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Ebola en RDC : en un peu plus de deux mois, l’épidémie frôle le bilan record de 2018-2020

Ebola en RDC : en un peu plus de deux mois, l’épidémie frôle le bilan record de 2018-2020

Source: United Nations – in French 2
Headline: Ebola en RDC : en un peu plus de deux mois, l’épidémie frôle le bilan record de 2018-2020
27 juillet 2026 Santé

L’épidémie d’Ebola due à la souche Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC) a désormais franchi le seuil des 3.200 cas et des 1.400 décès, selon les derniers chiffres des autorités sanitaires congolaises, relayés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Elle se rapproche ainsi de l’épidémie de 2018-2020, la plus meurtrière enregistrée dans le pays à ce jour. 

« A ce jour, 3.200 cas confirmés ont été enregistrés, dont 773 patients en isolement ou hospitalisation, 571 personnes guéries et 1.405 décès. Le taux de létalité s’établit à 43,9 %, tandis que le taux de suivi des contacts atteint 77,8 % », ont indiqué les autorités sanitaires congolaises. 
Le précédent décompte publié par les autorités de la RDC dimanche 26 juillet faisait état de 3.075 cas confirmés dont 1.354 décès dans cinq provinces du pays. Le seuil des 2.000 cas a été dépassé mi-juillet.
© UNFPA/ Junior Mayindu Personnel soignant en tenue de protection sur le site de traitement d’Ebola de l’hôpital général de Bunia. Sages-femmes, infirmières et autres membres du personnel de première ligne — dont beaucoup de femmes — sont les plus exposés au risque d’infection tout en assurant la continuité des soins essentiels.
Plus de 3.200 cas en un peu plus de deux mois
Ces nouveaux chiffres témoignent de l’ampleur prise en un peu plus de deux mois par cette 17e épidémie de maladie à virus Ebola, désormais proche du bilan de la dixième, qui avait frappé les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri entre août 2018 et juin 2020. D’une durée de près de 22 mois, cette dernière avait totalisé 3.470 cas, 2.287 décès et 1.171 survivants. Elle demeure la deuxième plus importante épidémie d’Ebola jamais enregistrée dans le monde, après celle qui a touché l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.
Dans l’est de la RDC, la transmission reste active dans 47 des 48 zones de santé touchées, réparties dans cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, le Sud-Kivu et la Tshopo.
Mais le foyer de la crise se situe toujours en Ituri. Cette province du nord-est, frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda, concentre 2.848 des 3.200 cas confirmés, soit 89 % du total, ainsi que 1.184 décès.
© UNFPA/ Junior Mayindu Un agent de santé en tenue de protection prend la température d’une femme enceinte dans l’est de la République démocratique du Congo, où l’épidémie d’Ebola se poursuit.
La surveillance épidémiologique se renforce
Selon Kinshasa, les « données disponibles permettent de suivre de façon plus précise l’évolution des cas et des décès », et d’adapter ainsi « la riposte aux réalités du terrain ».  
« Les activités de suivi des contacts continuent de progresser, tandis que le renforcement de la surveillance et des capacités de diagnostic, notamment grâce à un laboratoire supplémentaire, améliore la détection et la confirmation des cas dans les zones touchées », notent les autorités sanitaires congolaises. 
Sur le terrain, cette stratégie se traduit par un déploiement soutenu des opérations dans les cinq provinces concernées (Haut-Uélé, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tshopo). Les équipes sanitaires y intensifient les activités de surveillance, de diagnostic, de prise en charge des patients et de suivi des contacts pour freiner la propagation du virus. 
En Ituri, le renforcement continu des effectifs, des capacités de laboratoire et des structures de soins favorise une détection plus précoce des cas. Parallèlement, les campagnes de sensibilisation communautaire, le contrôle aux points d’entrée et le renforcement des dispositifs logistiques viennent consolider l’ensemble de la riposte.

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