile, en tenant compte des valeurs de la Charte du Commonwealth, dans l’objectif de promouvoir la démocratie et de recourir à la diplomatie préventive lors de situations difficiles et nouvelles.

Nous sommes déterminés à éliminer toutes les formes de corruption au sein de nos réseaux respectifs, à renforcer l’intégrité financière et à inscrire durablement les pratiques de lutte contre la corruption dans nos systèmes de gouvernance. Ce faisant, nous renforcerons l’intégrité du secteur public et la confiance des citoyens, réduirons les inégalités, favoriserons une répartition équitable des ressources nationales et créerons les conditions propices à l’investissement privé et à une croissance économique durable. Nous reconnaissons que les flux financiers illicites constituent une menace pour notre sécurité collective, notre croissance économique et la vitalité de nos démocraties. Dans le respect de nos obligations internationales, nous réaffirmons notre engagement à renforcer la coopération internationale en matière de recouvrement des avoirs et à promouvoir une plus grande transparence au sein des systèmes financiers. Nous soutenons la pleine mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption et de son mécanisme d’examen. Nous soulignons l’importance de fournir aux pays membres le soutien nécessaire au renforcement de leurs capacités afin qu’ils puissent relever efficacement ce défi. 

Nous réaffirmons que le respect de la primauté du droit, notamment du droit de la mer tel qu’il est énoncé dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, ainsi que la promotion de la transparence et d’une gouvernance efficace dans tous les domaines maritimes, demeurent des piliers essentiels de la sûreté et de la sécurité maritimes, de la protection de l’environnement, de la protection des marins, de la résilience des chaînes d’approvisionnement mondiales et de la sécurité de nos nations. Nous réaffirmons que les États ont la responsabilité commune d’assurer la mise en œuvre des normes réglementaires internationales, notamment par un contrôle renforcé des registres de navires et une diligence accrue à l’égard de la propriété et de l’identification des navires. Il s’agit d’outils indispensables pour combattre les activités maritimes illicites, prévenir l’exploitation de navires selon des normes inférieures aux normes reconnues, mettre fin aux immatriculations frauduleuses, protéger la souveraineté des États et remédier à des vulnérabilités telles que les changements répétés de pavillon visant à échapper à la surveillance réglementaire ou aux mesures d’application de la loi. Nous insistons sur le rôle essentiel de la coopération technique, du renforcement ciblé des capacités et du partage de l’information entre les pays membres du Commonwealth pour assurer le respect des obligations internationales et renforcer l’intégrité des registres de navires. 

Renforcer la résilience au sein du Commonwealth par l’adoption de positions communes

Nous réaffirmons notre engagement à l’égard du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et notre volonté de mobiliser le financement du développement auprès de toutes les sources, publiques et privées. Nous saluons le renouvellement du cadre de financement du développement ainsi que les initiatives comme la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (Engagement de Séville), l’Agenda d’Antigua-et-Barbuda pour les petits États insulaires en développement 2024–2034, l’initiative de Bridgetown et le Fonds de résilience du Pacifique. Nous insistons sur la nécessité d’un financement climatique accru, prévisible, accessible et adéquat provenant d’un large éventail de sources, de même que sur un transfert de technologies et un renforcement des capacités dans les pays en développement, particulièrement les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les autres pays vulnérables. Nous demandons à la secrétaire générale de favoriser l’adoption de réponses coordonnées à l’échelle du Commonwealth face aux défis mondiaux, notamment de faciliter la coordination des prises de position à la veille de forums multilatéraux, et de plaider pour la mise en œuvre accélérée du Programme 2030 et du Pacte pour l’avenir. 

Nous réaffirmons notre adhésion indéfectible à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et à l’Accord de Paris ainsi qu’à leur mise en œuvre renforcée, guidée par les meilleures données scientifiques disponibles, d’une manière qui respecte l’équité et le principe des responsabilités communes, mais différenciées, et les capacités respectives en fonction des différents contextes nationaux, notamment en maintenant l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 °C, tout en poursuivant les efforts pour la limiter à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Préoccupés de constater qu’un écart important subsiste entre les trajectoires actuelles des émissions et l’atteinte de cet objectif, nous accueillons favorablement les contributions déterminées au niveau national (CDN) que les membres ont mises de l’avant depuis notre dernière réunion des chefs de gouvernement à Samoa. Nous encourageons tous les membres à présenter des CDN couvrant l’ensemble des économies et des plans climatiques connexes, axés sur la cible de 1,5 °C et fondés sur des mesures de mise en œuvre crédibles. Conformément à l’Accord de Paris, nous demandons instamment le maintien d’un équilibre entre l’adaptation et l’atténuation dans le financement climatique. Nous sommes enthousiastes face au rôle que l’Australie et le Pacifique s’apprêtent à jouer pour assurer la tenue d’une COP31 ambitieuse et couronnée de succès. Nous accueillons favorablement l’avis consultatif du Tribunal international de justice du 23 juillet 2025 concernant les obligations des États en matière de changements climatiques et affirmons l’importance de cet avis consultatif, qui apporte une contribution faisant autorité à la clarification du droit international existant.  Nous souscrivons aux objectifs et aux cibles du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming à Montréal, en fonction des contextes et des capacités nationales, et soutenus par des moyens de mise en œuvre. 

Reconnaissant la diversité du Commonwealth et son engagement commun à l’égard du développement durable, nous soulignons l’importance d’approfondir la coordination et le dialogue entre les pays membres tout au long du processus des Nations Unies relatif aux changements climatiques, conformément à son architecture de négociation existante et guidés par les valeurs du Commonwealth. Ainsi, nous pourrons promouvoir d’une voix collective plus forte une action climatique ambitieuse, fondée sur la science, équitable et efficace en vue d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, notamment en ce qui concerne les besoins particuliers des pays vulnérables et exposés aux changements climatiques, l’amélioration de l’accès au financement climatique, l’adoption d’approches équitables en matière de pertes et de dommages, ainsi que les transitions justes, inclusives et durables. 

