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L’OMS veut détecter les menaces épidémiques en moins de 24 heures

L’OMS veut détecter les menaces épidémiques en moins de 24 heures

Source: United Nations – in French 2
Headline: L’OMS veut détecter les menaces épidémiques en moins de 24 heures
12 octobre 2026 Santé

Détecter et comprendre les menaces sanitaires émergentes dans les 24 heures pour contenir les flambées avant qu’elles ne s’étendent. C’est l’objectif fixé pour chaque pays d’ici à 2030 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Sa nouvelle stratégie quinquennale, dévoilée lundi, doit renforcer la surveillance et la coopération internationale.

La feuille de route du Centre de renseignement sur les pandémies et les épidémies de l’OMS vise à renforcer la surveillance, les capacités nationales et les partenariats internationaux. Repérer une menace dès son apparition permet d’agir plus vite et de freiner les flambées avant qu’elles ne deviennent des épidémies ou des pandémies.
Lors de l’ouverture du Sommet mondial de la santé, à Berlin, le directeur général de l’OMS a souligné le rôle désormais central du Centre dans le dispositif international de sécurité sanitaire, cinq ans après sa création.
« La nouvelle stratégie du centre trace une voie claire vers 2030, en rassemblant les gouvernements et les partenaires autour d’un objectif commun : un monde dans lequel chaque pays peut réagir rapidement aux menaces sanitaires avant qu’elles ne se transforment en crises majeures », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Un réseau mondial pour détecter les menaces sanitaires
Créé en 2021 pour répondre aux lacunes révélées par la pandémie de Covid-19, le Centre collabore aujourd’hui avec 160 États membres de l’OMS, 190 organisations partenaires et des milliers de scientifiques et de décideurs.
Ce réseau aide à détecter les menaces épidémiques, à séquencer et à identifier les agents pathogènes et à favoriser une riposte rapide pour protéger les populations à travers le monde.
Fort de ces collaborations internationales, le Centre entend désormais consolider ses capacités d’anticipation et de détection précoce. Sa nouvelle stratégie quinquennale s’articule autour de cinq initiatives prioritaires, destinées à renforcer la surveillance des menaces sanitaires, le partage des données et la coopération scientifique.
L’IA au service de la détection précoce
La première s’appuie sur l’intelligence artificielle. Chaque jour, elle analyse en temps réel des milliers de sources publiques pour repérer les signaux de menaces sanitaires. Plus de 4 000 experts y contribuent, et plus de 125 États membres et 30 organisations régionales et internationales l’utilisent.
Le programme « Outils numériques au service de la santé publique » développe des systèmes sécurisés. Les pays et leurs partenaires peuvent ainsi partager, analyser et exploiter les données, tout en faisant un usage responsable de l’IA.
Le Réseau international de surveillance des agents pathogènes (IPSN, selon son sigle anglais) renforce les capacités de séquençage génomique et de bio-informatique. Objectif : mieux identifier les agents pathogènes émergents, et accélérer la mise au point de tests, de traitements et de vaccins.
Le Centre mobilise également plus de 2 000 spécialistes en modélisation et en science des données, prêts à intervenir rapidement face à de nouvelles menaces.
Enfin, l’Initiative de surveillance collaborative, déployée dans plus de 83 pays, aide les institutions, les systèmes et les personnels nationaux à détecter les risques sanitaires. Elle suit l’approche « Une seule santé » (One Health), qui reconnaît les liens entre santé humaine, animale et environnementale.

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