Nous saluons l’ambition de la secrétaire générale d’aborder les préoccupations et priorités urgentes des pays membres en mobilisant des ressources par le biais de partenariats innovateurs. L’esprit du Fonds pour la carboneutralité proposé et du Fonds Aspiration proposé, de même que les efforts visant à soutenir la mobilisation de capitaux privés dans le cadre de grands projets transformateurs susceptibles d’obtenir du financement, reflètent l’orientation audacieuse et axée sur l’action définie dans le Plan stratégique 2025-2030 du Secrétariat du Commonwealth. Nous saluons la volonté de la secrétaire générale de renforcer son soutien à des actions concrètes permettant de réaliser des progrès appréciables face aux défis énoncés dans le présent communiqué, notamment l’enseignement à distance pour le développement des compétences des jeunes et la formation à l’entrepreneuriat, ainsi que l’accélération de la transition vers les énergies renouvelables. 

Nous continuerons à travailler ensemble afin d’éliminer les obstacles structurels qui entravent l’accès des pays membres au financement climatique, particulièrement les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés. Nous collaborerons également en vue de soutenir les innovations financières, le financement lié à la durabilité et les instruments de financement des risques de catastrophes conçus pour tenir compte des vulnérabilités climatiques et d’autres catastrophes liées au climat, notamment les séismes et les pandémies, et d’être en mesure d’accorder des liquidités de manière rapide et prévisible en temps de crise et pour l’adaptation, les pertes et les dommages. Nous soutenons la mobilisation de capitaux privés et encourageons l’exploration, l’utilisation et le développement de sources et d’instruments de financement et d’assurances résilients au climat et innovateurs, notamment les garanties, les obligations durables, les mécanismes de partage des risques, le financement mixte, les prêts préférentiels, les clauses de résilience climatique et les clauses de suspension de la dette. Nous réaffirmons notre engagement envers le Centre d’accès au financement climatique du Commonwealth et appelons à son renforcement afin de permettre aux pays membres d’avoir accès au financement climatique international et de renforcer leurs capacités en matière de gouvernance climatique et de mise en œuvre des CDN. Nous saluons l’Australie en tant que présidente des négociations de la COP31, ainsi que sa volonté, en partenariat avec le Pacifique, de faire valoir l’importance d’améliorer l’accès au financement dans le cadre de la COP31. 

Nous appelons le Commonwealth à promouvoir la transparence, la sûreté et l’interopérabilité des systèmes financiers et de paiements transfrontaliers numériques, de manière à favoriser l’inclusion financière et la résilience. Nous constatons l’interaction croissante entre politiques climatiques et politiques commerciales et soutenons le rôle des relations et de la coopération internationales soutenues relativement aux défis et aux possibilités qui touchent les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés, les États en développement enclavés et les autres pays vulnérables, notamment en tirant parti de nouvelles occasions de commerce écologique. Nous entendons établir des partenariats institutionnels afin de débloquer des capitaux du secteur privé, de renforcer les systèmes de prévision météorologique avancée face aux risques météorologiques et climatiques, de concevoir et de déployer à grande échelle des investissements résilients au climat et susceptibles d’obtenir le concours de banques, notamment dans la production, le stockage et la résilience des réseaux d’énergies renouvelables, la protection des côtes et des écosystèmes, la résilience des ports, le transport durable, les pêches, les forêts et l’agriculture adaptée au climat. 

Nous collaborerons avec des institutions internationales et multilatérales en ce qui a trait à l’Indice de vulnérabilité universel du Commonwealth et de l’Indice de vulnérabilité multidimensionnel des Nations Unies, notamment en poursuivant nos efforts visant à élaborer un indicateur de vulnérabilité robuste et complémentaire, englobant des critères allant au-delà du revenu, pour évaluer les besoins en matière de financement du développement et du service de la dette. Nous reconnaissons que l’Initiative de Bridgetown et l’Agenda d’Antigua-et-Barbuda pour les petits États insulaires en développement 2024–2034 constituent des plateformes multilatérales importantes pour la réforme du système financier mondial, notamment en ce qui concerne la prise en compte des caractéristiques et des défis particuliers des petits États insulaires en développement et des pays les moins avancés. Nous encouragerons les membres à accentuer la mobilisation de ressources à l’échelle nationale par le biais de systèmes de production de revenus nationaux efficaces, d’une meilleure gestion de la dette et d’investissements dans la diaspora, et à accroître la coopération internationale en matière de recouvrement d’avoirs, de transparence de la propriété effective, de coopération fiscale et de lutte contre les flux financiers illicites. Nous reconnaissons également la nécessité de mener une réforme en profondeur des cadres de viabilité de la dette pour qu’ils tiennent compte de la vulnérabilité climatique, et nous insistons sur l’importance d’intégrer des clauses de suspension de la dette subordonnées à la situation des États et des instruments d’emprunts liés aux climats afin de préserver une marge de manœuvre budgétaire en prévision des périodes de crise. 

Nous réaffirmons notre détermination commune à agir face aux changements climatiques, à la perte de biodiversité, à l’insécurité hydrique et à la pollution par le plastique, qui constituent des défis déterminants pour notre époque. À l’approche du lancement du deuxième bilan mondial de l’Accord de Paris à la COP31 et de l’examen du Cadre mondial sur la biodiversité de Kumming à Montréal à la COP17, nous soulignons l’importance de nous appuyer sur les meilleures données scientifiques disponibles, notamment le septième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui sera déposé prochainement, et nous appelons à un financement adéquat, prévisible et accessible pour le climat et la nature par le biais d’instruments innovateurs et du secteur privé, notamment par la mise en œuvre du Fonds d’intervention en cas de pertes et de dommages, afin de créer une marge de manœuvre budgétaire, de renforcer l’économie circulaire, d’alléger les pressions relatives à la dette souveraine, et de protéger les biens naturels. Conscients des lacunes sur les plans l’ambition et de la mise en œuvre, nous nous engageons à mener une action climatique urgente, ambitieuse et collective afin de garder l’objectif de 1,5 °C à portée de main, d’accélérer la réalisation d’une transition juste et équitable, et de préserver les écosystèmes terrestres, océaniques, forestiers et d’eau douce. 

Nous nous engageons à plaider pour des flux de financement qui s’inscrivent dans une trajectoire menant à de faibles émissions de gaz à effet de serre et à un développement résilient au climat, conformément à l’objectif à long terme de l’Accord de Paris de maintenir la limite de 1,5 °C à portée de main, et à progresser vers l’atteinte des objectifs du Cadre mondial sur la biodiversité de Kunming à Montréal. Nous affirmons l’importance des plans d’investissement et de financement formulés par les pays eux-mêmes pour ce qui touche l’atténuation, l’adaptation, la conservation et la restauration et la nature, la gestion durable des terres et la sécurité hydrique. Nous soulignons la nécessité d’accentuer notre action, d’apporter du soutien en temps opportun et de garantir l’accès à un financement de l’adaptation provenant de toutes les sources, afin d’intensifier les efforts d’adaptation dans les pays membres particulièrement vulnérables. Nous reconnaissons également le potentiel des marchés du carbone de haute intégrité prévus à l’article 6 de l’Accord de Paris, en tant que source de financement innovatrice et, là où ils sont en place, nous encourageons la mise en œuvre de cadres transparents, équitables et élaborés par les pays eux-mêmes, qui mènent à de véritables réductions d’émissions et apportent aux pays hôtes des bénéfices connexes sur le plan du développement durable. 

Nous sommes résolus à faire face aux conséquences économiques, sociales, environnementales et sanitaires des catastrophes provoquées par des aléas d’origine humaine ou naturelle, dont beaucoup sont aggravées par les changements climatiques. À cet égard, nous insistons sur l’urgente nécessité d’accroître la capacité d’adaptation, de renforcer la résilience et de réduire la vulnérabilité aux changements climatiques et aux phénomènes météorologiques extrêmes, et nous exhortons les pays membres à poursuivre leurs efforts en matière de planification de l’adaptation et à resserrer la coopération en matière de réduction des risques de catastrophes à tous les niveaux. 

Nous reconnaissons l’urgence d’accélérer : le déploiement des énergies renouvelables; l’électrification; l’établissement d’infrastructures énergétiques résilientes, notamment de réseaux et d’infrastructures de stockage; ainsi que les investissements dans les énergies propres au sein des pays membres. Nous reconnaissons également les importantes retombées positives de la transition vers l’énergie propre, notamment le renforcement de la sécurité énergétique et de l’accès à l’énergie, la stimulation du développement économique et la réduction des émissions. Nous soulignons qu’il est nécessaire de rehausser nos ambitions si nous voulons atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et concrétiser la conclusion du premier bilan mondial, notamment tripler, à l’échelle mondiale, les capacités en matière d’énergies renouvelables et doubler le taux moyen annuel des améliorations de l’efficacité énergétique d’ici à 2030 dans le monde. Nous insistons sur l’importance de nous éloigner des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques de manière juste, ordonnée et équitable, et de prendre rapidement des mesures au cours des dix prochaines années, qui seront déterminantes, afin de parvenir à la carboneutralité à l’échelle mondiale d’ici 2050, conformément aux données scientifiques. Nous saluons et soutenons la transition vers la carboneutralité dans les secteurs du transport à l’échelle mondiale, notamment au moyen de l’objectif ambitieux à long terme de l’Organisation de l’aviation civile internationale et de la Stratégie de 2023 de l’Organisation maritime internationale sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des navires. 

Nous soulignons l’importance d’offrir du soutien ciblé aux pays particulièrement touchés par les effets des changements climatiques et aux prises avec d’importantes contraintes de capacités, notamment grâce à la simplification de leur accès à du financement, au renforcement de leurs capacités et au déploiement de technologies convenu d’un commun accord, entre autres au moyen de fonds multilatéraux pour le climat, dans le but de faire progresser la transformation énergétique et de favoriser l’adaptation ainsi que le déploiement à grande échelle de modèles énergétiques résilients à faibles émissions dans l’ensemble du Commonwealth. Nous nous engageons à appuyer le grand virage à opérer afin d’atteindre les ambitieux objectifs établis et d’obtenir des résultats concrets à grande échelle. À cette fin, nous favoriserons notamment l’utilisation stratégique de mécanismes de préparation de projets et de mesures de préparation, l’agrégation de projets régionaux, la conclusion et la mise en œuvre d’ententes d’achat d’énergie finançables ainsi que la promotion de partenariats entre les acteurs nationaux ainsi que des spécialistes des technologies et investisseurs de l’étranger de manière à préserver le contrôle des pays sur leurs actifs stratégiques. De plus, nous miserons sur des méthodes de financement mixte et mettrons en œuvre des mécanismes d’atténuation des risques adaptés afin d’attirer des capitaux privés ainsi que des subventions et du financement à des conditions de faveur pour réaliser les investissements complémentaires essentiels, qui s’avèrent coûteux, notamment pour la modernisation des réseaux et le stockage par batteries, au besoin. 

Nous demeurons profondément préoccupés par la détérioration de l’état des océans à l’échelle mondiale et réaffirmons notre engagement à préserver la santé, la productivité et la résilience des océans. Nous soulignons notre engagement ferme et inébranlable à atteindre les objectifs de la Déclaration d’Apia sur les océans du Commonwealth de 2024 et demandons que des mesures concrètes et mesurables soient prises rapidement afin d’en assurer l’entière mise en œuvre. Nous reconnaissons la nécessité de renforcer les initiatives d’atténuation et d’adaptation en lie avec les océans, conformément à la conclusion du premier bilan mondial, ainsi que de promouvoir le caractère durable et inclusif de l’économie bleue afin de favoriser la prospérité de l’ensemble du Commonwealth. À cette fin, nous entendons soutenir notamment la pêche durable, la conservation du milieu marin, le financement destiné aux océans et la résilience des collectivités côtières. Nous nous engageons à accélérer les progrès vers la réalisation de l’ODD 14 – Vie aquatique grâce à l’intensification des efforts collectifs en ce sens. 

Nous saluons la Déclaration de l’océan de paix adoptée par les dirigeants du Forum des îles du Pacifique. Nous reconnaissons l’importance de cette contribution du Pacifique à la promotion d’un ordre régional pacifique, coopératif et résilient, fondé sur une vision d’avenir dans laquelle la paix est le fondement de la souveraineté, de la sécurité et de la prospérité. Nous demeurons résolus à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les États et à promouvoir le règlement pacifique des différends, conformément au droit international. Nous convenons également de poursuivre nos efforts de coopération avec les pays du Pacifique afin de protéger leurs zones maritimes, de répondre aux effets de l’élévation du niveau de la mer entraînée par les changements climatiques, de faire progresser le développement durable fondé sur les océans et de soutenir la paix et la sécurité humaine dans la région. 

Nous soulignons le caractère universel et unitaire de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) et réaffirmons qu’elle établit le cadre juridique dans lequel doivent être exercées toutes les activités menées dans les océans et les mers. Nous demandons à tous les États de respecter les droits et libertés de navigation, notamment le droit de passage en transit sans entrave dans les détroits servant à la navigation internationale. Nous saluons l’entrée en vigueur de l’Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (« Accord BBNJ »). Nous soulignons l’importance du succès de la première Conférence des Parties et réaffirmons notre soutien à la mise en œuvre efficace de l’Accord BBNJ, notamment avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial. Conformément à l’Accord, nous travaillerons ensemble afin de promouvoir le partage juste et équitable des avantages liés aux activités relatives aux ressources génétiques marines dans les zones ne relevant pas de la juridiction nationale, la mise en place d’outils de gestion par zone, notamment d’aires marines protégées, la réalisation d’évaluations environnementales, ainsi que le renforcement des capacités et le transfert de technologies marines. Nous saluons les efforts déployés par le Secrétariat du Commonwealth pour aider les pays membres à mettre en œuvre l’Accord BBNJ. 

Nous approuvons la déclaration finale de la réunion des ministres de la Justice du Commonwealth concernant les frontières maritimes et l’élévation du niveau de la mer. Nous réaffirmons que les membres peuvent conserver les zones maritimes qu’ils ont établies et notifiées au secrétaire général des Nations Unies conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), et que les droits et les prérogatives des États à l’égard de ces zones demeurent pleinement applicables, sans diminution, malgré toute modification physique résultant de l’élévation du niveau de la mer entraînée par les changements climatiques. 

Nous nous engageons à soutenir des emplois verts de qualité et le développement des compétences nécessaires, notamment par le renforcement de l’éducation, de la formation et des capacités, de l’entrepreneuriat et de l’innovation portée par les jeunes, afin de favoriser la résilience face aux changements climatiques dans les secteurs de l’énergie, des océans et des ressources naturelles, dans le cadre d’une transition juste et équitable. Nous reconnaissons l’importance de créer des emplois décents et de favoriser une croissance inclusive, particulièrement pour les jeunes, les femmes et les filles, les personnes en situation de handicap, les peuples autochtones et les groupes marginalisés. 

Dans le prolongement des engagements pris à Apia en 2024, nous nous engageons à renforcer l’architecture mondiale de la santé ainsi qu’à promouvoir des réseaux de la santé durables, résilients et inclusifs, afin de réaliser la couverture sanitaire universelle d’ici 2030. Nous remercions Antigua-et-Barbuda d’avoir accueilli le premier Sommet mondial sur la santé oculaire consacré à la cécité évitable à Saint John’s. 

La coopération économique, le commerce et l’investissement

Nous affirmons notre intention de mobiliser le Commonwealth à titre de partenariat économique moderne – ouvert, inclusif et résilient – prêt à favoriser une croissance durable et une prospérité commune dans un environnement géoéconomique de plus en plus complexe et instable. Nous reconnaissons le rôle essentiel que le Commonwealth peut jouer dans la promotion de la résilience économique et financière, de la croissance et de la prospérité de tous ses habitants. Nous demandons que tous les efforts possibles soient déployés afin de tirer le meilleur parti des possibilités de coopération économique en nous appuyant sur les valeurs que nous partageons. Nous saluons le travail en cours visant à appuyer les efforts d’harmonisation des normes et de la réglementation ainsi que la Loi type du Commonwealth sur le commerce numérique et le Réseau d’investissement du Commonwealth. Nous nous engageons à approfondir la coopération économique concrète au sein du Commonwealth en tirant parti de nos forces collectives, de nos réseaux et de notre diversité afin de créer de nouvelles possibilités en matière de commerce, d’investissement et de développement durable. 

Nous constatons avec inquiétude que les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les pays en développement sans littoral sont particulièrement touchés par l’incertitude mondiale actuelle en raison de leurs vulnérabilités particulières, d’une capacité limitée à s’adapter aux chocs climatiques et à d’autres perturbations, de contraintes structurelles en matière de commerce et d’investissement, ainsi que de l’érosion de leurs régimes d’accès préférentiel aux marchés. Nous nous engageons donc à travailler ensemble afin de renforcer leur résilience face aux chocs mondiaux, notamment en mobilisant des financements pour le développement, en renforçant la résilience des chaînes d’approvisionnement, en améliorant la connectivité des transports et en facilitant leur participation accrue aux chaînes de valeur régionales et mondiales. 

Nous renouvelons notre engagement en faveur d’un système commercial multilatéral juste, transparent, équitable, inclusif, ouvert, dirigé par ses membres, non discriminatoire et fondé sur des règles, dont l’Organisation mondiale du commerce (OMC) demeure l’institution centrale. Nous réaffirmons en outre l’engagement du Commonwealth à mettre en place des moyens concrets et efficaces de renforcer le système commercial multilatéral (SCM), notamment sa dimension liée au développement, afin qu’il demeure adapté aux réalités actuelles et puisse continuer à encadrer de façon efficace le commerce international à l’avenir. Nous soutenons un programme ambitieux de réforme de l’OMC portant notamment sur le développement, les questions fondamentales, les conditions de concurrence équitables et les processus décisionnels. Nous réaffirmons notre appel en faveur d’un système de règlement des différends pleinement opérationnel offrant à tous les membres un règlement définitif de l’ensemble des différends. Nous réaffirmons notre engagement à soutenir les pays en développement, notamment les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les petits États, afin qu’ils puissent participer efficacement au SCM et en profiter pleinement. Nous reconnaissons que la résilience économique et l’ouverture se renforcent mutuellement et nous nous engageons à établir des politiques qui favorisent l’une et l’autre. 

Nous reconnaissons que la diversité du Commonwealth peut contribuer à la stabilité économique et financière grâce à une coopération renforcée favorisant l’accroissement du commerce intra-Commonwealth et la réduction de la fragmentation numérique. Nous nous efforcerons de tirer parti de l’expertise de l’ensemble du Commonwealth pour faire progresser des initiatives, selon les besoins, dans le respect des cadres et regroupements de coopération bilatéraux, régionaux et autres cadres pertinents, afin d’atteindre ces ambitions. Dans ce contexte, nous renforcerons la coopération afin de favoriser des chaînes d’approvisionnement résilientes, sûres et durables, notamment grâce à la diversification, à une plus grande transparence et à une collaboration accrue entre les partenaires du Commonwealth. 

Nous approuvons la conclusion de la réunion des ministres du Commerce des pays du Commonwealth tenue en Namibie et reconnaissons l’ampleur et le potentiel des échanges commerciaux entre les pays du Commonwealth en faveur du développement et de la prospérité collective. Nous nous engageons à garantir l’inclusion de tous les pays membres du Commonwealth en travaillant ensemble pour mettre en œuvre le Plan de travail sur le commerce et l’investissement et renforcer nos liens commerciaux, notamment en réduisant les frictions commerciales et en éliminant les obstacles non tarifaires qui entravent arbitrairement, injustement et inutilement les échanges commerciaux entre les membres du Commonwealth grâce à la coopération, à la transparence et à l’utilisation des cadres multilatéraux et régionaux, y compris des mécanismes du Commonwealth qui favorisent à cette fin la collaboration, le renforcement des capacités et l’échange d’information. Nous appuyons la participation active des pays membres du Commonwealth quant à l’échange de points de vue ainsi qu’à la définition et à la défense des intérêts et priorités que nous avons en commun en vue de l’atteinte de ces objectifs.

Nous demandons aux ministres du Commerce des pays du Commonwealth de prendre une série de mesures axées sur des résultats qui favoriseront et renforceront la résilience économique des membres du Commonwealth et nous leur demandons de mobiliser les institutions pertinentes du secteur privé afin de promouvoir davantage la mobilisation parmi les marchés du Commonwealth. Nous demandons au secrétaire général de rendre compte aux pays membres des progrès qui seront réalisés, notamment des résultats mesurables quant à l’augmentation des échanges commerciaux entre les membres du Commonwealth, à la mobilisation des investissements et au soutien des petits États insulaires en développement, des pays les moins avancés et des autres économies vulnérables. Nous demandons en outre au secrétaire général de présenter, en collaboration avec le Commonwealth Enterprise and Investment Council et les autres parties concernées lors des réunions des ministres responsables, une proposition visant à revitaliser le Forum des gens d’affaires du Commonwealth dans le but de maximiser la collaboration novatrice avec le secteur privé pour renforcer notre résilience économique et notre prospérité collective au sein du Commonwealth.

Nous encourageons les investissements dans les infrastructures numériques et les biens publics, la réduction du fardeau fiscal et réglementaire des micro-entreprises ainsi que des petites et moyennes entreprises et le soutien du Secrétariat pour accroître la compétitivité de ces entreprises, faciliter l’accès aux marchés et adopter des cadres stratégiques inclusifs qui intègrent ces entreprises aux chaînes de valeur régionales et mondiales. Nous saluons le lancement du Commonwealth Trade Portal et appuyons sa mise en place afin de faciliter l’accès à l’information sur les produits, services et possibilités au sein du Commonwealth, pour les micro-entreprises ainsi que les petites et moyennes entreprises, en particulier pour les entreprises détenues par des femmes et dirigées par des jeunes, afin d’accroître les échanges commerciaux et les investissements au sein du Commonwealth.

Nous appuyons les initiatives que le Secrétariat du Commonwealth entreprend afin de susciter les investissements nécessaires en tirant parti de son pouvoir de mobilisation ainsi que des relations de confiance entre les pays membres. Nous soulignons la nécessité d’augmenter les investissements dans des projets transformateurs de grande envergure, entre autres dans les infrastructures adaptées aux changements climatiques, le tourisme durable, l’économie bleue, les énergies renouvelables, la sécurité de l’eau, la sécurité alimentaire et les initiatives de transformation numérique, qui sont essentiels au développement durable et à la création d’emplois, en particulier pour les personnes en situation de handicap, les jeunes, les femmes et les groupes marginalisés, et qui contribuent à la croissance inclusive, à la stabilité et à la prospérité des pays du Commonwealth.

Nous reconnaissons les investissements nécessaires dans les pays membres, en particulier dans ceux qui entreprennent d’importantes initiatives de stabilisation macroéconomique et de restructuration de la dette et où le cadre favorable aux réformes offre désormais des occasions attrayantes pour les capitaux privés. Dans ce contexte, nous saluons les travaux en cours du Commonwealth Investment Network et chercherons activement à mobiliser étroitement les acteurs et gestionnaires de fonds du secteur privé afin d’aider les pays à élaborer la structure de leurs investissements nécessaires et à traduire leurs gains sur le plan de la stabilisation en infrastructures et projets d’investissement rentables.

Nous favorisons la tenue d’un dialogue stratégique à l’échelle mondiale sur les minéraux critiques pour favoriser l’établissement de chaînes de valeur responsables, transparentes et résilientes qui garantissent l’intégrité environnementale, notamment grâce à l’économie circulaire, ainsi que le développement durable, la valeur ajoutée à la source ou près de celle-ci ainsi que le partage des débouchés économiques parmi les pays membres. Nous encourageons les pays membres à collaborer avec la Commonwealth Critical Minerals Alliance, que le Secrétariat du Commonwealth a mise sur pied, pour s’entraider et aider en particulier les petits États et les États vulnérables. Nous soulignons l’importance de la valorisation et du traitement des minéraux critiques à l’intérieur des pays afin d’accroître leur valeur économique, de générer des emplois destinés à des gens qualifiés ainsi que de favoriser la transition vers les énergies propres et nous demandons à l’Alliance d’étudier les possibilités de jumeler les pays membres avec l’assistance technique et les mesures de renforcement des capacités disponibles dans le cadre des institutions multilatérales. En tant que plateforme qui vise à renforcer la coopération, à échanger de l’expertise et à développer des chaînes de valeur durables et résilientes, l’Alliance devra également envisager de collaborer plus étroitement avec le Forum intergouvernemental sur les mines, les minéraux, les métaux et le développement durable, avec lequel nous invitons également les membres, en particulier les petits États et les États en développement, à collaborer.

La mise à profit de l’inclusion dans les secteurs de l’éducation, des technologies, de l’innovation et du numérique

Nous constatons avec inquiétude que l’accès aux infrastructures et outils numériques et aux compétences connexes demeure inégal au sein du Commonwealth et nous nous engageons à éliminer les écarts à cet égard grâce à des infrastructures inclusives et abordables ainsi qu’à l’offre de soutien ciblé aux pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, aux communautés rurales et aux autres États vulnérables. Nous échangerons et harmoniserons nos façons de faire lorsque ce sera possible afin de bâtir un Commonwealth résilient, inclusif et prêt pour l’avenir ainsi qu’afin de favoriser, au sein des pays membres, les conditions favorables à l’enseignement des compétences numériques et à l’offre de services financiers pour tous. Nous miserons davantage sur l’expertise du Commonwealth of Learning et réaffirmerons l’importance des investissements soutenus et prévisibles dans le Programme du Commonwealth pour la jeunesse. Nous nous engageons à cerner et à éliminer la violence fondée sur le genre perpétrée au moyen de la technologie de même que les autres préjudices causés aux femmes, aux enfants et aux jeunes au moyen de l’IA, y compris leurs effets sur la santé mentale, et nous demandons le renforcement du soutien des capacités dans les secteurs des sciences, des technologiques et de l’innovation dans les pays en développement.

Nous reconnaissons que les réseaux d’éducation qui enseignent des compétences de base et des compétences professionnelles sont essentiels à la formation d’une main-d’œuvre inclusive, à la productivité ainsi qu’à la prospérité collective. Nous soulignons l’importance d’enseigner à tous, en particulier aux enfants, aux jeunes, aux femmes et filles, aux personnes en situation de handicap et aux membres des groupes marginalisés, les connaissances et compétences qui correspondent à l’évolution du marché du travail, notamment sur le plan de l’IA et de la littératie des données, de la pensée critique, de la créativité, de l’entrepreneuriat et de l’utilisation responsable des technologies émergentes, ainsi que l’importance de mettre à la disposition des enseignants et institutions les infrastructures, la formation, les mesures de gouvernance des données et les mesures de protection dont ils ont besoin pour adopter ces outils de façon responsable. Nous élargirons l’accès à l’éducation pour les jeunes adultes grâce à de l’enseignement communautaire flexible, en collaboration avec le Commonwealth of Learning, et nous encouragerons la conclusion de solides partenariats entre les gouvernements, le secteur privé et les partenaires du développement afin de mobiliser des investissements et de créer une architecture d’aide au développement cohérente qui aura un effet catalyseur pour l’enseignement des notions fondamentales, l’acquisition de compétences, la création d’emplois décents, l’innovation responsable et la croissance inclusive.

Nous encourageons les pays membres à mettre de l’avant une gouvernance de l’IA éthique, inclusive, sûre, digne de confiance, durable sur le plan environnemental et axée sur l’humain ainsi que des garde-fous pour protéger les droits de la personne et les données tout au long du cycle de vie de l’IA. Nous les invitons en outre à utiliser l’IA dans les réseaux publics et aux fins du développement durable conformément au droit international. Nous reconnaissons l’importance de la coopération inclusive de multiples parties pour que nous puissions gérer les risques en lien avec l’IA et la cybersécurité et éliminer les écarts relativement à l’IA, entre autres grâce au renforcement des capacités, à l’accès équitable aux capacités de calcul, aux données et aux talents ainsi qu’à du financement spécialisé volontaire pour que les pays membres en développement, en particulier les petits États insulaires en développement, puissent apporter leur participation concrète au sein de l’architecture mondiale de l’IA. Nous saluons le Consortium du Commonwealth sur l’intelligence artificielle et l’Organisation des télécommunications du Commonwealth et encourageons les pays membres à coopérer en vue de l’instauration responsable de l’IA, de normes interopérables et d’usages qui conviennent aux contextes en éducation, en santé, en agriculture ainsi qu’à l’égard de la résilience aux changements climatiques et de la prestation de services publics afin de partager équitablement les avantages de l’IA au sein du Commonwealth.

Le financement, les partenariats et les travaux du secrétariat du Commonwealth

Nous reconnaissons que la réalisation du programme transformateur du Commonwealth exige des ressources prévisibles, durables et harmonisées de façon stratégique ainsi que de solides partenariats au sein du Commonwealth. Nous réaffirmons notre engagement envers les institutions du Commonwealth et nous engageons à renforcer leurs capacités. Nous reconnaissons l’expertise et le mandat des trois organisations intergouvernementales du Commonwealth, du Secrétariat du Commonwealth, de la Fondation du Commonwealth et du Commonwealth of Learning en tant que piliers pour la réalisation de nos objectifs et le renforcement du Commonwealth. Nous réaffirmons par ailleurs notre engagement en faveur de l’appui financier durable du Secrétariat du Commonwealth et des programmes.

Nous demandons au Secrétariat du Commonwealth, sous la direction du Conseil des gouverneurs et en consultation avec les pays membres, d’élaborer une stratégie complète sur la mobilisation de ressources et les partenariats pour favoriser la mise en œuvre du Plan stratégique du Secrétariat du Commonwealth 2025-2030. Cette stratégie devra proposer des options concrètes en vue du renforcement du financement prévisible, de la réalisation des engagements pluriannuels et de l’obtention de ressources supplémentaires auprès de sources de pays non membres, conformément aux valeurs, aux mandats et aux priorités du Commonwealth. Nous demandons instamment le renforcement de la collaboration et la mobilisation uniforme de ressources par le Secrétariat du Commonwealth, de la Fondation du Commonwealth et du Commonwealth of Learning. Nous reconnaissons la précieuse contribution des centres d’excellence du Commonwealth, qui apportent chacun du soutien spécialisé aux pays membres au sujet de questions distinctes, mais complémentaires, en matière de gouvernance, de résilience et de développement durable. 

Nous appelons les pays membres, les institutions du Commonwealth, les organisations accréditées et les partenaires stratégiques à appuyer cette initiative en exerçant leur leadership et leur influence ainsi qu’en mobilisant leur réseau afin de créer de nouvelles possibilités en vue de résultats concrets, de la coopération technique et d’une incidence à grande échelle. Ce faisant, nous nous engageons à renforcer la capacité collective du Commonwealth à traduire son pouvoir de mobilisation, ses relations de confiance et l’expertise qui lui est propre en bénéfice durable pour tous les pays membres.

Nous reconnaissons la valeur, la contribution et l’expertise des 97 organisations accréditées dans la promotion du Commonwealth et de ses valeurs auprès de la population du Commonwealth. Nous sommes déterminés à renforcer les partenariats et à élaborer des initiatives au sein de la famille du Commonwealth afin de rejoindre des populations plus vastes et plus diversifiées dans l’ensemble du Commonwealth. 

Nous saluons les progrès réalisés dans le renouvellement du Commonwealth et réaffirmons notre engagement continu à faire progresser les réformes institutionnelles qui encouragent la transparence, renforcent la responsabilisation et créent de la valeur axée sur les résultats. Nous accueillons favorablement la création de partenariats stratégiques avec des pays et des institutions qui contribuent à la réalisation des objectifs stratégiques du Commonwealth en apportant du financement et une expertise. 

Justice réparatrice

En rappelant les paragraphes 21 et 22 du communiqué de Samoa (Apia 2024), nous avons convenu qu’il était temps d’avoir une discussion significative, honnête et respectueuse en vue de forger un avenir commun fondé sur l’équité. Nous prenons note des avancées réalisées depuis, notamment l’adoption de la résolution A/RES/80/250 de l’Assemblée générale des Nations Unies intitulée « Déclaration portant qualification de la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé des Africains de plus grave crime contre l’humanité », ainsi que d’autres initiatives entreprises par l’Union africaine (UA), la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et d’autres partenaires pour faire avancer le programme de justice réparatrice et la restitution du patrimoine culturel. Nous nous réjouissons que le gouvernement du Royaume-Uni ait convenu d’entamer, avec les parties concernées, un dialogue structuré, inclusif et de bonne foi qui serait assorti d’une échéance au sujet de la traite transatlantique des esclaves africains et des préjudices historiques connexes.

Situations des pays

Bangladesh

Nous réaffirmons notre soutien au Bangladesh et à sa population profondément touchée par l’afflux de plus de 1,2 million de Rohingyas déplacés de force de l’État de Rakhine au Myanmar et par la nature prolongée de la crise. Nous sommes profondément préoccupés par les violations flagrantes des droits de la personne et les atrocités perpétrées par les parties au conflit armé dans l’État de Rakhine. Prenant note de la résolution A/RES/76/180 de l’Assemblée générale des Nations Unies qui autorisait que l’on enquête sur les crimes présumés liés à la situation au Myanmar, nous saluons le rôle que la Cour internationale de justice (CIJ) et le Mécanisme d’enquête indépendant pour le Myanmar (MEIM) ont joué dans les jugements et les démarches qui ont mené aux décisions rendues sur des violations du droit international. Nous saluons l’engagement humanitaire du Bangladesh et les efforts que le pays a déployés en coopération avec les organismes des Nations Unies et la communauté internationale pour fournir une aide soutenue et un refuge temporaire aux Rohingyas persécutés, et nous appelons à un soutien international continu. Nous reconnaissons les investissements considérables que le Bangladesh a réalisés pour répondre à cette crise, notamment consacrés au développement d’installations et d’infrastructures. Reconnaissant respectueusement les efforts diplomatiques bilatéraux déjà déployés par le Bangladesh, nous appelons également la communauté internationale à prendre des mesures pour s’attaquer aux causes profondes de la crise actuelle, notamment par la mise en œuvre immédiate des recommandations de la Commission consultative sur l’État de Rakhine. Nous saluons les travaux et les rapports du rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, de l’envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour le Myanmar et de l’envoyée spéciale du président de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) pour le Myanmar, et exhortons les autorités militaires du Myanmar à leur accorder un plein accès au Myanmar. Nous appelons à la création de conditions propices au retour volontaire et durable, en toute sécurité et dans la dignité, des réfugiés rohingyas au Myanmar. 

Belize

Nous exprimons notre soutien au processus en cours de la CIJ sur les revendications territoriales, insulaires et maritimes du Guatemala contre le territoire du Belize, qui sera définitif et juridiquement contraignant pour les deux parties en vertu de la Charte des Nations Unies. Nous condamnons les occupations et les empiétements illégaux et continus sur le territoire du Belize et exhortons le Guatemala à respecter et à mettre pleinement en œuvre les mesures de renforcement de la confiance, qui sont valides et en vigueur. Nous réitérons également notre appel aux deux pays et à l’Organisation des États américains (OEA) de respecter leur engagement à mettre sur pied un mécanisme de coopération pour le fleuve Sarstoon. Nous félicitons l’OEA pour son travail visant à maintenir la paix et la sécurité le long de la frontière et pour son soutien aux efforts en vue d’un règlement définitif et pacifique de ce litige. Nous prenons note de l’affaire opposant le Belize et le Honduras devant la CIJ au sujet des cayes de Sapodilla. Nous réaffirmons fortement le soutien ferme et de longue date du Commonwealth à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Belize et demandons à toutes les parties de s’abstenir de prendre des mesures unilatérales qui pourraient aggraver les tensions. 

Chypre

Nous exprimons notre soutien total et durable à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité de la République de Chypre. Nous réitérons notre soutien à la reprise des négociations, sous les auspices de la Mission de bons offices du Secrétaire général des Nations Unies, en vue d’arriver à un règlement global du problème de Chypre, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies, aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question et aux souhaits du peuple chypriote, fondé sur un État de Chypre composé de deux communautés politiquement égales, telles qu’elles sont décrites dans les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU, au sein d’une fédération bicommunautaire et bizonale. Nous demandons la mise en œuvre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU), en particulier les résolutions 365 (1974), 541 (1983), 550 (1984) et 1251 (1999). Rappelant également les résolutions du CSNU et ses déclarations présidentielles sur Varosha condamnant l’annonce des dirigeants turcs et chypriotes turcs sur la réouverture d’une partie de la zone clôturée, nous déplorons les actions unilatérales contraires à ces résolutions et déclarations, et réitérons les appels à leur annulation immédiate, ainsi qu’au respect complet et à la mise en œuvre intégrale des résolutions pertinentes du CSNU. Nous réaffirmons notre soutien au respect intégral des droits de la personne de tous les Chypriotes, y compris leur droit à la propriété, et à la reddition de comptes en ce qui concerne toutes les personnes disparues. Nous soulignons l’importance des mesures de renforcement de la confiance et exhortons les parties à collaborer à leur mise en œuvre en temps opportun et en vue de redynamiser les efforts visant à fournir le soutien nécessaire au travail des comités techniques. Nous manifestons également notre solidarité envers la République de Chypre dans l’exercice de ses droits souverains dans sa zone économique exclusive conformément au droit international et à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, et demandons d’éviter tout geste ou toute déclaration qui porterait atteinte à ces droits et menacerait la stabilité en Méditerranée orientale. Nous prenons note des nombreux et importants avantages, notamment économiques, qu’une solution complète et durable générerait pour tous les Chypriotes, ce qui en soi devrait constituer un fort incitatif pour toutes les parties. 

Guyana

Nous sommes profondément préoccupés par l’intention déclarée du Venezuela de rejeter le jugement de la Cour internationale de justice sur la validité de la décision arbitrale de 1899 qui a fixé la frontière entre le Venezuela et le Guyana, un jugement qui est attendu dans les mois à venir et qui sera définitif et juridiquement contraignant à la fois pour le Venezuela et le Guyana en vertu de la Charte des Nations Unies. Nous notons qu’à la suite de la présentation des actes de procédure finaux des parties, la Cour a tenu du 4 au 11 mai 2026 des audiences sur le fond de l’affaire, après quoi elle a commencé ses délibérations. Nous saluons l’engagement du Guyana à respecter le jugement de la Cour, quel qu’il soit, et réitérons notre soutien continu au processus de la CIJ pour résoudre l’affaire pleinement, de manière définitive et pacifique, dans le respect du droit international. Nous demandons au Venezuela de prendre le même engagement. Nous réaffirmons le soutien indéfectible du Commonwealth à la préservation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Guyana. Nous appuyons également l’engagement du Guyana en faveur d’une coexistence ouverte et pacifique et de relations constructives avec tous ses voisins, fondées sur le respect mutuel et le droit international. Dans ce contexte, nous sommes troublés par la présence, du côté vénézuélien de la frontière, d’acteurs armés qui ont mené des tirs réels sur le personnel de sécurité guyanien opérant sur le territoire du Guyana. Nous demandons au gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela de prendre des mesures urgentes pour traduire les responsables en justice et de s’abstenir de poser des gestes qui menaceraient la paix et la stabilité à la frontière.

Conclusion

Nous insistons sur le fait qu’il s’agit d’une occasion stratégique de transformer nos institutions en un Commonwealth du peuple. Nous nous engageons à exploiter l’immense capital économique et humain de notre famille pour stimuler la croissance et parvenir à un développement inclusif et durable fondé sur notre engagement commun à préserver la démocratie, la bonne gouvernance, la primauté du droit et les droits de la personne, tout en veillant à ce qu’aucun pays membre ne soit laissé pour compte dans la quête de prospérité, de résilience, de santé, de bien-être et de croissance durable. Surtout, nous continuerons à porter la voix du Commonwealth à l’échelle mondiale, afin de veiller à ce que cette organisation demeure un chef de file guidé par des valeurs au sein d’un système international en évolution. Nous quittons Saint John’s avec une détermination renouvelée à faire du Commonwealth une organisation non seulement prospère, mais aussi pacifique, juste et unie par des valeurs communes, au service de nos populations et de toutes les générations à venir. »

MIL OSI